Preuves de la seconde présence

19 septembre 2026

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Auteur : Henri P. , Conférence de Buhl, Alsace, le 19/09/2026

– Sujet #01 –

Titre : PREUVES DE LA SECONDE PRÉSENCE

Chers frères et sœurs et amis de la Vérité

Que la paix soit avec vous.

Les systèmes nominaux s’activent et veulent faire croire aux peuples qu’en unissant toutes les religions, ils réussiront à ramener la paix dans le monde et à établir de cette façon le royaume de Dieu avant le retour de Christ. Ils ignorent que le Seigneur est déjà revenu et ne savent pas ce qu’Il fait.

Quels sont les évènements qui prouvent la présence actuelle de notre Seigneur. Si un évènement prédit comme devant se réaliser au temps de cette présence se réalise devant nos yeux, nous devons conclure qu’Il est présent. Nous trouvons dans la Bible de nombreux signes mais nous n’en analyserons que quelques-uns.

En Matthieu 24 : 3 les disciples posèrent à notre Seigneur cette question : « Dis-nous quand ces choses auront lieu et quel sera le signe de ta présence et de la consommation de l’âge ? » Les signes de la fin de l’âge les intéressaient, et intéressent surtout les membres qui vivent à l’époque où ils sont visibles.

1) La moisson.

On en parle en Matthieu 24 : 40, 41 : « Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. » Le verset 39 nous indique que ces choses se passent aux jours du Fils de l’homme, c’est-à-dire au temps de sa présence. Le verset 31 parle aussi de cette moisson en disant : « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux (symboliques) jusqu’à l’autre. »

Dans la parabole du blé et de l’ivraie le Seigneur dit : « la moisson c’est la fin de l’âge. » C’est un temps de séparation entre le blé et l’ivraie, entre les vrais chrétiens et les chrétiens de nom. L’ivraie est liée pour être brûlée et le blé est amassé dans le grenier céleste.

C’est aussi un temps de jugement où le Seigneur revenu condamne et rejette la Chrétienté nominale. Selon Apocalypse 3 : 16, Il la vomit de sa bouche et selon Apocalypse 18 : 4 Il invite ses fidèles à en sortir en disant : « Sortez du milieu d’elle mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. »

  1. Le liement de l’ivraie.

Parlant de ce liement notre Seigneur dit en Matthieu 13 : 30 : « Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. » Cette moisson se fait sous la direction de notre Seigneur, le Moissonneur en chef. Elle consiste à séparer les véritables chrétiens de la masse des chrétiens nominaux. C’est l’invitation à sortir qui provoque cette séparation.

Le liement de l’ivraie est une réalité devant nos yeux. Les différents mouvements, rapprochements ou regroupements successifs sont résumés dans le terme « Œcuménisme ».

Il a pour but l’unité des chrétiens. Il a donné naissance au Conseil Œcuménique des Églises qui s’est réuni pour la première fois en 1948 avec la seule participation des églises protestantes auquel se sont joints les églises orthodoxes et une délégation de l’église catholique.

Son but affiché est d’ : « Appeler les églises à tendre vers l’unité visible en une seule foi … ; à faciliter partout le témoignage commun des églises ; à exprimer le souci des églises de servir l’homme et de promouvoir la justice et la paix. »

Depuis le concile Vatican 2 (1962) l’église catholique multiplie les contacts avec les non-catholiques et les non-chrétiens. En 1989, fut créé le Rassemblement œcuménique européen qui groupe le conseil des conférences épiscopales d’Europe (les catholiques) et le conseil des églises chrétiennes (non-catholiques). Ce processus s’amplifie encore, c’est ce que présage les fréquents voyages actuels du Pape.

