Bonne nouvelle
Auteur : Frédéric Lec. , Conférence de Buhl, Alsace, le 20/09/2026
– Sujet #04 –
Titre : Bonne nouvelle
BONNE NOUVELLE
Bien aimés frères et sœurs en Christ, que la grâce et la paix de Dieu soit avec vous. C’est toujours une grande joie de nous retrouver dans la maison de l’Eternel et en particulier ici en Alsace où j’ai un attachement particulier.
J’ai découvert cette région il y a maintenant 30 ans et j’en ai gardé 3 souvenirs impérissables : 1) Mon arrivée en 1996 pour une mission chez Peugeot après mes études à Paris. Je suis arrivé à la Gare de Mulhouse avec ma sacoche et un simple costume alors qu’il faisait -17°c avec un vent glacial. On est venu me chercher à la Gare pour m’emmener à « UPRM » l’Usine des Presses de Mulhouse où je devais travailler pendant un an. Et croyez-moi ça n’aurait fait rêver aucun jeune ingénieur à l’époque. C’était un endroit où on ne voit jamais le soleil, où il faut porter des boules Quies en permanence, au milieu des machines, de la graisse, des copeaux et des cars à fourches qui circulent en permanence. 2) La Bonne Nouvelle, la rencontre par hasard de frères qui travaillaient aussi chez Peugeot et m’ont aussitôt invité à rejoindre l’assemblée. 3) L’invitation aux noces. Figurez vous que j’ai eu la chance d’être invité à des noces d’or celles des parents de Régis qui m’ont accueilli à bras ouverts et m’ont permis de partage la douceur et la chaleur des frères et sœurs en Alsace. Ces 3 souvenirs sont presque une image de notre consécration : nous découvrons des difficultés à affronter, nous partageons une « Bonne Nouvelle » avec nos frères et sœurs en Christ et nous nous encourageons, et enfin nous aspirons à pouvoir participer aux noces avec notre Seigneur.
Ce sont donc ces souvenirs d’Alsace chers frères et sœurs qui m’ont inspiré le sujet que je voudrais partager avec vous aujourd’hui, celui de la « Bonne Nouvelle ». Nous allons essayer de comprendre ensemble ce qu’est la « Bonne Nouvelle » ? Est-elle seulement présente dans le Nouveau Testament ? Comment l’annoncer ou la partager ? et enfin quelles sont les promesses et espérances associées à cette Bonne Nouvelle ? Tout d’abord ce mot « Bonne Nouvelle » est la traduction directe du mot « Evangile » en Grec et l’apôtre Paul y consacre une grande partie de ses lettres car comme il le déclare aux Romains 1:16 « (Car) je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit… ».
QU’EST-CE QUE LA BONNE NOUVELLE ? ANCIEN & NOUVEAU TESTAMENT
A. Dans l’Ancien Testament : la Bonne Nouvelle annoncée d’avance
Mais contrairement à ce que nous pourrions penser, la bonne nouvelle n’est pas une idée apparue soudainement dans le Nouveau Testament. Paul nous révèle en Romains 1 :1-3 que Dieu l’avait « promise auparavant de la part de ses prophètes dans les saintes Écritures ».
En effet, dès la chute de l’homme, l’Eternel avait annoncé la victoire future sur le serpent en Genèse 3:15 « La descendance de la femme écrasera la tête du serpent ». Et c’est un peu plus tard que cette promesse fut précisée à Abraham en Genèse 12:3 « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ».
Et c’est l’apôtre Paul qui nous révélera que cette promesse était en réalité une annonce anticipée de l’Évangile, en Galates 3:8 « L’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! ». Notez ici que Paul emploie lui-même l’expression « bonne nouvelle » pour parler de la promesse faite à Abraham.
Et c’est le prophète Ésaïe qui aura le privilège d’annoncer celui par lequel cette bénédiction viendra. Ésaïe 52:7 parle de celui « qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix ». Puis en Ésaïe 61:1 « L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux… ».
Et ainsi, plusieurs siècles plus tard, comme nous le lisons en Luc 14 :16-19, Jésus « (Il) se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, 17 et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : 18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur ».
