Mauvaise croix

20 septembre 2026

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Auteur : Jonathan By. , Conférence de Buhl, Alsace, le 20/09/2026

– Sujet #02 –

Titre : Mauvaise croix

Chère frère et sœurs, pour faire suite à l’introduction avec les enfants. Nous allons aborder le sujet de porter sa croix.

Nous comprenons ce que veut dire porter sa croix.

La croix n’est pas seulement le symbole de la mort de Jésus ; elle est aussi le symbole d’une vie transformée.

Pour certains, l’expression « porter sa croix » évoque la souffrance, les difficultés ou les épreuves, c’est-à-dire des situations difficiles : un échec, une maladie, des conflits familiaux ou des déceptions.

Pourtant, dans la pensée de Jésus, porter sa croix est bien plus qu’endurer des problèmes : c’est choisir, choisir chaque jour de faire confiance à Dieu, même lorsque cela coûte quelque chose.

Jésus invite ses disciples à une nouvelle manière de vivre.

Cela représente l’abandon total de sa propre volonté pour accomplir celle de Dieu.

Porter sa croix, c’est accepter de suivre Jésus même lorsque notre entourage ne comprend pas nos choix.

C’est parfois :

•        Refuser des compromis qui vont contre nos convictions.

•        Pardonner alors qu’on préférerait faire sentir à l’autre la douleur que l’on a ressentie.

•        Rester fidèle à Dieu quand personne ne regarde, quand nous ne sommes pas avec nos frères et sœurs.

•        Continuer à croire quand les réponses tardent, quand Dieu teste notre patience.

La croix est le prix de l’obéissance.

Ce que Dieu a fait pour Jésus, il est capable de le faire dans nos vies : transformer nos blessures en témoignages, nos épreuves en maturité spirituelle, et nos combats en source d’encouragement pour les autres.

Cependant, porter sa croix ne signifie pas être fort, ni prétendre l’être immédiatement.

Jésus lui-même était entouré de disciples, d’amis, de confidents, et il se tournait vers son Père lorsqu’il en avait besoin.

Les assemblées existent parce que Dieu sait que nous avons besoin les uns des autres : pour nous soutenir, nous encourager, nous aider à grandir et parfois même nous reprendre avec amour.

À ce sujet, il est écrit dans Galates 6, verset 2 :

2 Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi de Christ.

Et si nous regardons le contexte, nous découvrons quelque chose d’intéressant. Lisons les versets 1 à 5 :

1 Frères et sœurs, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le dans un esprit de douceur. Veille sur toi-même, de peur que toi aussi, tu ne sois tenté. 2 Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi de Christ. 3 Si quelqu’un pense être quelque chose alors qu’il n’est rien, il se trompe lui-même. 4 Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura de quoi être fier par rapport à lui seul, et non par comparaison avec un autre, 5 car chacun portera sa propre responsabilité.

D’un côté, nous sommes appelés à porter les fardeaux les uns des autres. De l’autre, chacun demeure responsable devant Dieu de sa propre vie et de ses propres choix et action.

Et justement, la question des fardeaux des autres est intéressante.

Car nous nous rendons rapidement compte que nous sommes déjà très occupés à porter nos propres fardeaux. Bien souvent, nous les partageons peu, et parfois même jamais. Alors comment aider les autres à porter leurs fardeaux si nous sommes constamment concentrés sur les nôtres ?

Le monde d’aujourd’hui encourage souvent cette façon de penser. Il nous répète :

« Réalise-toi. »

« Mets-toi au centre. »

« Concentre-toi sur toi-même. »

« Fais ce qui te plaît. »

En somme, le monde veut placer l’homme au centre de tout.

La croix, au contraire, nous rappelle que Dieu est au centre.

Aux yeux du monde, la croix est synonyme de mort, de souffrance et de défaite.

Pourtant, aux yeux de Dieu, c’est précisément là que s’accomplissait son plus grand plan.

Et cela devrait nous encourager.

