Auteur : Jean Pior. , Conférence Pentecôte, le 23/05/2026, Vigy
– Sujet #02 –
Chers frères et sœurs en notre Seigneur Jésus-Christ, chers amis de la Vérité, que la paix soit avec vous ! Les occasions de nous réunir sont une grande bénédiction – que ce soit dans nos assemblées locales ou lors de conférences, comme celle-ci.
L’apôtre Paul nous le rappelle en disant : « Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée … mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que nous voyons s’approcher le jour. » – Hébreux 10 : 24, 25.
Le but de cette recommandation étant de veiller les uns sur les autres, de s’aider, de se soutenir mutuellement. Il écrivait cela aux Hébreux de son temps, mais il soulignait que ce qui était nécessaire alors, serait encore plus indispensable le jour du Seigneur venu – le jour du rassemblement des joyaux de l’Éternel, comme le prophétisait Malachie au chapitre 3 verset 17, où nous lisons : « Ils seront à moi, dit le Seigneur des armées, le jour où je rassemblerai mes joyaux ; et je les épargnerai, comme un homme épargne son propre fils qui le sert. » [Version anglaise].
Le Seigneur révélait à l’apôtre Paul qu’il y aurait des temps périlleux lorsque paraîtrait ce jour. D’ailleurs, il utilise ce même langage prophétique, écrivant à Timothée « que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles » – des temps périlleux, dangereux, pénibles à supporter.
Il décrit ensuite, en des termes extrêmement forts, quel sera l’état de la société en ce jour particulier, ou pour être plus exact à quel point les hommes se seront corrompus.
Il nous dit que « les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu. »
– 2 Timothée 3 : 1-4.
Je suis persuadé que personne d’entre nous ne pense que ces paroles sont exagérées en ce qui concerne le monde aujourd’hui. Bien sûr, il y a encore des personnes honnêtes et bonnes, mais ceci est le reflet général de la société.
Cela nous rappelle les paroles en Genèse 6 : 5 à propos de l’état de la société avant le déluge, nous lisons que : « L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »
Ce qui se passe autour de nous, mais aussi tous les événements mondiaux, nous montrent clairement cela, et pour contrebalancer l’influence croissante du
monde nous avons besoin d’encouragement, de nous stimuler les uns les autres à persévérer dans la communion chrétienne.
Il me semble utile de rappeler ces choses, car la situation mondiale est de plus en plus instable. Les nations sont en train de s’armer, et les gouvernements se trouvent de plus en plus affaiblis. Et il arrivera – mais, peut-être pas tout de suite – que nous ne puissions plus participer à de tels rassemblements. Je ne parle pas ici de l’âge et de la santé, qui, bien sûr, sont des causes évidentes d’empêchement. Profitons de ces moments bénis que nous passons ensemble.
Ce que l’Éternel demande de toi
Le thème que je propose d’aborder aujourd’hui est un aspect différent du « caractère de Dieu révélé par sa loi », un sujet que j’ai présenté il y a un an et demi environ.
Notre étude sera basée ce qui est écrit en Michée 6 : 8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. »
C’est pourquoi j’ai intitulé ce sujet : « Ce que l’Éternel demande de toi » (ou de nous). En fait, ce verset commence par : « On t’a fait connaître, ô homme ce qui est bien ». Même si le message du prophète Michée s’adressait aux Juifs, il concerne aussi « tout homme », car tout homme devrait suivre cette voie.
On peut confirmer cela en rappelant les premières paroles de ce livre au chapitre 1 et verset 2 – c’est l’Éternel qui s’adresse par Michée et dit : « Écoutez, vous, tous les peuples ; sois attentive, terre, et tout ce qui est en toi ». Les conseils de l’Éternel concernent tous les peuples, tous les habitants de la terre.
Ce que Dieu exigea d’Adam et Ève
Dès la création d’Adam, le premier homme, Dieu lui fit connaître ce qu’Il exigeait de lui. Il ne devait pas manger du fruit d’un arbre défendu. Le commandement semblait, à priori, facile à respecter, puisque dans le jardin d’Éden, il y avait de nombreux arbres de toutes espèces dont il pouvait manger. Dieu n’exigeait pas de l’homme parfait quelque chose d’impossible à respecter, et le châtiment extrêmement sévère – c’est-à-dire la mort en cas de transgression, aurait dû les préserver – Adam, comme Ève – de toute pensée à désobéir.