Et voici ce que déclare le Seigneur suite à cette lecture en Luc 4:21 « Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie ». Quelle immense joie nous pouvons ressentir dans ces paroles chers frères et sœurs ! C’est le Seigneur lui-même qui nous révèle le formidable accomplissement du plan de notre Père Céleste et ce passage de l’Ancien au Nouveau Testament : ce qui était promis depuis des siècles est maintenant accompli !!!
B. Dans le Nouveau Testament : la Bonne Nouvelle est centrée sur Jésus-Christ
Intéressons-nous maintenant à la bonne nouvelle dans le nouveau testament. Dès le début Marc introduit son récit ainsi : Marc 1:1 « Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu ». Et Jésus annonce en Marc 1:14-15 « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle ». Et c’est après la croix et la résurrection que le contenu de cette Bonne Nouvelle apparaît dans toute sa plénitude.
Paul en donne probablement l’une des définitions les plus claires en 1 Corinthiens 15:1-4 « 1 Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, … 3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; 4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures ; ». La Bonne Nouvelle n’est donc pas simplement que « Dieu nous aime ». Elle est beaucoup plus complète : L’homme a été séparé de Dieu par le péché ; Dieu a envoyé son Fils ; Christ a porté nos péchés à la croix ; il est ressuscité ; le pardon et la réconciliation avec Dieu sont maintenant offerts à celui qui croit en Jéus-Christ.
Et Jean 3:16 résume ainsi admirablement le plan Divin « 16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ».
Et 2 Corinthiens 5:19 l’exprime ainsi « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses… »
Voilà donc chers frères et sœurs cette bonne nouvelle annoncée d’avance dans l’Ancien Testament et accomplie par notre Seigneur mort sur la croix en rançon pour le péché et cette espérance que nous partageons que « quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vite éternelle ». Voilà donc cette bonne nouvelle que nous pouvons annoncer pendant tout l’âge de l’évangile. Mais comment faire pour annoncer cette bonne nouvelle ? comment s’y prendre ? quelles sont les qualités nécessaires pour le faire ?
COMMENT PRECHER CETTE BONNE NOUVELLE ?
C’est vrai que cette question est importante car l’apôtre évoque une grande responsabilité en 1 Corinthiens 16 « Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! ». Alors certes, nous ne sommes pas apôtres. Certes le Seigneur ne nous est pas apparu pour nous confier ce ministère de prêcher l’évangile aux païens. Cependant nous sommes véritablement héritiers du testament de l’apôtre Paul et nous en avons la preuve dans les Saintes Ecritures.
En effet, si nous relisons attentivement la deuxième lettre de Paul à Timothée et en particulier 2 Timothée 1 :1-2, nous découvrons que c’est un véritablement testament de « 1 Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ, 2 à Timothée, (mon) son enfant bien-aimé…». Et que lisons nous précisément dans ce testament un peu plus loin en 2 Timothée 2 :1-2 ? «1 Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. 2 Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres ».
Ainsi en nous consacrant chers Frères et Sœurs, nous sommes devenus héritiers de ce testament avec la responsabilité d’être « fidèles » à cet évangile et « capables de l’enseigner aussi à d’autres ». Paul savait qu’il allait mourir mais la Bonne Nouvelle devait continuer à se transmettre pendant tout l’Age de l’évangile.
Mais comment devons-nous faire ? La meilleure réponse serait de relire tout simplement la deuxième lettre de Paul à Timothée car elle contient tous les conseils nécessaires. Mais pour essayer de la résumer un peu, la première chose que cite Paul c’est d’être « fidèles ». Avant de porter le message aux autres, il faut d’abord effectuer un travail sur soi. Nous devrions sans cesse étudier les Saintes Ecritures et c’est d’ailleurs ce que nous nous encourageons à faire dans nos assemblées, conférences, ou séminaires. Puis nous devrions mettre en pratique ce que nous lisons et étudions. Nous devrions faire en sorte que nos paroles, pensées et actions soient en adéquation et plaisent à notre Père Celeste. C’est vrai que c’est déjà un programme compliqué en soi et que ça demande déjà beaucoup d’efforts au quotidien.