Car c’est souvent dans les moments où nous versons le plus de larmes que Dieu travaille le plus profondément en nous.

Il façonne notre caractère, développe notre foi, purifie nos motivations et nous rapproche de lui.

La Bible nous présente de nombreux exemples d’hommes et de femmes qui ont porté une forme de croix avant de voir l’accomplissement des promesses de Dieu :

Dans la Bible de nombreux héros de la foi ont porté une sorte de croix dans :

  • Joseph a été trahi par sa propre famille, puis est allé en prison.
  • David a dû fuir dans le désert avant de devenir roi.
  • Esther a dû risquer sa vie avant d’être honorée et utilisée pour sauver son peuple.
  • Et c’est sans parler de l’apôtre Paul, qui a connu les persécutions, les emprisonnements et les rejets avant de voir l’Église se développer.

À travers tous ces exemples, nous comprenons une vérité essentielle :

La difficulté n’est pas toujours le signe de l’absence de Dieu ; parfois, elle est précisément le lieu où Dieu est en train d’agir.

Si nous revenons maintenant au passage que nous avons vu avec les enfants, dans Matthieu 16, versets 24 et 25, nous lisons :

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ! 25 En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera. 

Ces paroles sont particulièrement frappantes.

Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra.

Le monde nous encourage à nous épanouir, à nous réaliser, à faire ce que nous voulons et à nous placer au centre de l’univers.

Mais Jésus nous enseigne exactement l’inverse.

Il nous invite à renoncer à nous-mêmes pour le suivre.

Il nous montre que la véritable vie ne se trouve pas dans l’affirmation de soi, mais dans l’abandon confiant entre les mains de Dieu.

Et c’est à partir de là que je me suis posé une question qui m’a beaucoup interpellé.

Nous parlons souvent de la croix que nous devons porter.

Nous parlons souvent des fardeaux que nous avons à supporter.

Mais à quelle fréquence nous demandons-nous quel poids nous faisons porter aux autres ?

Car il est possible que, sans même nous en rendre compte, nous alourdissions parfois la croix de nos frères et de nos sœurs.

Et c’est là que ma réflexion a commencé.

Partager les fardeaux des autres peut aider à sauver des vies, à relever quelqu’un qui est découragé, à empêcher un frère ou une sœur de tomber. Mais ce n’est pas toujours aussi simple.

Je suis d’ailleurs le premier concerné.

Je ne partage que très peu mes propres fardeaux. En réalité, il n’y a que ma femme et le Seigneur qui les connaissent vraiment.

Pourquoi ?

Car on trouve toujours des excuses.

Mais aussi parce que tous les poids ne peuvent pas être portés par tout un chacun. Connaître mes faiblesses ou mes doutes pourrait aider certaines personnes, mais pourrait aussi en fragiliser d’autres.

Et cette réflexion m’a amené à me poser une autre question :

Quel fardeau, quel poids, est-ce que je fais porter aux autres ?

Sommes-nous conscients que, parfois, nous ajoutons un poids sur les épaules des autres ?

Sommes-nous conscients que nous puissions alourdir leur croix ?


Bien sûr, mon désir est de partager avec vous mon espérance, mon amour pour Dieu et la certitude que le joug de Jésus est doux et que son fardeau est léger.

Mais lorsque je parle, lorsque je donne un conseil, lorsque je formule une recommandation ou un avis, que suis-je réellement en train de transmettre ? Qu’est ce qui est compris et ressentie par l’autre ?

Est-ce que j’ajoute un poids léger et agréable à porter ?

Ou, au contraire, est-ce que je place un fardeau lourd et difficile à supporter ?

Est-ce que je fais porter de mauvaises croix aux autres ?

Et plus largement encore :

Est-ce que ce que je dis fait gagner une vie ou contribue à lui faire perdre son élan ?

En poursuivant cette réflexion, je me suis posé une autre question.

Quels sont les messages que Jésus a le plus transmis dans les Évangiles ?

