Auteur : Rafal P. , Conférence Pentecôte, le 24/05/2026, Vigy
– Sujet #04 –
Chers frères et sœurs.
(Salutations).
L’un de nos plus grands désirs est de « Connaître et comprendre Dieu. »
Nous apprenons à connaître notre Père, entre autres, en approfondissant ses quatre attributs fondamentaux, à savoir : la Sagesse, la Puissance, la Justice et l’Amour. Comprendre Dieu consiste principalement à déchiffrer Sa volonté.
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C’est un peu comme lorsqu’on fait la connaissance d’une nouvelle personne dans notre vie. Nous ne nous intéressons pas seulement à ce qu’elle est, à son caractère, à sa personnalité et à ce qui l’intéresse. Mais aussi à ses projets, à ses intentions et à ses attentes à notre égard.
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Dans ce domaine, il est important de comprendre non seulement ce que Dieu attend de nous, mais aussi pourquoi ? Quel est le but de Dieu en ce que ses « enfants » accomplissent sa volonté ? J’aimerais que ce soit précisément, aujourd’hui, le sujet de nos réflexions.
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Si je posais la question, mes frères : Pourquoi devons-nous accomplir la volonté de Dieu ? Nous répondrions sans doute :
– afin que l’Église soit choisie comme épouse du Seigneur.
– afin que, dans cette semence, c’est-à-dire en Christ, Tête et corps, toutes les nations de la terre soient bénies.
– afin qu’Il aide chacun à trouver sa place dans ces nouvelles conditions.
– afin que les hommes soient réconciliés avec Dieu et vivent éternellement dans Son Royaume.
Et c’est bien sûr la vérité.
Mais est-ce que ce sont les seules raisons ? Sont-ce là les seules raisons pour lesquelles nous devons accomplir les commandements de Dieu ? Cherchons ensemble la réponse à cette question.
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J’ai intitulé cet exposé : « Qu’attend de toi le Seigneur ? »
Le titre de cette réflexion est tiré d’un passage de la prophétie de Michée 6 : 8 :
« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bon et ce que le Seigneur attend de toi : c’est seulement que tu observes la justice, que tu pratiques l’amour fraternel et que tu marches humblement avec ton Dieu. »
Lorsque nous réfléchissons à ce verset, nous arrivons à la conclusion que les trois commandements divins qu’il contient renferment toute l’essence de ce que Dieu attend de l’homme. Tous les autres commandements et recommandations sont contenus dans ces trois directives. Je pense que ces paroles sont universelles et intemporelles. Elles s’adressent à tous les hommes qui, un jour, souhaiteront entrer en communion avec le Créateur.
La différence réside toutefois dans le fait que la bénédiction qui en découlera pour les hommes sera fonction de la période de l’histoire du monde à laquelle elles parviennent aux hommes.
Ce qui nous intéresse bien sûr le plus, c’est le temps présent, celui dans lequel nous vivons. À partir du verset que nous venons de lire, nous examinerons plus en détail ce que Dieu attend de nous. Et pour finir, essayons de répondre à la question suivante : Pourquoi Dieu exige-t-Il que nous accomplissions Sa Volonté ?
Avant de commencer l’analyse de ce sujet, j’aimerais que nous prêtions attention à deux points :
Premier point :
Quelle devrait être notre attitude lorsque nous accomplissons la volonté de Dieu ?
Je pense que c’est par là que nous devrions commencer. Car, pour comprendre ce que le Seigneur attend de nous, nous devons préparer notre cœur et nous armer d’une grande humilité. Sans cela, il nous sera difficile de comprendre quelles sont les attentes de Dieu à notre égard. Permettez-moi, mes frères, de vous donner un exemple.