D’après ce que nous pouvons déduire de la chronologie biblique, Adam et Ève vécurent un peu moins de deux ans dans le jardin. Adam, quelque temps seul, puis avec Ève, sa femme, lorsqu’elle fut créée. C’est une très courte période pour connaître vraiment le Créateur. On se souvient aussi qu’Adam ne fut pas séduit, Ève mangea du fruit défendu et entraîna celui-ci à pêcher volontairement pour partager son sort.
Nous savons que Dieu ne les condamnait pas – ainsi que leur postérité – à la mort éternelle. Mais la mise à l’épreuve d’Adam et Ève, était nécessaire afin d’apporter finalement à l’humanité la connaissance du glorieux caractère de Dieu ainsi que l’expérience du mal et du bien.
L’exigence de Dieu jusqu’à la Loi
Après avoir été chassés du jardin d’Éden, il était inutile d’imposer une autre épreuve aux hommes. Si deux êtres parfaits avaient échoué, des êtres imparfaits ne pouvaient réussir. Dieu ne change pas, Adam et Ève, et toute leur descendance, étaient condamnés à mourir.
Cependant, Dieu permit aux anges, sensibles à cette situation affligeante, d’apporter leur aide aux hommes. Dieu avait en cela un double dessein : dévoiler la déloyauté de Satan, et mettre à l’épreuve les anges. Nous en connaissons le résultat dramatique.
Dieu manifesta l’incapacité des anges à relever l’homme de sa condition déchue, bien au contraire. La vénération pour Dieu s’effaça tellement de l’esprit humain que le monde périt par le déluge, et seuls, Noé et sa famille, soit huit personnes, furent épargnées. On constate de cette tragédie le peu de personnes qui servaient encore l’Éternel. En 1656 ans, l’image originelle de l’homme parfait s’était presque totalement effacée. Malgré le châtiment du déluge, les hommes suivirent de nouveau leur mauvaise voie.
Jusqu’à la loi transmise par Moïse à Israël, Dieu ne donna aucune autre épreuve aux hommes permettant d’obtenir la vie éternelle. Remarquons bien que Dieu ne parlait pas de mort éternelle, car celle-ci serait réservée à toute créature rebelle et réfractaire à la loi divine.
L’apôtre Paul, aux Hébreux chapitre 11, mentionne des hommes et des femmes qui eurent foi en Dieu, et furent fidèles malgré les épreuves, l’opprobre, ou les persécutions. Ils crurent en la parole de Dieu promettant une résurrection future. Ils n’eurent pas de mise à l’épreuve, à proprement parler, c’est leur foi et leur fidélité qui les rendirent agréables à Dieu. Dieu manifesta ainsi que sa créature humaine, bien qu’imparfaite, méritait d’être sauvée.
Citons simplement le cas d’Abraham. Abraham avait foi en Dieu. Bien qu’il fût, comme toute la race humaine, sous la sentence de mort, Dieu le mit à l’épreuve. Il subit une épreuve bien plus sévère que celle dans le jardin d’Éden, car Dieu lui demanda de sacrifier son fils Isaac ; le fils tant espéré, qu’il aimait tendrement. Abraham, obéit à Dieu, et fut sur le point de sacrifier son fils, mais l’ange arrêta son geste. Abraham démontra sa foi profonde et sa confiance totale en Dieu.
L’Éternel lui fit alors ce serment :
« Je le jure par moi-même, parole de l’Éternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. » – Genèse 22 : 16-18.
Dieu déclara qu’Il avait prévu une délivrance de l’humanité par un sacrifice, le sacrifice d’un Fils Unique bien-aimé. Par cet acte, Abraham fut considéré comme juste par Dieu. Il fut appelé « ami de Dieu ». C’est ce que nous dit l’apôtre
Jacques chapitre 2 versets 21 à 24 :
« Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. ».