Quels sont les sujets auxquels il est revenu le plus souvent ?

Y a-t-il des thèmes sur lesquels il a particulièrement insisté ?

Je vais faire une petite parenthèse à ce sujet.

Car nous connaissons tous l’image globale de l’enseignement de Jésus, mais je trouvais intéressant de regarder plus précisément quels sujets occupaient le plus de place dans son ministère.

C’est une question pour la salle.

À votre avis, quels sont les trois thèmes les plus abordés par Jésus dans la Bible ?

Et sans faire comme moi… en regardant discrètement sur votre téléphone !

J’ai consulté plusieurs analyses et plusieurs classements. Bien sûr, les résultats varient légèrement selon la méthode utilisée et la manière dont les thèmes sont regroupés. Mais dans l’ensemble, certaines idées reviennent de façon très cohérente.

Voici ce qui ressort le plus souvent :

  1. Le Royaume de Dieu
    1. C’est le thème le plus présent dans l’enseignement de Jésus. On le retrouve à travers de nombreuses paraboles qui expliquent ce qu’est le Royaume de Dieu, comment y entrer et comment y vivre.
  2. La gestion des biens, l’argent et les richesses
    1. Aider les autres – Jésus parle très souvent de l’argent, des richesses, de l’aide aux pauvres, de la justice sociale et du danger d’amasser des trésors sur la terre plutôt que dans le ciel. D’ailleurs, saviez-vous que Jésus a davantage parlé de l’argent, des richesses et de l’aide aux pauvres que de l’amour, de la foi ou même du péché ?
    1. Après avoir parlé du Royaume des cieux, il nous rappelle que son royaume n’est pas ici-bas.

Selon les classements, la deuxième place est parfois attribuée à l’identité de Jésus, notamment lorsqu’il parle de Dieu comme de son Père. Cependant, il s’agit davantage de sous-entendu que d’une véritable thématique développée dans son enseignement.

  • L’amour n’arrive que 3ème position
    • C’est le moyen d’arriver dans son royaume.
  • La prière et la relation avec Dieu
  • Le jugement et la fin des temps
  • La repentance et le pardon
  • L’hypocrisie religieuse et l’authenticité de fois, le jugement des autres

Pourquoi est-ce que je parle de cela maintenant ?

Parce qu’il nous arrive parfois de mettre quelques versets particulièrement en avant et d’oublier les sujets sur lesquels Jésus, lui, a réellement insisté.

Or, lorsque nous regardons l’ensemble de son enseignement, nous constatons que Jésus a insisté sur plusieurs points essentiels :

  • Le fait qu’il est le Fils de Dieu.
  • L’annonce du Royaume de Dieu.
  • La manière dont nous devons vivre en tant que disciples pour entré dans son royaume.

Et dans cette manière de vivre, il est souvent question d’être de bons gestionnaires de ce que Dieu nous confie, d’être généreux, compatissants, attentifs aux autres et prêts à les aider.

J’encourage chacun d’entre nous à garder un cœur pur et des intentions pures.

Mais nous savons aussi que des pensées parasites peuvent parfois s’installer dans notre esprit.

Certaines idées peuvent même sembler bibliques au premier abord.

Nous les habillons même de versets, nous leur donnons une apparence spirituelle, et finalement ils viennent confirmer ce que nous pensions déjà.

Ce n’est pas toujours facile à discerner.

Car ces idées peuvent nous paraître justes, sages, voire inspirées. Pourtant, elles ne sont parfois que notre propre interprétation, mélangée à nos émotions, à nos expériences ou à nos préférences personnelles.

Et c’est précisément là que peut commencer le danger.

Car lorsqu’une conviction personnelle est présentée comme une vérité absolue pour tout le monde, nous risquons de faire porter aux autres un fardeau que Dieu ne leur a jamais demandé de porter.

Et c’est peut-être ainsi que naissent certaines mauvaises croix.