Nous nous souvenons de cet événement où Jean-Baptiste, alors qu’il était en prison, envoya ses disciples demander à notre Seigneur. Matthieu 11 : 3-5 : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Souvent, à propos de cette histoire, nous nous interrogeons sur l’intention qui animait Jean lorsqu’il envoya ses disciples poser cette question. Pour ma part, cependant, je voudrais attirer l’attention sur un autre aspect de cette histoire. Remarquez, je vous prie, comment le Seigneur Jésus répond aux disciples de Jean :
« … Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et l’Évangile est annoncé aux pauvres. »
Notre Seigneur ne dit pas : « Regardez ce que J’ai fait. Comment J’accomplis la volonté de mon Père. Le bien que J’ai fait à ces gens : ils recouvrent la vue, marchent, entendent. C’est Moi qui les ressuscite et qui leur annonce l’Évangile. »
Mais le Seigneur Jésus dit : « racontez ce que vous entendez et ce que vous voyez. »
Remarquons-nous ici cette subtile différence dans le message ? Le Seigneur Jésus ne se met pas en avant, mais souligne que l’accomplissement de la volonté de son Père doit être reconnu à travers les fruits de son action. Ce ne sont pas les paroles et les déclarations qui comptent, mais les actes et leurs conséquences.
Lorsque nous aurons un cœur droit et une attitude humble, nous n’aurons pas besoin de convaincre les autres que nous accomplissons la volonté de Dieu. Cela se verra tout simplement. Les fruits de notre conduite en témoigneront.
Que les paroles suivantes résument ce dont nous parlons : Matthieu 7 : 20-21 : « C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : « Seigneur, Seigneur » qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais seulement celui qui accomplit la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »
Deuxième point :
En abordant le thème de la compréhension de la volonté de Dieu, on ne peut passer sous silence la question de la participation de l’Église au sacrifice expiatoire. Un passage de la Lettre aux Hébreux 13 : 11-13 nous le confirme : « Car les corps des animaux dont le sang est porté par le grand prêtre dans le sanctuaire pour le péché sont brûlés hors du camp. C’est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc vers Lui hors du camp, en portant son opprobre. »
Comme nous nous en souvenons, ces paroles font référence au chapitre 16 du Lévitique, où sont décrits les sacrifices du jour des expiations. C’est là que nous lisons que le sang du taureau et du bouc sont traités de la même manière. Le but de ce sujet n’est pas d’analyser en détail cette information. Cependant, comprendre la raison pour laquelle il nous est demandé de sortir avec le Christ hors du camp pour porter son opprobre relève du thème de nos réflexions.
Nous allons essayer de montrer à quoi ressemblera le principe d’application du sacrifice mentionné et quelle est, dans le Plan de Dieu, la raison pour laquelle l’Église aura le privilège de participer au sacrifice pour le péché.
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Passons à la première partie de nos réflexions.
…Le Seigneur exige de toi : seulement que tu respectes la LOI. Qu’est-ce que cette loi, et comment la respecter ? Sans doute, la première chose qui nous vient à l’esprit est la Loi donnée par Dieu au peuple d’Israël. Elle a été clairement et précisément écrite et transmise par Dieu. Cette Loi, donnée par Dieu dans sa forme pure, ne nécessitait aucun commentaire humain et ne laissait aucune marge à une interprétation arbitraire. Ce sont les hommes qui, avec le temps, y ont introduit des interprétations et des ajouts superflus.
Mais le message de Dieu était simple. Celui qui respectera cette loi vivra. Celui qui enfreindra ne serait-ce qu’un seul de ses commandements mourra. Des règles justes et claires. Nous savons comment se sont déroulés ensuite les destins du peuple élu et sa capacité à respecter la Loi.
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Et qu’en est-il de nous ? Avons-nous, nous aussi, une Loi ? Si oui, quand a-t-elle été donnée et en quoi consiste-t-elle ?
Nous sommes conscients, bien sûr, que la Loi du Sinaï, dans son essence, nous concerne également. Évidemment, nous ne parlons pas du cérémonial qui, comme nous le savons, a trouvé son accomplissement en la personne de notre Seigneur.