Ainsi l’Œcuménisme est ce liement de l’ivraie prédit par le Seigneur. Il est incontestable que l’Œcuménisme accomplit ce liement. Les Œcuménistes l’affirment eux-mêmes en déclarant : « Nous n’ignorons pas nos divisions, elles existent en matière de foi, d’ordre ecclésiastique et de tradition… NOUS SOMMES LİÉS LES UNS AUX AUTRES. Nous sommes décidés à demeurer ensemble. »

Permettez-moi de rappeler quelques faits récents :

  • En Octobre 2025 le roi Charles III (chef de l’église anglicane) a prié dans la chapelle sixtine au Vatican avec le pape Léon 14. C’est une première historique depuis le schisme du 16ème siècle.
  • Le 23 novembre 2025 le pape a écrit une lettre apostolique intitulée : « Les chrétiens unis seront un signe de paix ». Il invite à « marcher ensemble pour parvenir à l’unité et à la réconciliation », en laissant « derrière soi les controverses théologiques » pour « un œcuménisme tourné vers l’avenir, de réconciliation sur la voie du dialogue ».
  • En avril 2026 l’archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, prêche dans une l’église épiscopale à Rome lors d’un pèlerinage de 4 jours Ce pèlerinage a pour but de renforcer les relations anglicanes et catholiques par la prière, les rencontres personnelles et un dialogue théologique formel. Il vise également à approfondir les liens de communion, à affirmer un témoignage commun et à encourager une collaboration continue aux niveaux mondial et local

Nous avons ici la preuve que cette partie de la moisson continue de s’accomplir de nos jours. Nous pouvons donc affirmer que ce signe PROUVE que le Seigneur est actuellement présent.

  • La sortie de Babylone.

Les vrais chrétiens (le blé) sont sortis du grand corps des chrétiens nominaux. Ils ont entendu l’appel d’Apocalypse 18 : 4, qui les invitait à quitter Babylone pour ne pas avoir part à ses péchés ni à ses fléaux. Cette sortie a commencé du temps de Frère Russell dont l’œuvre a contribué à favoriser cette sortie. Il suffit d’écouter nos frères et sœurs âgés. D’où sont-ils venus ? Ils diront : j’étais dans le catholicisme ; ou : j’étais chez les protestants. Tous ceux qui sont ainsi sortis de Babylone se sont réunis en assemblée pour étudier et servir le Maître avec zèle. Cette sortie massive PROUVE également que le Seigneur est actuellement présent.

  • Le passage au crible du blé : un autre aspect de la moisson.

Nous lisons en Malachie 3 : 2, 3 : « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; il purifiera les fils de Lévi, il les épurera comme on épure l’or et l’argent et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice. » Ces textes prouvent qu’à son retour le Seigneur ne prend pas aussitôt à Lui tous ses disciples. Il ressuscite d’abord ceux qui se sont endormis en Lui pendant l’âge de l’Évangile. Quant à ceux qu’Il trouve vivants à sa venue, Il les éprouve, Il les affine avant de les faire passer dans la condition céleste. D’après certaines paraboles (celles des mines et des talents) Il règle ses comptes avec ses serviteurs. Ainsi le Seigneur accomplit une œuvre qui dure un certain temps parmi son peuple encore sur la terre. Il fait cette œuvre dans le cadre de sa Seconde Présence.

2) L’assèchement de l’Euphrate.

Selon Apocalypse 16 : 12 : « Le sixième ange versa sa coupe sur le grand fleuve l’Euphrate ; et le fleuve fut mis à sec, pour livrer passage aux rois venant du lever du soleil. »

Ce verset nous rappelle un événement semblable qui s’est produit dans le passé. Cyrus, le roi des Mèdes et des Perses, venait de la direction du lever du soleil pour s’emparer de la puissante ville de Babylone. Il assécha l’Euphrate en en détournant les eaux. Cet événement est sous-entendu en Jérémie 51 : 36 où nous lisons : « … Je mettrai à sec la mer de Babylone et je ferai tarir sa source. » Babylone était assise sur ce fleuve qui lui procurait toutes ses ressources. Babylone était une ville fortifiée, quasiment imprenable. Pour renverser Babylone et délivrer son peuple, Dieu se servit de Cyrus, le général mède. Celui-ci n’attaqua pas la ville de front mais creusa d’abord un canal pour détourner les eaux de l’Euphrate. Le lit du fleuve fut ainsi à sec et l’armée pût entrer dans la ville forte.