L’exigence Dieu envers Israël
L’Éternel se choisit alors les descendants de Jacob – appelé Israël, comme peuple particulier pour faire alliance avec Lui et Le servir. Nous lisons cela en Deutéronome 10 : 15 :
« … c’est à tes pères seulement que l’Éternel s’est attaché pour les aimer ; et, après eux, c’est leur postérité, c’est vous qu’il a choisis d’entre tous les peuples. »
Et aux versets 12 et 13, Dieu déclare ce qu’Il attend de son peuple :
« Maintenant, Israël, que demande de toi l’Éternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme ; si ce n’est que tu observes les commandements de l’Éternel et ses lois que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux ? »
Rappelons ici notre verset choisi en Michée 6 : 8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. »
L’Éternel donna ses commandements et diverses ordonnances à son peuple, cependant, par le prophète Michée, Il ne rappelle que trois commandements : agir avec droiture, être miséricordieux, et marcher humblement avec Dieu. Seulement trois exigences de Dieu à l’égard de sa créature. Pourquoi cette différence ?
La raison est que la perfection originelle s’était tellement effacée du cœur de ce peuple que Dieu jugea nécessaire de la détailler. C’est pourquoi Israël reçut non seulement les dix commandements, mais aussi maintes prescriptions pour tous les aspects de la vie.
Le Prophète Michée s’adressait à des Juifs, bien après la transmission de la Loi, et il les encourageait à faire leur possible pour satisfaire les exigences celle‑ci. Il rappelle ces trois commandements qui renferment tout ce que Dieu exige de tout être humain.
- Dieu est juste, et il est écrit en Psaume 97 : 2 que « la justice et l’équité sont la base de son trône. » Dieu commande que l’on soit juste et équitable ; faire ce qui est droit. Être juste, c’est savoir distinguer le bien et le mal, et faire ce qui est droit ; Être équitable c’est rendre à chacun ce qui lui est dû : à Dieu, en premier et avant toute chose, puis à son prochain.
- Aimer la miséricorde c’est compatir à la misère et aux souffrances d’autrui. C’est être généreux, mais aussi indulgent envers le coupable.
- Enfin, marcher humblement avec Dieu, c’est reconnaître son insuffisance et le besoin d’être guidé par Lui. « L’Éternel fait grâce aux humbles » (Proverbes 3 : 35). Celui qui est humble se laisse instruire, et recherche la sagesse qui vient d’en-haut. L’Éternel « conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie. » – Psaume 25 : 9.
Nous savons cependant qu’aucun Juif ne put jamais respecter parfaitement la Loi, à l’exception de Jésus, parce que tous, Lui excepté, étaient déchus, imparfaits. Jésus seul était « saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs » – (Hébreux 7 : 26). Et, Il put ainsi offrir sa vie en sacrifice, en rançon pour tous.
Durant le Royaume Millénaire du Messie, cette même Loi de Dieu, donnée aux Juifs, sera transmise à tout le genre humain par le Messie. Ce qui sera demandé aux hommes, ce sera de pratiquer la justice, d’être bon, bienveillant, et de marcher humblement avec Dieu.
Tandis que cette Loi transmise par Moïse n’a pu amener personne à la perfection, le Royaume du Messie aura toute autorité et sera pleinement en mesure d’accorder le pardon aux pécheurs, et de les aider à se relever de leurs imperfections et à revenir à l’image et à la ressemblance divines représentées à l’origine en Adam.
Ce que Dieu demande de nous
Les exigences de Dieu sont parfaitement raisonnables. Personne ne peut le contester. Notre Créateur juste et digne ne peut pas demander moins de ses créatures qui désirent jouir de ses faveurs. Il est dans l’intérêt de sa créature que Dieu demande d’elle qu’elle fasse ces choses, car leur observation permet de jouir des faveurs divines, et même de la vie éternelle.
Celui qui ne voudrait pas accomplir ce que Dieu demande, prouverait qu’il est indigne de vivre éternellement ; et toute prolongation de sa vie serait un encouragement au péché et une atteinte à la justice et au bonheur des autres.