Ensuite l’apôtre parle d’être « capable d’enseigner ». Nous pouvons sentir là une difficulté supplémentaire. C’est vrai que nous ne nous sentons peut-être pas toujours très tous à l’aise pour évoquer les merveilles que notre Père Celeste a en réserve pour toute l’humanité. Et pour essayer de progresser modestement ensemble sur ce point, je vous propose de partager ensemble un formidable exemple concret de l’apôtre Paul sur la façon d’annoncer la bonne nouvelle et les qualités requises pour le faire. Paul présenté comme l’apôtre des païens a eu fort à faire pour annoncer l’évangile pendant son ministère. Il a réalisé de nombreux voyages. Il n’est pas venu en Alsace mais il a fait un voyage qui m’a profondément marqué en Grèce et même plus précisément à Athènes. Et si vous avez eu la chance visiter Athènes et l’aéropage, vous trouverez cela encore plus émouvant.
Quand nous voyageons à l’étranger ou en France, nous découvrons les lieux, les habitants, les habitudes, les modes de vie. Et en étant chrétien cela nous inspire souvent des réflexions ou pensées. Certaines choses peuvent énormément nous plaire ou d’autres au contraire nous choquer. Et ce fût précisément le cas pour l’apôtre Paul à Athènes. Actes 17 :16 Comme Paul les attendait à Athènes, il sentait au dedans de lui son esprit s’irriter, à la vue de cette ville pleine d’idoles.
Et dans cette ville extrêmement idolâtre, nous voyons que l’apôtre avait cependant l’occasion de s’entretenir « dans la synagogue avec les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur la place publique chaque jour avec ceux qu’il rencontrait » selon Actes 17 :17.
Et c’est là que quelques philosophes vinrent trouver l’apôtre Paul pour lui proposer de prendre la parole en Actes 17 :18-21 « 18 Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu’il annonce des divinités étrangères. 19 Alors ils le prirent, et le menèrent à l’Aréopage, en disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? 20 Car tu nous fais entendre des choses étranges. Nous voudrions donc savoir ce que cela peut être. 21 Or, tous les Athéniens et les étrangers demeurant à Athènes ne passaient leur temps qu’à dire ou à écouter des nouvelles.
A travers ces quelques versets, nous nous imaginons très bien la scène, et la difficulté pour l’apôtre Paul de prendre la parole dans cette ville et devant ce parterre de personnes de différentes cultures, religions, et niveaux sociaux, des gens lettrés, des philosophes comme des gens plus simples. Et si certains d’entre vous ont étudié à l’école le grec et les philosophes grecs, vous réalisez à quel point ils étaient éloignés de la parole de Dieu. Alors comment l’apôtre va-t-il s’y prendre pour rendre témoignage de l’évangile ? comment va-t-il trouver les mots pour s’adresser à un tel auditoire ? comment va-t-il se comporter en Public devant tous dans cet amphithéâtre de l’aéropage d’Athènes ? alors qu’il l’avouait lui-même « il sentait au dedans de lui son esprit s’irriter, à la vue de cette ville pleine d’idoles » Actes 17 :16.
Et voilà donc ce que Paul va déclarer aux athéniens : Actes 17 : 22-24 « Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. 23 Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : A un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce ».
Ce discours est un véritable trésor pour nous d’amour, de sagesse et de force sur la façon de prêcher. Est-ce qu’à sa place nous aurions eu ces mots « Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux » ? Est-ce que s’agissant des idoles nous aurions parlé des « objets de votre dévotion » ? Est que nous aurions dit « en considérant » ? Par ces simples mots, l’apôtre montre qu’il a de la considération pour les Athéniens, pas pour leurs faux dieux ou leurs idoles, non mais pour eux. Il ne veut pas les blesser, les offenser, ou entrer dans des querelles vaines mais il est déterminé à leur parler de ce Dieu inconnu, le seul unique et véritable Dieu à annoncer fidèlement la bonne nouvelle.