Ce fait historique est hautement symbolique, comme le suggère l’Apocalypse. Babylone désigne la Chrétienté nominale toute entière. Les eaux du fleuve désignent les peuples sur lesquels elle exerce son influence. Les Israélites naturels en esclavage en Babylone représentent les Israélites spirituels, les vrais chrétiens, en esclavage dans la Chrétienté nominale. Cyrus représente notre Seigneur Jésus-Christ, le soleil de justice.

À son retour notre Seigneur n’anéantit pas immédiatement Babylone, mais Il agit comme Cyrus. Il la cerne d’abord, détourne les eaux du fleuve symbolique et met à sec ce qui soutenait cette grande ville. Les peuples enrichissaient le système nominale lors des différentes cérémonies inventées par la Chrétienté (messes, baptêmes, etc…). Les peuples se sont désaffectionnés de la Chrétienté ; ils ont quitté peu à peu les églises. Le recrutement des hommes d’église a régressé. Le nombre de fidèles ayant baissé, les dons ont diminué. En se détournant de l’église nominale, les peuples tombent dans l’incrédulité et la soutiennent de moins en moins financièrement. Les eaux symboliques de l’Euphrate baissent.

Ainsi l’actualité nous prouve que ce signe s’accomplit sous nos yeux et nous autorise à affirmer que le Seigneur est présent comme Cyrus l’était dans l’image.

3) L’augmentation de la connaissance.

Lisons Daniel 12 : 1, 4 (Darby) : « En ce temps-là se lèvera Micaël … Plusieurs courront çà et là ; et la connaissance sera augmentée. » Micaël signifie « qui est comme Dieu ». Notre Seigneur Jésus est en fait « comme Dieu » car Il a été récompensé en recevant la même nature. Ce texte nous enseigne donc qu’au temps où se lèvera Micaël, au temps de la présence du Seigneur, la connaissance sera augmentée.

La connaissance ne s’est pas accrue progressivement tout au long des siècles de l’existence humaine. Elle est pratiquement apparue soudainement. Dans le film « C’est pour cela » il est dit qu’il a fallu 150 ans de 1750 à 1900 pour qu’elle doubla. Ensuite elle doublait tous les six ans. Maintenant sa croissance est encore plus rapide.

De nombreux textes illustrent cette notion de connaissance en employant le terme « éclairs ». Par exemple le Psaume 97 : 4 : « Ses éclairs illuminent le monde. » Les « éclairs » symbolisent la connaissance, le savoir, et aussi la lumière de la vérité. Nous ne pouvons contester leur impact sur le monde.

L’apôtre Paul dit aussi en 1 Corinthiens 4 : 5 : « … jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et qui manifestera les desseins des cœurs… » La lumière que notre Seigneur projette dévoile les profondeurs du péché et provoque des troubles dans le monde. Les nombreuses atrocités commises au cours des différents conflits sont mises en lumière. Les responsables sont traduits en justice et accusés de crime contre l’humanité. La malhonnêteté de grands hommes politiques ou autres est dévoilée. Tous ces actes coupables sont portés à la connaissance du peuple.

Quand on parle d’augmentation de la connaissance, on parle aussi de l’accroissement de la connaissance relative à la Vérité. Le Seigneur distribue à partir d’un certain moment une nourriture spirituelle particulière. Lisons Luc 12 : 36 et 37 : « Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur Maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera. Heureux ces serviteurs que le Maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir. » Cette nourriture spirituelle, servie lors du retour du Maître, l’a été par le serviteur fidèle et prudent citée en Matthieu 24 : 45-47 : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son Maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. »

Avec ce texte apparaît un signe supplémentaire : l’existence d’un serviteur fidèle et prudent qui est actif à l’époque du retour du Maître. Avons-nous trouvé un tel serviteur ? Si oui, alors le Maître est présent. Le frère Russell répond exactement aux paroles de notre texte.

Cet accroissement de la connaissance de la Vérité est aussi facilité par la diffusion de Bibles, de concordances, de dictionnaires, d’outils informatiques. Cela prouve la présence de notre Seigneur qui s’occupe tout particulièrement de son peuple fidèle.