Mais si on nous demandait : « qu’est-ce qui constitue aujourd’hui pour nous la Loi de la Nouvelle Création ? A-t-elle, tout comme la Loi, été donnée sur la montagne ? » Personnellement, j’en arrive à la conviction que oui. Nous avons une Loi et, pour nous aussi, elle a été transmise sur une montagne, sur la Montagne des Béatitudes.
En analysant ce sujet, j’ai remarqué de nombreuses similitudes entre ce qui s’est passé au Sinaï et ce que le Seigneur Jésus a transmis, consigné par l’évangéliste Matthieu dans les chapitres 5, 6 et 7 de son évangile. La symbolique même de la montagne est très éloquente. Les paroles prononcées sur la montagne viennent de Dieu. C’est de son trône, de son Royaume, que sortent les commandements et les décrets concernant le genre humain.
Avant de monter sur la montagne, notre Seigneur a été tenté pendant 40 jours dans le désert. 40 est un nombre significatif qui symbolise le temps de l’épreuve et de l’expérience, le temps nécessaire à la purification et à la préparation. Ce n’est pas sans raison que, depuis la sortie du peuple d’Égypte jusqu’à son arrivée au pied du mont Sinaï, Israël a eu besoin d’environ 40 jours. Nous nous souvenons que durant cette période, il a été particulièrement mis à l’épreuve. C’est là, qu’après trois jours de marche, il ne put étancher sa soif, car l’eau qu’il trouva s’avéra amère. Après un mois vinrent les épreuves et les murmures à cause du manque de nourriture. Puis le salut sous la forme de la manne. Les épreuves causées par la guerre contre les Amalécites. Tout cela avant même qu’ils n’arrivent au Sinaï.
Moïse a passé deux fois quarante jours sur le mont Sinaï, où il a reçu les Commandements de Dieu. Je pense que ces similitudes ne sont pas fortuites et qu’on pourrait en citer bien d’autres encore. Je ne veux pas trop m’étendre sur ces images, je voudrais seulement souligner ce moment particulier en Matthieu 5 : 1-2 où : « … Jésus, voyant les foules, monta sur la montagne. Et quand il s’assit, ses disciples s’approchèrent de lui. Et, ouvrant la bouche, il les enseignait… »
Chers frères. Notre Seigneur s’adressait à la foule. Mais ce sont ses disciples qui étaient les plus proches et qui entendaient le plus clairement les enseignements du Maître. Et ce sont eux que les paroles du Seigneur ont le plus marqués. Je pense que cela a une signification. Car si les foules ont entendu l’Évangile au fil des siècles, ce sont seulement les plus proches du Seigneur qui l’ont reçu le plus profondément.
Si nous analysons le contenu du Sermon sur la montagne, nous remarquerons qu’il s’agit de l’essence même de la Vérité divine. Il contient tous les éléments nécessaires pour accomplir la Volonté de Dieu en matière d’observance de la loi. On y trouve des indications concernant la relation de l’homme avec le Créateur et son attitude envers le prochain. Des préceptes juridiques, éthiques et moraux, des commandements de bonne conduite. Ils abordent les domaines les plus divers de la vie familiale, communautaire ou sociale. Mais ils nous montrent aussi les principes de la loi à l’égard des personnes du monde et même des ennemis, des gens qui nous sont hostiles.
C’est là que se trouve la Règle d’or universelle. C’est là que nous apprenons que notre Législateur est aussi notre Père et que nous savons comment nous adresser à Lui et prier.
Nous n’avons pas le temps de discuter de toute cette Loi pour l’instant. Je ne veux pas dire par là que les autres passages du Nouveau Testament sont moins importants. Ce n’est pas le cas. Ils sont nécessaires et indispensables, car ils précisent et expliquent en de nombreux endroits la Loi concernant la Nouvelle Création. Les récits des Évangélistes, les épîtres Apostoliques et l’Apocalypse constituent l’ensemble complet du message du Nouveau Testament.
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Il y a cependant quelque chose que je voudrais souligner. Quelque chose qui nous aidera à comprendre : Pourquoi devons-nous accomplir la loi ?
