N’ENSEİGNANT QU’EN PARABOLES

25 septembre 2026

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Matthieu 13 : 34, 35, 55

Texte : « Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie. » ― Jean 6 : 63 – Darby.

La leçon d’aujourd’hui déclare : « Jésus dit toutes ces choses aux foules en paraboles, et sans parabole il ne leur disait rien : en sorte que fût accompli ce qui a été dit par le prophète, disant : J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je proférerai des choses qui ont été cachées dès la fondation du monde. »

Les étudiants de la Bible et les théologiens se sont généralement étonnés que le Grand Maître, en harmonie avec le passage Biblique ci-dessus, ait toujours parlé au peuple en langage symbolique, avec des « paroles obscures », dont celui-ci comprenait rarement le sens. Un autre passage Biblique nous informe que la raison en était que la véritable invitation n’était pas destinée aux multitudes ordinaires, mais uniquement aux consacrés.

Ceux qui ont accepté le Seigneur comme Sauveur et qui ont fait le vœu de fidélité requis en marchant sur ses traces jusqu’à la mort ont reçu une illumination spéciale, comme il est écrit : « Il vous est donné de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais aux étrangers, ces choses sont dites en paraboles, afin qu’ils ne voient pas et ne comprennent pas. » ― selon Matthieu 13 : 11, 13.

L’explication simple de la question est que la compréhension des choses spirituelles pourrait causer plutôt du tort que du bien à ceux qui ne sont pas spirituellement engendrés ― à ceux qui ne sont pas pleinement consacrés pour faire la volonté de Dieu. Mais avec les vues que nous avions autrefois, et qui sont exprimées par tous les credo des âges de ténèbres, aucune explication ne serait soutenable ; car, selon ces credo, seuls les élus doivent être sauvés, tous les non-élus sont perdus, et les élus seraient les seuls autorisés à comprendre les choses relatives à la vocation céleste.

Tout cela s’éclaircit lorsque nous saisissons la différence entre le salut du monde à la nature humaine, pendant le règne de mille ans du Messie, et le salut prévu pour les élus, appelés pendant cet âge, et spécialement instruits et guidés afin qu’ils puissent affermir leur appel et leur élection.

LES APÔTRES PORTE-PAROLE DE JÉSUS

On a prétendu que les doctrines du Christianisme peuvent être mieux appréhendées dans les écrits des apôtres que dans les paroles de Jésus, telles que rapportées dans les Évangiles. Il y a une grande part de vérité dans cette affirmation, et la raison en est évidente ; les paroles de Jésus étaient adressées principalement à la foule, et lorsqu’Il s’adressait à ses disciples, Il ne pouvait même pas aborder avec eux des vérités profondes et spirituelles, parce qu’ils n’avaient pas été engendrés du saint Esprit et ne pouvaient donc pas comprendre les choses spirituelles. Jésus Lui-même déclara : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. » ― Jean 16 : 12 – Darby.

En une occasion, les paroles de notre Seigneur étaient si profondes, si hautement figuratives, que plusieurs de ses disciples Le quittèrent, en disant : « Cette parole est dure (difficile), qui peut l’écouter ? » (Jean 6 : 60 – Ostervald). Ses paroles étaient : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes » (Jean 6 : 53 – Lausanne). Ceux qui sont consacrés à Dieu et sont éclairés par l’esprit peuvent comprendre cette déclaration, mais jusqu’à présent aucune autre personne ne peut même la comprendre. St. Paul en explique la raison en disant : « Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, … il ne peut pas non plus les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » ― 1 Corinthiens 2 : 14 – KJV.

« APRÈS AVOİR ÉTÉ ÉCLAİRÉS »

St. Paul donne la clé de la situation dans l’une de ses Épîtres, en disant : « Après avoir été éclairés, vous avez enduré un grand combat de souffrances. » (Hébreux 10 : 32 – KJV). L’illumination reçue est l’engendrement de l’Esprit saint. De même, les apôtres à la Pentecôte reçurent une illumination de l’esprit qui leur a permis de comprendre les choses de Dieu, oui, les choses profondes de Dieu ; car Il nous a donné son Esprit, « afin que nous connaissions les choses qui nous ont été gratuitement données de Dieu » ― 1 Corinthiens 2 : 12 – Lausanne.

Jésus avait cette même pensée lorsqu’Il déclara qu’il y avait certaines choses que ses disciples ne pouvaient pas comprendre à ce moment-là, mais qu’ils les connaîtraient plus tard, parce qu’Il enverrait le saint Esprit, qui leur rappellerait toutes les choses qu’Il avait dites, et leur annoncerait les choses à venir. (Jean 14 : 26 ; 16 : 13). Ceci n’était pas seulement vrai pour les apôtres, mais l’a été pour tous les membres du corps de Christ au cours de cet âge. Quiconque présente son corps comme un sacrifice vivant est accepté par le grand Avocat et présenté comme faisant partie de sa propre offrande, puis est engendré du saint Esprit pour être une nouvelle créature en Christ.