4) Le retour d’Israël.

Nous lisons en Matthieu 24 : 32 : « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que des feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche. »

Notre Seigneur nous invite à considérer le développement du figuier. Que représente le figuier ?

Il symbolise la nation d’Israël. Lisons Luc 13 : 6-9 : « Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occuperai-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. »

Cette parabole explique un fait passé, donc plus facile à comprendre. Notre Seigneur la proposa vers la fin de son ministère. Depuis trois ans Il annonçait la Bonne Nouvelle du Royaume aux Juifs. Ces derniers avaient promis de mettre en pratique la Loi donnée au mont Sinaï, mais la majorité ne vivait pas conformément aux prescriptions divines et ne produisait donc pas les fruits attendus. Selon Matthieu 13 : 15 leur cœur était appesanti, leurs oreilles endurcies, leurs yeux obscurcis. Ils ne reconnurent pas le temps de leur visitation. La majorité rejeta et crucifia le Messie. Dieu les rejeta donc en tant que nation.

Lisons aussi Matthieu 21 : 18, 19 : « Le matin, en retournant à la ville, Il eut faim. Voyant un figuier, Il s’en approcha ; mais Il n’y trouva que des feuilles, et Il lui dit : Que jamais fruit ne naisse de toi ! Et à l’instant le figuier sécha. » Ces versets relatent un fait qui s’est produit quelques jours avant la mort du Seigneur. Ce fait est typique. Il nous fait comprendre que pour ne pas avoir produit les fruits escomptés, Israël est rejeté de la grâce de Dieu. L’histoire nous confirme ce rejet : quelque temps plus tard l’existence nationale d’Israël est anéantie, une grande partie du peuple est massacrée par les Romains et le reste est dispersé parmi les nations. De cette façon le figuier devint sec.

La Nation d’Israël est représentée par le figuier, si donc nous la voyons reverdir comme un figuier alors nous sommes en présence d’un signe qui confirme la présence du Seigneur.

Pendant l’âge de l’Évangile, les Juifs étaient dispersés dans le monde entier durant un temps de défaveur de longueur égale au temps de faveur précédent. C’est la notion du « double » de Jérémie 16 : 18. Aujourd’hui leur retour sur leur terre est une réalité. Encouragés par les pécheurs, poussés par les chasseurs, les vagues de retour se succédèrent depuis 1881. Au fil des ans, ils sont de plus en plus nombreux à être rentrés à « la maison ». La proclamation d’un État Juif le 14 mai 1948 a encouragé le mouvement.

Toutes les données statistiques sur ce sujet nous donnent l’assurance que le figuier reverdit et qu’il y pousse des feuilles. Cette renaissance devait avoir lieu durant la Seconde Présence du Seigneur selon notre texte de base. Le réveil national d’Israël devait précéder l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre, mais non le retour du Maître. C’est ce que nous disent les paroles du Seigneur en Luc 21 : 31 : « De même quand vous verrez ces choses arriver (le bourgeonnement du figuier), sachez que le Royaume de Dieu est proche. »

5) L’augmentation de l’iniquité.

Nous lisons en Matthieu 24 : 12 (Darby) : « Et parce que l’iniquité prévaudra, l’amour de plusieurs sera refroidi. » L’augmentation de l’iniquité est un autre signe donné par le Seigneur. Personne ne peut nier la réalité actuelle de ce signe. Le terme « iniquité » parle d’injustice grave. Le terme grec signifie « violation ou transgression de la loi », « perversité », « immoralité », « méchanceté ». Ce terme grec est issu d’une racine qui signifie « sans loi », « non assujetti à la loi ». Combien ces mots caractérisent ce que nous constatons de nos jours.

Cette iniquité résulte naturellement de l’incrédulité qui s’est accentué depuis plus d’un siècle et demi. Quand l’homme ne croit plus en Dieu et nie son existence, il perd la crainte de faire le mal, il perd toute notion de crainte. Plus rien ne le freine. De ce fait le mal et l’iniquité augmentent.