Réfléchissons à la différence entre les paroles de Jésus sur le Mont des Béatitudes et celles prononcées sur le Mont Sinaï. Remarquons que le Seigneur Jésus, dans son sermon, fait référence à la loi religieuse. Le Seigneur dit en Matthieu 5 : 21 : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d’adultère. Œil pour œil, dent pour dent… » Et ainsi de suite.
En donnant ces exemples, le Seigneur ne nous permet pas de penser que celui qui Le suit puisse faire quelque chose de semblable. Que l’un des appelés puisse tuer physiquement, commettre l’adultère ou frapper quelqu’un. Le Seigneur montre plutôt comment les personnes qui vivent selon l’Esprit doivent respecter ces consignes. Il aborde le problème de la colère des uns envers les autres, de la convoitise ou de notre attitude envers nos ennemis. Et c’est là que réside la difficulté.
La Loi de l’Ancien Testament ne laissait aucune marge pour calculer et analyser le péché. Tuer un homme, c’était sa mort. Point final. Il avait perdu la vie.
Et la Nouvelle Loi ? Que signifie, se mettre en colère contre son frère ? Toutes mes pensées ont-elles toujours été vraiment pures ? Ai-je toujours tendu l’autre joue ? Suis-je docile, prompt à pardonner ? Et si ce n’est pas le cas, suis-je déjà soumis au jugement ? Cela anéantit-il déjà ma chance d’être cohéritier des promesses de Dieu ? L’intercession de notre Défenseur et Avocat suffit-elle pour que Dieu ne considère pas certaines de nos fautes comme des péchés ?
Ce n’est là qu’une fraction des nombreuses questions concernant notre conduite et ce que Dieu exige de la Nouvelle Création. Ce besoin d’interprétation et de réflexion sur notre comportement, laissé par le Seigneur, a pour but de nous élever à un niveau supérieur. Il est là pour que nous réfléchissions à ce que nous faisons, pas selon la chair, mais selon l’esprit. C’est difficile, mais nécessaire.
Pourquoi ? Parce que cela nous élève à un niveau spirituel, au bout duquel se trouve l’immortalité. Et on ne peut atteindre l’état divin sans analyser sérieusement et distinguer correctement ce qui est bon et ce qui est péché. Car le but de l’observance de la loi est de manifester l’obéissance. Ce que l’adversaire de Dieu n’a pas accompli. Satan ne reconnaît pas la loi de Dieu et tente sans cesse, à tout prix, de la combattre. Son but est d’empêcher le peuple de Dieu d’obéir à Dieu et à Ses principes.
En réponse à la question : L’application de la loi est nécessaire au bon perfectionnement du caractère. Car seule la loi de Dieu est capable de définir les règles de conduite qui nous permettront d’obtenir la nature divine. L’observance de la Loi de Dieu transmise par le Seigneur et les Apôtres aux appelés de l’ère de l’Évangile, est l’une des conditions nécessaires pour obtenir l’immortalité.
Gardons cette phrase en mémoire, car nous en aurons besoin à la fin de cet exposé.
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Deuxième partie.
…Le Seigneur exige de toi que tu fasses preuve d’amour fraternel.
Une autre traduction de la Bible rend encore mieux ce verset : « Ô homme, Dieu attend de toi que tu t’éprennes d’amour pour la miséricorde. »
Je me demande comment aborder ce sujet. Dois-je une fois de plus parler de l’amour, de son importance et de son caractère indispensable dans nos relations avec Dieu et les uns avec les autres ? Ne savons-nous pas déjà tout cela ? Y a-t-il, parmi les consacrés à Dieu, quelqu’un qui ne le comprenne pas ? Alors, de quoi parler ?
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Puisque nous savons ce qu’est l’amour, si nous comprenons sa signification, la nécessité de le cultiver et de le manifester, alors peut-être devrions-nous réfléchir un instant. Pourquoi en avons-nous besoin ?