C’est à ces nouvelles créatures que s’adresse la déclaration suivante : « Toutes choses sont à vous, et vous à Christ, et Christ à Dieu. » (1 Corinthiens 3 : 23 – Darby). C’est à eux que la Bible a promis : « Il vous montrera les choses à venir. » (Jean 16 : 13 – KJV). Ce sont eux qui doivent être guidés dans toute la vérité en temps voulu. C’est pour eux que la Parole de Dieu est une mine de laquelle « des choses nouvelles et anciennes » doivent être extraites sous la direction de l’Esprit, pour devenir de « la nourriture au temps convenable » pour la « maison de la foi ».

ENFANTS EN CHRİST ET HOMMES EN CHRİST

Dans le même ordre d’idées, nous constatons que même les nouvelles créatures engendrées de l’Esprit doivent faire des progrès dans leur appréciation des choses spirituelles. L’Apôtre les exhorte à « désirer, comme des enfants nouveau-nés, le lait pur de la Parole, afin que par lui vous puissiez croître » (1 Pierre 2 : 2 – KJV). Et cette croissance est nécessaire s’ils veulent devenir cohéritiers dans le royaume ; c’est pourquoi l’Apôtre exhorte à nouveau chacun à ne pas rester un enfant, mais à devenir un homme, et à utiliser la « nourriture solide » de la vérité divine. En devenant un homme, il est sanctifié, développé en tant que nouvelle créature et rempli de l’Esprit, et « préparé pour toute bonne œuvre », par la connaissance de la Parole de Dieu.

Il a dû être difficile pour notre Seigneur, en enseignant, de suivre la règle qu’Il donna à ses disciples, à savoir être « prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. » (Matthieu 10 : 16 – Darby). Comprenant pleinement, complètement le plan divin, Il devait fréquemment avoir un désir ardent de dire à ses disciples bien-aimés plus de mystères et de choses profondes du plan divin qu’ils n’étaient capables de saisir.

LES PAROLES « ESPRİT ET VİE »

Venons-en à notre texte : « Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie. » (Jean 6 : 63 – Darby). Il s’agissait là d’une autre tentative pour faire comprendre à ses chers disciples qu’ils ne devaient pas prendre ses paroles trop littéralement, mais en rechercher la signification plus profonde. En outre, ils devaient se rappeler qu’ils ne pouvaient pas s’attendre à saisir cette signification profonde avant l’ascension du Maître ; comme Il l’avait dit : « Il vous est avantageux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le consolateur (le saint Esprit) ne viendra pas vers vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai » ; « car l’Esprit saint n’avait pas encore été donné ; parce que Jésus n’était pas encore glorifié. » ― Jean 16 : 7 ; 7 : 39 – KJV.

Jésus n’était pas glorifié parce que sa glorification n’aurait lieu qu’après sa résurrection et, dans un sens plus complet, après son ascension vers le Très-Saint dans le Ciel où Il paraîtrait en présence de Dieu en notre faveur, pour faire l’application du mérite de son sacrifice pour ceux qui se consacrent à marcher sur ses traces.

C’est donc après avoir été éclairés que les apôtres et les autres membres de l’église ont compris le sens de ce texte, à savoir que les paroles de Jésus étaient spirituelles et ne pouvaient être comprises que par ceux qui possédaient la clé spirituelle, l’éclairage du saint Esprit.

Les paroles du Maître étaient des « paroles de vie » en ce sens qu’elles transmettaient le grand Message stipulant les termes selon lesquels nous pouvons avoir la vie éternelle et devenir ses cohéritiers. Bien que les apôtres expliquent la philosophie du plan divin de manière très détaillée, et en mentionnent plus que Jésus, c’est pourtant dans ses paroles que nous trouvons l’essence même ou le cœur de l’Évangile. Les conditions de la vie de disciple ne sont nulle part plus soigneusement définies que dans les paroles de Jésus, parce que les disciples pouvaient comprendre la signification des figures de l’abnégation de soi, du port de la croix et marcher sur ses traces, même s’ils ne pouvaient pas comprendre la philosophie de la justification, de la sanctification, de l’élection et de la prescience divine.

Les paroles de Jésus nous font comprendre, plus clairement que toute autre parole, ce qu’est « l’eau de la vie », et comment elle est maintenant en ses disciples une « source » de vérité, de grâce et de vie éternelle. Nulle part ailleurs nous ne trouvons plus clairement l’affirmation générale que le Père a la vie en Lui-même, qu’Il a accordé au Fils la vie en Lui-même, et qu’Il peut partager cette vie avec ses disciples ― avec qui Il veut. Ainsi, comme le dit St. Paul, les paroles de ce salut dont nous nous réjouissons ont commencé à être prononcées par notre Seigneur. C’est Lui aussi qui a mis en lumière la vie et l’immortalité, distinguant ainsi la récompense générale de la vie éternelle qui sera donnée au monde, de la récompense spéciale accordée à l’église.

WT1912 p5087