Aussi nous constatons que l’incrédulité d’un grand nombre s’accroît. Le Seigneur avait prévu cet état quand en Luc 18 : 8 Il disait : « Mais quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ? » L’Apôtre Paul dit en 2 Timothée 3 : 1-5 : « Sache, que dans les derniers jours, … les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force… » Ces paroles décrivent la situation qui prévaut actuellement dans le monde et prouvent que cet état d’esprit existe aussi parmi ceux qui professent quelque foi en Dieu. Cette incrédulité contribue à l’accroissement de l’iniquité. Pour nous convaincre que nous vivons dans la période où ces paroles s’accomplissent, il suffit de regarder autour de nous, et de prendre connaissance des actualités.

La criminalité envahit la planète. Il y a quelques années, dans un journal, un responsable de la police judiciaire disait : « Nous allons vers une société de violence, de filouterie et de crime. »

Quand nous regardons autour de nous, nous constatons que les premiers à manifester le plus grand mépris des lois sont les jeunes générations. Ils sont nombreux à s’engager dans la voie de l’égoïsme, de la cupidité, de l’immoralité, de la criminalité et du comportement anti-social. Beaucoup se rebellent contre l’ordre établi et n’offrent en échange que violence, dépravation et bestialité. Cette violence, cette immoralité, résultent du fait qu’ils sont nés dans une période où la violence est devenue permanente ; elle est normale à leurs yeux.

Mais il y a des causes plus profondes. Depuis que le péché est entré dans le monde, l’humanité se dégrade tant sur le plan physique que moral. La connaissance répandue par notre Seigneur depuis son retour est reçue par des cœurs non régénérés et méchants. Cette connaissance offre davantage de possibilités pour faire le bien, mais étant reçus par des êtres imparfaits, déchus mentalement, moralement et physiquement, elle offre aussi de plus grandes possibilités de faire le mal. Ainsi, au lieu d’aider les peuples à se sortir de la misère, les hommes fabriquent de plus en plus d’engins destructeurs et se combattent mutuellement. Il devient évident que le cœur de l’homme doit impérativement être transformé pour pouvoir apprécier les bénédictions que Dieu a en réserve pour l’humanité.

Notons que l’augmentation de l’iniquité résulte aussi du déliement progressif des anges déchus.

Nous lisons en Matthieu 24 :37-39 que « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. … » Notre Seigneur fait allusion au fait que du temps de Noé les gens se souciaient peu du désastre qui allait s’abattre sur eux (le déluge) et continuaient à vivre comme avant ; de même, au temps de la seconde Présence, les gens ne se soucient pas du désastre qui s’abat sur l’humanité (la grande détresse, et finalement l’anarchie), se disant que rien n’est changé par rapport à avant (2 Pierre 3 : 4).

La comparaison avec les temps de Noé va également plus loin. Que se passait-il aussi en ce temps-là ? Considérons Genèse 6 :1-5. Les pensées de l’homme étaient chaque jour de plus en plus tournées vers le mal. Des anges n’ont pas su garder leur rang. Étant attirés par les filles des hommes, ils se matérialisèrent et donnèrent libre cours à leurs passions, accélérant ainsi la dégradation de l’humanité. Actuellement, ces anges déchus, progressivement libérés de leurs liens, influencent de plus en plus le monde. Leurs liens, mentionnés en 2 Pierre 2 : 4 et Jude 6, se desserrent parce que leur temps d’épreuve est arrivé. Ils retrouvent davantage de liberté et peuvent agir de manière de plus en plus visible. Leur influence se voit dans la dégradation des mœurs. L’incrédulité est de plus en plus grande, l’esprit d’anarchie et d’intempérance se manifeste de plus en plus. Ces anges déchus, sensuels et méchants, incitent à la violence et à l’immoralité. C’est ce que nous voyons de nos jours. Le Seigneur est donc présent.

6) La détresse.