Dans ce passage chers frères et sœurs nous constatons bien sûr qu’il faut développer des qualités mais aussi et surtout que Dieu nous aide par l’envoi de son Esprit Saint, car l’Esprit de Dieu est puissant. Et c’est d’ailleurs ce que Paul déclarera à Timothée en 2 Timothée 1 :7 « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse ».
Et il complète son message au v8 « N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur ».
Voilà donc un autre précieux conseil de l’apôtre : Ne pas avoir honte de l’Évangile
C’est probablement le premier obstacle à l’annonce de l’Évangile : la crainte du regard des autres. Timothée pouvait connaître cette crainte. Paul lui rappelle alors que Dieu lui accord par son Saint Esprit : la force, l’amour et la sagesse.
Ces trois éléments sont indispensables pour annoncer l’Évangile : La force, pour ne pas avoir honte, L’amour, pour ne pas annoncer durement ou blesser ou choquer, et la sagesse, pour savoir comment parler à chacun et trouver les mots justes.
Paul donne ensuite un conseil extrêmement pratique en 2 Timothée 2:23-25 « Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu’elles font naître des querelles. Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires… »
Ceci est extrêmement important pour annoncer l’évangile. Notre objectif n’est pas d’avoir raison dans la discussion ou d’afficher notre connaissance des Saintes Ecritures mais de transmettre fidèlement le message qui nous a touché avec patience, douceur et amour. Et même si nous rencontrons une certaine divergence sur des idées, le serviteur de Dieu, selon le v25 « 25 … doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité ».
Paul insiste auprès Timothée pour qu’il annonce l’évangile avec ferveur et zèle en 2 Timothée 4 :1-2 « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ […] prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant ». Sur l’interprétation de ces versets, je serai prudent. Je ne pense pas qu’il faille en retenir l’idée de quadriller toutes les rues d’une ville pour faire du porte à porte ou de prendre un porte-voix afin de s’adresser à la foule sur la place du marché comme l’interprètent certains mouvements. C’est une idée personnelle mais je retiens que l’apôtre Paul a commencé par s’adresser aux juifs et aux hommes qui craignaient Dieu dans les synagogues Actes 17 :17 et qu’ensuite il a répondu aux sollicitations et à une invitation pour témoigner à l’aéropage en Actes 17 :19. C’est aussi ce que je constate dans les Actes avec les apôtres et disciples qui ont été amenés à témoigner à rendre compte de l’espérance qui était en eux selon 1 Pierre 3 :15 « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous ».Et cela tant que nous en avons l’occasion et la possibilité l’apôtre Paul annonce immédiatement après qu’un temps viendra où les hommes ne voudront plus entendre certaines vérités : 2 Timothée 4:3-4 « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine […] détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables ».
Cependant ces obstacles ne doivent pas décourager Timothée de sa mission et Paul lui adresse cette recommandation très directe : 2 Timothée 4:5 « Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère. »
Et notons maintenant ce que dit Paul à Timothée un peu plus loin dans son testament en 2 Timothée 4:6-8 « 6 Car pour moi […] le moment de mon départ approche… 7 J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi 8 Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement ».
C’est ici une très belle transition avec la dernière partie de notre exposé à savoir les promesses et espérance associées à l’annonce de l’évangile. Paul arrive maintenant au terme de sa mission et porte son regard sur la récompense promise.
QUELLES PROMESSES SONT ASSOCIEES A CETTE BONNE NOUVELLE ?
Quelles sont donc les promesses et espérances pour ceux qui annoncent et reçoivent « la bonne nouvelle » ?
A. Première promesse : le salut
Romains 1:16 : « L’Évangile […] est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. »
Romains 10:9 : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »
La première récompense de l’Évangile n’est donc pas matérielle. C’est le salut, le pardon et la réconciliation avec Dieu.
B. La vie éternelle
Jean 3:16 « …afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
Et Jésus dit dans Jean 5:24 que celui qui croit « a la vie éternelle » et « est passé de la mort à la vie ». Remarquons le présent : « a » la vie éternelle. L’Évangile apporte bien sûr une espérance future, mais également une bénédiction immédiate, celle de devenir dès à présent enfant de Dieu et d’être dès à présent réconcilié avec Dieu par les mérites de Christ.