La loi de Dieu, formulée de diverses manières, se résume toujours à la même chose. L’énoncé qui en a été donné aux Juifs au Mont Sinaï, dans le Décalogue, correspond au verset de notre étude, de même que celui exprimé par notre Seigneur, qui nous dit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » (Luc 10 : 27) … « De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » – Matthieu 22 : 40.
Mais, cette exigence de Dieu, dont nous venons de parler, semble au premier abord, différente de ce qu’Il attend de nous, car Jésus nous dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » – Matthieu 16 : 24.
Et à ses disciples : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » – Jean 15 : 20.
L’apôtre Paul le rappelle aussi en Romains 12 : 1 :
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »
Rien dans ce que nous venons de considérer jusqu’à présent à propos de la loi royale, n’exige de sacrifice, de renoncer à soi-même, de se charger de sa croix, et de supporter les persécutions. La loi royale, c’est ce qu’exige Dieu de toutes ses créatures, à savoir : la fidélité et l’obéissance. Il n’exige pas le sacrifice. C’est un privilège que Dieu nous accorde.
Tout ce qui provient du sacrifice va au-delà de ce que requiert la Loi divine. Ainsi, dans le cas de Jésus, la Loi divine ne pouvait exiger de Lui plus que l’obéissance à ses exigences, c’est-à-dire aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même. Jésus pouvait-Il observer parfaitement la loi divine, sans qu’Il eût besoin de sacrifier sa vie ? C’est tout à fait certain !
C’est pourquoi, comme le montrent les Écritures, quand Jésus se présenta au Jourdain, Il consacra tout ce qu’Il avait pour effectuer la volonté du Père, même jusqu’à mourir, et non pas simplement pour observer la Loi. Son plaisir était d’effectuer la volonté du Père. (Psaume 40 : 7-9 ; Hébreux 10 : 5-7).
Et il faut qu’il en soit ainsi de tous ceux qui veulent devenir d’agréables disciples de Jésus et parvenir avec Lui à l’honneur, à la gloire et à l’immortalité sur le plan céleste. La question qui se pose alors à nous est : comment pouvons-nous garder cette loi divine ? Celle résumée par le prophète Michée.
Pratiquer la justice
L’Éternel demande de son peuple qu’il pratique la justice, mais cette justice est une justice imputée. L’apôtre Paul explique qu’il ne s’agit pas de notre propre justice, ni de la justice qui vient de la loi, mais de la justice « qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. » – Philippiens 3 : 9.
Par nature nous sommes pécheurs et injustes. Même si nous désirons pratiquer la justice, cela nous est impossible. L’Éternel a pourvu à cela par Jésus-Christ, notre cher Sauveur – que notre Sauveur soit notre justice. Il faut que notre Sauveur nous ait acceptés comme ses disciples. L’apôtre Paul nous dit alors que pour pratiquer la justice il nous faut « revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». – Éphésiens 4 : 24.
Afin de créer en nous cet homme nouveau juste et saint nous devons faire une alliance avec Dieu basée sur un sacrifice, le sacrifice de nous-mêmes. Nous ayant acceptés comme disciples, notre Sauveur nous impute ses mérites que nous recevons par la foi. Il nous les accorde afin que notre sacrifice soit acceptable, qu’il devienne vivant, saint et agréable à Dieu. À partir de ce moment nous sommes engendrés à une nouvelle nature.
Dieu nous considère alors en tant que nouvelles créatures. Cette nouvelle créature est un embryon qui doit se développer jusqu’à « l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » – Éphésiens 4 : 13.
Pratiquer la justice demandera beaucoup d’efforts, car l’homme naturel, appelé aussi le « vieil homme » a des désirs contraires à ceux du nouvel homme et l’esprit du nouvel homme en a de contraires à ceux de l’esprit charnel. (Galates 5 : 17). C’est un combat incessant dans lequel le nouvel homme doit constamment assujettir les désirs de l’ancienne nature. Mais nous ne sommes pas infaillibles. II nous est impossible d’être parfaits, de ne jamais commettre de faute ou d’erreur.