Nous lisons en Matthieu 24 : 21 : « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais … » En disant ces paroles le Seigneur avait vraisemblablement à l’esprit les paroles du prophète Daniel que nous lisons en Daniel 12 : 1 : « En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’à cette époque … »

La Bible dépeint cette période de détresse en la désignant par les termes de Jour de vengeance (Apocalypse 6 : 10 ; Jérémie 51 : 6), Jour de la colère (Psaume 110 : 5 ; Ézéchiel 7 : 19 ; Sophonie 2 : 2, 3 ; Apocalypse 6 : 17), tempête (Jérémie 23 : 19 ; 25 : 32), flots dévastateurs (Jérémie 51 : 55) ou feu dévorant (Ésaïe 33 : 14).

Cette détresse se développe selon les trois étapes rapportées en 1 Rois 19 : 11, 12. On y voit « un vent violent » qui correspond à la 1ère guerre mondiale en 1914, on y voit ensuite « un tremblement de terre » qui illustre des révolutions qui se sont développées et qui se développeront encore dans le monde pour conduire à la troisième étape, illustrée par un feu, qui est la plus sombre car elle désigne l’anarchie, le point culminant de cette détresse.

Si nous regardons autour de nous, nous pouvons dire que nous sommes déjà entrés dans cette époque d’angoisse et d’afflictions pour le monde, dans ce temps de détresse mentionné par notre Maître dans la réponse qu’Il donna à ses disciples. Je ne pense pas qu’il faille revenir sur la première guerre mondiale, elle porte bien son nom pour montrer que c’est bien la première fois que le monde a été confronté à une guerre de cette ampleur. Dans la prophétie de Daniel 12 : 1, nous remarquons clairement que la détresse actuelle devait suivre le retour du Seigneur et non le précéder. Elle devait survenir après que Micaël (c-à-d Christ) se soit levé (c-à-d après qu’Il soit revenu pour prendre en mains les rênes du pouvoir). Ainsi donc si la détresse est actuelle, cela signifie que Micaël est revenu, que Christ est présent. Certains pourraient contester cette réalité en disant que l’humanité n’a jamais connu autant de progrès que maintenant. Cela est vrai, car les progrès étaient annoncés dans la prophétie de Daniel quand il dit en Daniel 12 : 1, 4 : « En ce temps-là se lèvera Micaël … Il y aura un temps de détresse. … Toi, Daniel, cache les paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs courront çà et là et la connaissance (le savoir, le progrès) sera augmentée. » Le progrès vient de Dieu, il a procuré de nombreux bienfaits à l’humanité. C’est une bénédiction puisqu’il contribue au bien-être de l’humanité. Et pourtant il apporte aussi avec lui le mécontentement parce qu’il n’est pas employé pour le bien de tous. Certains s’emparent de ces bienfaits et privent les autres qui sont obligés de les revendiquer par des grèves, des manifestations, des troubles et des soulèvements. Ces bienfaits, à cause de l’égoïsme humain, ne profitent qu’à une partie de la population mondiale et nous voyons des pays extrêmement favorisés et d’autres dans la misère. Cette situation est une source de mécontentement et une menace grandissante.

Nous connaissons le texte d’Apocalypse 11 : 18 qui signalent que « les nations se sont irritées… ». Dans une QR p863 en français nous lisons que « la fureur des nations au moment de la Seconde Venue ne sera pas nécessairement contre le Seigneur mais l’esprit d’égoïsme qui prévaut déjà dans le monde se déchaînera plutôt comme un feu dévorant, détruisant le tissu social et apportant la ruine totale. » 1914 marqua le début d’un processus de mécontentement parmi les nations. Dès cette date commença la destitution progressive des puissances païennes car leur bail (le temps pendant lequel elles étaient autorisées à régner) était arrivé à son terme. Cette première guerre mondiale provoqua la chute de nombreuses monarchies. De nouveaux régimes ont pris leur place et démontrent également leur incapacité. Nous avons vu la chute du communisme et bientôt tous les autres systèmes vont suivre. Notre époque est une période de remous constants, d’instabilité et de troubles. La seconde guerre mondiale a aussi mis fin à certains régimes qui avaient succédé aux royautés. Les peuples cherchent à faire aboutir leurs revendications et aspirent à l’indépendance, à la liberté et à la sécurité. Cette agitation des peuples se poursuit et s’accentue, au milieu de troubles et de conflits sanglants. Cette situation va de mal en pis. En discernant leurs droits les humains constatent qu’on se moque d’eux, qu’ils sont frustrés de ce à quoi ils ont droit, ils revendiquent auprès des dirigeants. Mais ceux-ci ne sont pas capables de satisfaire leurs exigences toujours croissantes et en conséquence le mécontentement et les troubles s’intensifient. L’aboutissement sera en fait l’ANARCHIE, le point culminant de la détresse que Dieu seul pourra arrêter selon le Psaume 46 : 11 : « Arrêtez et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, Je domine sur la terre. »