C. Nous devenons enfants de Dieu
Jean 1:12 : « À tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »
Nous ne recevons donc pas seulement quelque chose de Dieu : nous entrons dans sa famille. Et Paul poursuit et explique cette pensée dans Romains 8:15-17 « 15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !
16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ ». La Bonne Nouvelle conduit donc à un héritage et même un héritage céleste.
D. Dieu promet aussi une récompense au serviteur fidèle
Paul utilise une très belle image dans 1 Corinthiens 3:6-8 : « 6 J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître » et il ajoute v8 « Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail ».
Voilà une bien belle parole d’encouragement pour prêcher l’évangile. Dieu ne nous donne pas un objectif de recrutement, il ne nous rend pas responsable de trouver les membres de l’église, de pratiquer des conversions immédiates parmi les foules. Pas du tout. Mais il nous annonce que nous pouvons planter, nous pouvons arroser et que c’est lui-même qui se charge de faire croître. Et que notre travail de planter ET arroser sera récompensé. Voilà ce qu’affirme l’apôtre Paul avec force et humilité.
E. Une joie jusque dans l’éternité
Paul parle aux Thessaloniciens qu’il avait amenés à Christ et leur dit en 1 Thessaloniciens 2:19-20 « Qui est, en effet, notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N’est-ce pas vous aussi, devant notre Seigneur Jésus, lors de son avènement ? Oui, vous êtes notre gloire et notre joie ». Quelle belle pensée exprimée ici ! Des personnes peuvent devenir notre joie devant Christ parce que nous avons participé à leur rencontre avec lui.
Daniel avait déjà annoncé en Daniel 12 : 3 « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité ». Quel beau message là encore ! Et quelle belle image de se dire que ceux qui auront annoncé l’évangile brilleront comme les étoiles à perpétuité !
CONCLUSION
Chers frères et Sœurs, il y aurait encore tellement de choses à dire pour nous encourager à prêcher la « bonne nouvelle » et à laisser briller notre lumière comme nous y a invité notre Seigneur lui-même en Matthieu 5:16 « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux ».
Cependant il est maintenant temps de conclure. J’espère n’avoir choqué ou troublé personne mais au contraire encouragé à être fidèles aux paroles de notre Seigneur et à avoir à cœur de diffuser sa parole que ce soit dans nos assemblées ou dans notre entourage.
Nous avons vu que la Bonne Nouvelle avait déjà été annoncée dès l’Ancien Testament et l’apôtre Pierre nous indique même que la bonne nouvelle a été préparé avant même la fondation du monde en 1 Pierre 1 :18-20 : « …vous avez été rachetés […] par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous. »
Cette Bonne Nouvelle, c’est que notre Père Celeste avant même la création du monde avait prévu de réconcilier toutes choses en Christ. Cette bonne nouvelle c’est que le péché et la mort disparaitront et que la création tout entière sera réconciliée avec son Créateur.
La bonne nouvelle c’est aussi qu’il avait prévu avant la fondation du monde de nous inviter à participer à cette grande œuvre. C’est ce que révèle l’apôtre Paul en Ephésiens 1 :4-10 « 4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, 5 nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, 6 à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé. 7 En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, 8 que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, 9 nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, 10 pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre ».
Chers frères et Sœurs nous comprenons alors mieux pourquoi, dans les derniers moments de sa vie, l’apôtre a adressé à Timothée ce testament en se concentrant sur un seul message et une seule mission en 2 Timothée 1 :8 « souffre avec moi pour l’Evangile ».
Dans cette lettre l’apôtre a pris soin d’expliquer en détail à Timothée comment il devait remplir sa mission fidèlement avec Force, Amour et Sagesse et par la puissance du Saint Esprit. Nous avons aussi redécouvert que cette mission de transmettre la bonne nouvelle nous était aussi été adressée à nous maintenant dans le testament de Paul en 2 Timothée 2 :2 « ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres ».
Et enfin nous avons pu partager cette merveilleuse promesse associée à cette Bonne Nouvelle résumée en Jean 3:16 « … Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. …afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
C’est là ce que je vous souhaite à tous ainsi qu’à moi-même. Amen.