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité »
C’est l’apôtre Jean qui affirme cela en 1 Jean 1 : 8, 9.
Mais il ajoute : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est Lui-même une victime expiatoire pour nos péchés ». (1 Jean 2 : 1, 2). Ainsi, nous pouvons nous garder dans la justice de notre Seigneur.
Aimer la miséricorde
La deuxième exigence est la miséricorde. Il est absolument évident que notre Père céleste est miséricordieux, à tel point qu’Il a envoyé son Fils Unique bien-aimé pour nous sauver en donnant sa vie sur la croix. Et cela nous encourage à venir continuellement au pied du trône de la grâce pour recevoir miséricorde, car le trône de Dieu est un trône de miséricorde.
« Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » – Hébreux 4 : 16.
L’infinie miséricorde que Dieu exerce envers nous afin que nous apprenions à nous pénétrer de son glorieux caractère doit nous inciter à être, de même, miséricordieux. Jésus nous dit :
« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. »
Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » – Matthieu 5 : 44, 45 ; Luc 6. : 36.
La miséricorde que Dieu exige de nous est plus que la justice. Mais si voulons obtenir sa miséricorde au trône de grâce, nous devons exercer et cultiver cette grâce dans notre cœur. Reconnaissant notre incapacité à observer la loi divine, nous sommes contraints d’aller au trône de grâce.
Mais pour obtenir la miséricorde de Dieu, il y a une seule condition : que nous exercions nous-mêmes la miséricorde envers ceux qui nous offensent. C’est aussi céder joyeusement ses droits et privilèges ; pardonner de bon cœur les fautes de notre prochain ; et ne pas être intransigeant sur nos droits.
Marcher humblement avec Dieu
La troisième partie de notre verset nous exhorte à « Marcher humblement avec Dieu ». Il y a deux aspects à cette requête : l’humilité et marcher avec Dieu. Il est évident que ces deux choses sont étroitement liées. L’orgueilleux ne marchera pas avec Dieu.
L’humilité c’est ne pas avoir une trop haute opinion de soi ; c’est savoir s’abaisser volontairement à exécuter telle tâche ou faire telle chose ; c’est savoir reconnaître ses faiblesses et ses lacunes. C’est une disposition de cœur et d’esprit qui plaît à Dieu. C’est ce que L’apôtre Pierre et l’apôtre Jacques nous disent : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles » (Jacques 4 : 6 ; 1 Pierre 5 : 5).
Nous avons en notre Seigneur le plus merveilleux exemple d’humilité. L’apôtre Paul nous dit « qu’Il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » – Philippiens 2 : 7, 8.
Notre Seigneur a abandonné la gloire qu’Il avait auprès du père, celle de Fils Unique engendré, pour devenir un simple homme (parfait), serviteur de tous, et mourir sur la croix. C’est un admirable exemple d’humilité et de service que nous avons là !
Marcher humblement avec Dieu est la troisième exigence requise. On peut faire remarquer que si l’on est « uniquement » juste et miséricordieux, ceci peut conduire paradoxalement à développer un esprit d’orgueil, un sentiment de supériorité par rapport aux autres – un obstacle qui empêche de marcher humblement avec Dieu.
À l’inverse, il s’avère que ce sont souvent ceux qui ont eu de grandes faiblesses à combattre qui les ont amenés à être humbles. Ils ont dû lutter courageusement et sans relâche, et aller constamment au trône de la grâce de Dieu pour obtenir son aide.
Marcher avec Dieu c’est aussi apprendre des leçons que le Seigneur nous donne. L’apôtre Jacques nous dit :
« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien…
Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation [l’épreuve] ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » – Jacques 1 : 1, 12.
En résumé, chers frères et sœurs bien-aimés en notre Seigneur Jésus-Christ, ce que Dieu demande de nous est que nous pratiquions la justice, la miséricorde, et marchions humblement avec notre Dieu, tout en nous rendant compte de notre incapacité à vivre à la hauteur de ces exigences divines.
Réjouissons-nous de la faveur qu’Il nous accorde d’avoir accès au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce dans nos besoins. (Hébreux 4 : 16). Amen.