De même que ces textes de Daniel 12 nous permettent d’affirmer que la détresse suit le retour de notre Seigneur, ou, en d’autres termes, qu’elle est une conséquence de ce retour, d’autres textes nous aident aussi à prouver que le Seigneur est présent pendant cette détresse.

Lisons Apocalypse 1 : 7 : « Voici il vient avec les nuées (le temps de détresse), et tout œil le verra (avec les yeux de l’esprit), même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront (seront dans l’inquiétude et dans l’affliction) à cause de lui (à cause de sa présence) … » Le terme « nuées » indique une période très sombre pour le monde, une période de tribulation, de confusion générale. Sophonie 1 : 14-18 confirme la même pensée : « Le grand jour de l’Éternel est proche, il est proche, il arrive en toute hâte ; le jour de l’Éternel fait entendre sa voix, et le héros pousse des cris amers. Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de NUÉES et de brouillards, un jour où retentiront la trompette et les cris de guerre contre les villes fortes et les tours élevées. Je mettrai les hommes dans la détresse et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Éternel ; je répandrai leur sang comme de la poussière, et leur chair comme de l’ordure. Ni leur argent, ni leur or ne pourront les délivrer, au jour de la fureur de l’Éternel ; par le feu de sa jalousie tout le pays sera consumé ; car il détruira tous les habitants du pays. »

Apocalypse 11 : 15, 17 et 18 nous montre également la simultanéité du retour de notre Maître et de la grande détresse : « … Le Royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il règnera aux siècles des siècles. … Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu Tout-Puissant, qui es, et qui était, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. Les nations se sont irritées ; et ta colère est venue… » Ces textes montrent que l’irritation des nations est la conséquence du retour du Seigneur, plus précisément la conséquence du fait qu’Il a commencé à exercer son autorité royale. Selon la parabole des mines de Luc 19, l’homme de haute naissance revient après avoir été investi de l’autorité royale, notre Seigneur revenu est donc investi de l’autorité royale et est donc en droit d’exercer cette autorité dès la fin du bail accordé aux nations, c’est-à-dire dès 1914. En d’autres termes notre Seigneur est le roi légitime de la terre à partir de ce moment-là. Il a donc tout à fait le droit de déposséder les rois de la terre et d’instaurer son Royaume. Ce texte d’Apocalypse montre qu’à partir de ce moment les nations se sont irritées, c’est bien ce qui s’est produit avec la 1ère guerre mondiale. Depuis 1914 Christ renverse progressivement les royaumes et les institutions présentes en se servant de la connaissance (la lumière) qu’Il projette sur le monde. En ce moment donc, le règne de notre Seigneur, son œuvre actuelle, consiste à faire disparaître peu à peu l’ordre de choses actuel. Ceci est conforme aux paroles de Jérémie 1 : 10 : « Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. »

Le prophète Daniel au chapitre 2 verset 44 nous fournit un argument supplémentaire pour confirmer que la présence du Seigneur doit débuter avant le temps de détresse. Nous lisons : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. » Le Royaume de Dieu a donc commencé à s’établir au temps où ces rois régnaient encore, c’est-à-dire au cours d’une période s’approchant de la fin de leur bail (donc avant 1914). Ce Royaume de Dieu ne pouvait commencer à s’établir sans la présence de son roi à sa tête. Le Seigneur doit donc nécessairement être présent avant de commencer à renverser et à anéantir tous les autres royaumes. Ce renversement s’accomplit sous nos yeux pendant le temps de détresse et le Seigneur est donc obligatoirement présent.