Non pas celles que Dieu place sur notre chemin pour nous faire grandir, mais celles que les hommes ajoutent sur les épaules de leur prochain au nom de leurs propres convictions.

Est-ce que ce sont les disciples qui ont mis la croix sur Jésus ?

Prenons un exemple, nous connaissons tous la manière de reprendre un frère lorsqu’il s’égare.

C’est écrit dans Matthieu 18, versets 15 à 18.

Jésus nous demande d’abord d’aller parler à notre frère en privé. Puis, si cela ne suffit pas, d’y retourner avec un ou deux témoins. Ensuite, si nécessaire, la situation est portée devant l’assemblée. Enfin, en dernier recours, la personne n’est plus considérée comme faisant partie de la communauté.

C’est la méthode que notre Seigneur Jésus nous a laissée.

Pourtant, lorsque Paul a dû reprendre Pierre, il l’a fait publiquement, devant tout le monde, de manière directe et sans détour.

Il ne l’a pas pris à part pour lui expliquer discrètement ce qu’il faisait mal, alors même que Jésus avait donné une méthode.

Cela nous amène à une réflexion importante.

La question n’est pas seulement de savoir si je dois reprendre mon frère.

La véritable question est : dans quel esprit est-ce que je le fais ?

Car il est écrit dans Galates 6, versets 1 et 2 :

Frères et sœurs, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le dans un esprit de douceur. Veille sur toi-même, de peur que toi aussi, tu ne sois tenté. 2 Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi de Christ.

Paul ne dit pas simplement : « Redressez-le ».

Il ajoute : « dans un esprit de douceur ».

Car une vérité annoncée de la mauvaise manière peut devenir un fardeau.

La même vérité, dite avec amour et humilité, peut devenir un secours.

Prenons un autre exemple : celui de la pureté.

Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que la pureté est importante. La pureté avant le mariage, la fidélité dans le mariage et la sainteté dans notre vie sont des sujets importants dans la Bible.

Mais lorsqu’on croise une situation difficile, une personne divorcée, ou une personne qui n’a pas su garder sa pureté ou encore un homosexuel.

Quel est notre réaction et comportement ?

Que se passe-t-il lorsque nous sommes confrontés à une situation difficile ?

Lorsqu’une personne divorcée entre dans l’assemblée.

Lorsqu’une personne nous confie qu’elle n’a pas su garder sa pureté.

Ou encore lorsqu’un homosexuel nous parle de religion.

Quelle est alors notre réaction ?

Quel est notre comportement ?

Cherchons-nous à gagner une vie ?

Ou cherchons-nous avant tout à avoir raison à l’aide de versets bibliques ?

Ne risquons-nous pas parfois de ressembler au pharisien de la parabole qui se vantait devant Dieu de ne pas être comme le publicain ?

Quels versets mettons-nous en avant en premier ?

Ceux qui condamnent ?

Ou ceux qui parlent du Royaume de Dieu, de la grâce, de l’amour du Père et de l’espérance offerte à tous ?

Regardons Jésus.

Quel a été son comportement face à la femme adultère, dans Jean chapitre 8 ?

Quel a été son comportement avec la Samaritaine qui avait eu plusieurs maris et qui vivait alors avec un homme qui n’était pas son mari ?

Jésus n’a jamais approuvé le péché.

Mais il n’a jamais cessé d’aimer le pécheur

Il disait la vérité, mais il le faisait d’une manière qui ouvrait une porte vers Dieu plutôt que de la fermer.

Bien sûr, je le répète : je suis pleinement favorable à la pureté telle que la Bible l’enseigne et à une sainte conduite en tout temps.

Mais lorsque nous rencontrons ce type de situation, comment réagissons-nous ?

Et peut-être qu’une autre question mérite d’être posée :

Pourquoi rencontrons-nous si peu ce genre de personnes dans nos vies ?

Est-ce parce qu’elles n’existent pas ?

