MATTHİEU ET LE MESSİE

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« Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes fussent accomplis. » ― Matthieu 26 : 56.

Versets choisis : Matthieu 12 : 9-21 ; 13 : 34, 35 ; 21 : 1-5

Dans son Évangile Matthieu cite des versets de l’Ancien Testament écrit en hébreu pour démontrer aux Juifs que Jésus est le Messie. Le verset en titre nous rappelle que tous les actes et événements de la vie du Seigneur avaient pour but d’accomplir les écrits des prophètes.

Les premiers versets choisis relatent la guérison par Jésus d’un homme qui avait une main sèche. Comme c’était un jour de sabbat, cela provoqua l’hostilité des pharisiens, qui cherchèrent le moyen de Le faire mourir. Matthieu rapporte alors un texte d’Ésaïe concernant cet incident : « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n’élèvera point la voix, et ne la fera point entendre dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; il annoncera la justice selon la vérité. » ― Ésaïe 42 : 1-3.

Matthieu écrit que cette prophétie parlait de Jésus (mais aussi de son Église) et de son œuvre future. Après cette guérison, Jésus se déroba à ses ennemis parce qu’Il savait que son temps n’était pas encore venu. S’éloignant de ce lieu, Jésus guérit encore d’autres malades mais recommanda sévèrement au peuple de ne pas Le faire connaître.

Les versets suivants nous informent que Jésus parlait au peuple en paraboles. Matthieu en rapporte quelques-unes : celle du semeur (13 : 3-9), et sa signification, aux disciples uniquement (13 : 10-30) ; la parabole du grain de sénevé (13 : 31, 32) ; du levain (13 : 33). Matthieu cite alors le Psaume 78 : 2 : « J’ouvre la bouche par des sentences, je publie la sagesse des temps anciens. » Il souligne encore le fait que notre Seigneur Jésus a réalisé ce qui était écrit à son sujet par les prophètes.

Le troisième passage (21 : 1-5) décrit l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Les gens, témoins de cet événement, étendirent leurs vêtements sur le chemin, coupèrent des branches d’arbres, et les étendirent sur la route par laquelle Jésus entrait dans la ville. Et la foule criait : « Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! » (21 : 9).

Matthieu s’inspire ici des paroles du prophète Zacharie, pour prouver que l’entrée de Jésus à Jérusalem avait été annoncée bien avant ce jour mouvementé : « Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9 : 9). Nous croyons que, par cet événement significatif, Jésus exécuta fidèlement la volonté de son Père céleste.

Nous lisons en Ésaïe 53 : 7-9 : « Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. »

Matthieu nous décrit Jésus, le Messie, comme Celui dont parlaient les prophètes. Et malgré tous ces témoignages, les siens ― Israël ― ne L’ont pas reconnu, ni reçu.

TA – Février 1976