Le Psaume 97 :1-5 et Michée 1 : 3, 4 sont aussi à prendre en considération.

7) Tous les arbres fleurissent.

Nous lisons en Luc 21 : 29-31 : Voyez le figuier et tous les arbres ; dès qu’ils ont poussé … sachez que le Royaume de DIEU est proche. » Remarquons qu’il ajoute « et tous les arbres, dès qu’ils ont poussé ». Si le figuier représente Israël, l’expression « tous les arbres » se réfère à d’autres nations. Ainsi il nous dit que, en même temps que les feuilles d’Israël pousseront (qu’il reviendra à la vie), beaucoup d’autres nations donneront naissance à des feuilles, seront amenées à l’existence.

Nous avons précédemment vu que l’histoire confirme la création d’Israël comme nation. Jusqu’en 1945, le nombre de nations indépendantes dans le monde demeura relativement constant. À cette date, il en existait 70. Mais depuis la seconde guerre mondiale en 1945, plus de 80 nouvelles nations indépendantes ont vu le jour. C’étaient des colonies. Sur le seul continent africain, il n’y avait que 4 nations indépendantes avant 1945. Aujourd’hui, leur nombre s’est considérablement accru. Ainsi Israël et d’autres nations ont laissé pousser leurs feuilles. Nous en sommes témoins.

Dans le passé, certains états puissants tenaient sous leur dépendance et dans l’assujettissement des états plus faibles. Les grands empires du songe de la statue de Nébucadnetsar se sont assujettis des peuples. Il y a eu aussi de grands empires coloniaux anglais, français, portugais ou espagnols. En consultant des encyclopédies on constate que nombreux sont ces états assujettis qui ont réussi à se libérer de cette emprise coloniale. Pour la majorité, ils ont retrouvé leur indépendance au cours du 20ème siècle.

Un certain nivellement s’accomplit donc sur le plan national et ceci est conforme à la prophétie d’Ésaïe 40 : 4 (Darby) : « Toute vallée sera relevée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortu sera rendu droit, et les lieux raboteux deviendront une plaine unie. » Cette égalité qui se développe parmi les nations, ce nivellement correspond à une partie de l’œuvre du Rétablissement qu’accomplit notre Seigneur revenu. Les peuples qui étaient jadis assujettis ont été rétablis dans leurs droits et sont rentrés en possession de leur bien, de ce qui leur appartenait dans un passé lointain.

CONCLUSION

Souvenons-nous que la grande prophétie de notre Seigneur rapportée en Matthieu 24 et complétée par les textes de Luc était une réponse à une question posée par les disciples peu de temps avant la fin du ministère de notre Maître. La question était de savoir quel serait le signe de la présence du Seigneur lors de son second avènement. Le terme signe englobe la pensée de preuve ou d’évidence. C’est ce que nous avons essayé de faire dans notre exposé à savoir de découvrir des preuves qui rendent évidente la présence de notre Seigneur.

Lors du premier avènement peu de gens reconnurent le Messie. Nous savons que la majorité d’Israël a été rejetée parce qu’elle n’a pas reconnu le temps de sa visitation. Seul un reste a reconnu le Messie, dit l’apôtre Paul.

En répondant notre Seigneur nous donne l’assurance que son peuple ne resterait pas sans avoir un signe (une preuve) approprié et suffisant qui prouverait sa présence : « Et alors paraîtra le signe du Fils de l’homme. » Ce signe serait suffisant pour le peuple du Seigneur, pour ceux qui sont fidèles et vigilants. Ce sont ceux de la même classe qui virent et comprirent les signes ou les preuves du premier avènement ; quant aux autres, la majorité d’Israël, ils ne purent discerner les signes de leur époque.

Si nous avons le privilège béni de savoir apprécier cette « nourriture au temps convenable » sachons y demeurer fermement attaché car elle contribue de toute évidence à nous rapprocher de la récompense. C’est le vœu que je formule pour chacun d’entre-nous.

AMEN