Ou est-ce parce qu’elles pensent qu’il n’y a pas de place pour elles parmi nous ?

Parce qu’elles ont le sentiment que le fardeau que nous leur imposons est trop lourd à porter ?

Que nous mettons une forme de culpabilité sur leurs épaules. Qu’ils sont responsables de leurs situations. Que nous avons des attentes en termes de comportement, de sainteté et des critères très élevés.

Est-ce qu’on site en premier les versets de lévitique, ou ceux sur le royaume, l’amour de Dieu ? Ou les versets où il faut aider son prochain.

J’aime beaucoup les versets sur la pureté en lévitique car en plein milieu il y a le verset où il est écrit.

Et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils. (Lévitique 19 :19)

Et le verset 20 repart sur Lorsqu’un homme couchera avec une femme, etc. etc. sur la pureté et pourtant sur ce 1er fait j’imagine que nous sommes tous coupables.

Lisons maintenant les paroles de Jésus dans Matthieu 23, versets 1 à 4

1 Alors Jésus s’adressa à la foule et à ses disciples 2 en disant : « Les spécialistes de la loi et les pharisiens se sont fait les interprètes de Moïse. 3 Tout ce qu’ils vous disent [de respecter], faites-le donc et respectez-le, mais n’agissez pas comme eux, car ils disent et ne font pas. 4 Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.

Les pharisiens imposaient des fardeaux aux autres.

Le peuple avait déjà reçu la Loi de Dieu. Loi que Jésus a accomplie. Dieu accorde son pardon, Dieu transforme en nouvelle créature.

Mais, au fil du temps, la culture religieuse qu’ils avaient créée avait ajouté de nouvelles charges, de nouvelles exigences et de nouvelles pressions.

Au point que les hommes portaient davantage le poids des traditions humaines que celui de la volonté de Dieu.

Ce n’est donc pas un hasard si l’hypocrisie religieuse est l’un des sujets que Jésus a le plus souvent dénoncés.

Il y a un verset que j’aime beaucoup dans Ecclésiaste 7, verset 16 :

Ne sois pas juste à l’excès et ne te montre pas trop sage: pourquoi te détruirais-tu ?

Autrement dit :

Ne pousse pas ta propre justice au point de perdre ta sagesse. Ni la sagesse et qu’elle ne devienne folie.

Gardons de l’humilité.

Gardons un esprit équilibré.

Gardons un cœur capable de faire grâce.

Car nous savons une chose. Le diable rôde autour de nous.

Il cherche à décourager.

Il cherche à accuser.

Il cherche à nous faire douter de l’amour de Dieu.

Il cherche même parfois à nous faire porter des poids que le Seigneur ne nous a jamais demandés de porter.

Jésus, au contraire, nous dit dans Matthieu 11, verset 30 :

Car mon joug est doux et mon fardeau léger.

Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’épreuves.

Cela signifie que nous ne les portons jamais seuls.

Alors, lorsque nous parlons, lorsque nous conseillons, lorsque nous échangeons un frère ou une sœur, posons-nous quelques questions :

  • Est-ce que je rapproche cette personne de Jésus ?
  • Est-ce que je l’aide à porter son fardeau ?
  • Est-ce que je lui montre la grâce et la vérité de Christ ?
  • Ou est-ce que j’ajoute un poids ou une culpabilité supplémentaire sur ses épaules ?

Je vais conclure en vous laissant que ces quelques pistes de réflexions, afin que nous puissions garder un cœur pur et un comportement conforme aux attentes de Dieu en sachant que nous avons un défenseur qui vient combler nos manquements.

Et je souhaite que le Seigneur nous aide à porter fidèlement notre propre croix.

Qu’il nous aide à Lui faire confiance dans les épreuves.

Qu’il nous aide à soutenir nos frères et nos sœurs lorsqu’ils faiblissent.

Et surtout, qu’il nous garde d’imposer aux autres des fardeaux que Dieu lui-même n’impose pas.

Amen.