Je viens de citer : « Dieu attend de toi que tu t’éprennes d’amour pour la miséricorde ». Dans quel but Dieu a-t-Il besoin que nous aimions la miséricorde ? Tout comme dans le cas de la Loi de Dieu, la recommandation de respecter l’amour de Dieu est quelque chose que l’adversaire de Dieu ne peut accepter.
Remarquez, s’il vous plaît, une constante. Presque chaque fois que quelqu’un fait preuve d’amour, vient celui qui cherche à ridiculiser, à entraver et, par conséquent, à détruire chez les hommes la plus grande de toutes les vertus. Voici quelques exemples tirés du Nouveau Testament :
– Lorsque Marie-Madeleine verse sur le Seigneur un parfum précieux, l’adversaire suggère à Judas et aux apôtres de minimiser par leurs paroles la valeur de ce geste d’amour.
– Le Seigneur Jésus aide les gens en les guérissant, or les pharisiens n’y voient pas sa bienveillance et son empathie, mais seulement le fait qu’Il le fasse le jour du sabbat.
– Notre Seigneur enseigne à des foules de personnes désireuses de l’écouter, tandis qu’autour de Lui rôdent ceux qui tentent de Le prendre en défaut dans ses paroles.
– Le Seigneur se tourne vers les plus démunis, les exclus de la société et les pauvres, ce qui Lui vaut les critiques acerbes des scribes.
On pourrait multiplier les exemples de ce genre. Dans notre vie aussi, il y a sans doute beaucoup de situations de ce genre. Lorsque nous voulons faire preuve d’amour et que nous sommes confrontés à la critique, cela ne prouve qu’une seule chose. Satan hait l’amour. Il en est l’ennemi et fait tout ce qu’il peut, utilisant tous les moyens à sa disposition, pour l’éteindre chez les hommes. Le pire, c’est qu’il utilise souvent des personnes qui lui obéissent pour atteindre son but.
Pourquoi est-ce ainsi ? Je pense que Satan comprend que l’amour est justement le facteur qui le détruira finalement. C’est notamment ce dont parlait l’apôtre Paul en Romains 12 : 21 : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »
Remarquons que seul le bien peut vaincre le mal. Seul l’amour peut détruire la haine. Détruire, c’est anéantir, faire en sorte que quelque chose cesse d’exister et de menacer. Si nous considérons les choses sous cet angle, il nous apparaît plus clairement pourquoi Dieu veut que ses enfants s’éprennent de la miséricorde. Pour que cet amour devienne le sens de leur vie. Dieu nous a donné les outils pour que nous cultivions l’amour. Il nous a montré un modèle inatteignable en la personne du Seigneur et de ses Apôtres. Il nous a donné la doctrine de la vérité, comme source d’inspiration pour la miséricorde. Car Dieu a un plan pour amener l’homme à la réconciliation avec Lui. Il a un plan pour détruire Satan et ses armées, le péché et, par conséquent, la mort.
Font partie de ce plan ceux qui, malgré des conditions défavorables, avec l’aide du Consolateur divin, seront capables de développer en eux la qualité de l’amour à un degré tel qu’il leur permettra d’atteindre l’état divin.
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Souvent, lorsque nous parlons de l’amour, nous faisons référence à l’hymne du chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens. C’est l’un de ces passages de la Bible que tous les chrétiens du monde connaissent sans doute. Et c’est très bien ainsi. Ces paroles expliquent ce qu’est l’amour et qu’il est ce qu’il y a de plus important. Ce qu’il devrait être en nous et entre nous.
Je voudrais cependant m’appuyer sur un autre passage des Écritures. Ce passage nous explique non seulement ce que devrait être l’amour, mais aussi à quoi il sert et quelle est sa mission. Épître aux Romains 8 : 28, 35-37 : « Nous savons, du reste, que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein… » Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le danger, l’épée ?
Comme il est écrit : « C’est à cause de Toi que nous sommes mis à mort tout au long du jour, nous sommes considérés comme des brebis destinées à l’abattoir. Mais en tout cela, nous sommes vainqueurs par Celui qui nous a aimés. » Retenons deux phrases de ce passage : Dieu coopère avec ceux qui L’aiment. Nous sommes vainqueurs par Celui qui nous a aimés.
En réponse à la question : pourquoi Dieu a-t-il besoin de notre amour ? C’est nécessaire pour coopérer avec Dieu. C’est indispensable pour vaincre. Pour obtenir l’état d’immortalité. En quoi consistent et quel est le but cette coopération et cette victoire ? Nous tenterons de l’expliquer à la fin de notre réflexion.
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Troisième partie.
…Afin que nous soyons humbles devant la face de Dieu.
Et je poserai donc la question suivante : pourquoi ? Pourquoi est-ce précisément l’humilité qui est mentionnée parmi les trois commandements concernant la Volonté de Dieu ? Pour le comprendre, nous devons remonter à des temps très anciens. Si anciens qu’il n’y avait alors encore aucun homme sur terre. « Ton orgueil et le son de tes luths ont été précipités dans le royaume des morts… » Ésaïe 14 : 11
L’adversaire de Dieu s’est enflé d’orgueil et a voulu être l’égal du Très-Haut. Son orgueil, associé au mensonge, a été la cause de sa chute. On peut dire que c’est là, la cause du péché dont a hérité toute l’humanité. Certains hommes succombent particulièrement à Satan, le montrant par leur cœur hautain.
Qu’est-ce donc que l’orgueil et pourquoi Dieu s’oppose-t-il si fermement à son expansion ? L’orgueil, c’est une confiance excessive en sa propre valeur. C’est l’arrogance et la conviction de sa propre supériorité. Il conduit au mépris des autres et rejette toute aide, même celle de Dieu Lui-même. Il sépare l’homme de Dieu et de ses frères. Il se manifeste par une réticence à reconnaître ses torts, une incapacité à être reconnaissant et une tendance à se mettre au centre de l’attention.
Le contraire de l’orgueil c’est l’humilité qui consiste à voir la vérité sur soi-même et à prendre conscience de ses lacunes et de ses erreurs. L’humilité place les autres au-dessus de soi. Cela ne signifie pas que nous devons nous sous-estimer, mais le manque d’estime de soi ne nous autorise pas à oublier le respect des autres. L’humilité nous fait prendre conscience de notre besoin de dépendre du Seigneur Dieu, du fait que nous ayons besoin de Lui à chaque instant de notre vie. L’humilité nous aide à apprécier la valeur de l’aide de notre Intercesseur, qui est notre Seigneur.
Parce que le Seigneur Jésus a traversé les épreuves et les expériences avec succès, Il comprend notre vie et les soucis qui y sont liés. Dieu exige de nous l’humilité, avant tout, pour que nous marchions humblement devant Sa face.
Demandons-nous donc pourquoi Dieu exige cela de nous ? Le mécanisme est similaire à celui des deux premiers sujets abordés. Satan déteste l’humilité et la modestie. L’arrogance et la fierté sont le fondement de son trône. Et l’orgueil et la confiance en soi ont dominé le genre humain, sensible à ses influences. Parce que l’orgueil est le fondement de l’activité de l’adversaire de Dieu, son contraire ne peut être qu’une humilité perfectionnée. L’humilité détruit l’orgueil. L’humilité acquise et éprouvée par les membres de la Nouvelle Création sera l’un des facteurs qui contribueront à leur permettre d’atteindre le niveau divin. Une conduite modeste, pleine d’humilité et de respect envers le Très-Haut et ceux qui Lui sont dévoués contribuera à l’obtention future de l’état d’immortalité.
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Résumons.
En apprenant à connaître Dieu, nous nous efforçons de découvrir ses quatre attributs fondamentaux. En comprenant Dieu, nous essayons de saisir ce qu’Il attend de nous et pourquoi Il l’exige. Dieu exige de nous que nous observions Sa Loi, que nous aimions la miséricorde et que nous soyons humbles. Sa volonté c’est que nous manifestions ce qu’Il attend de nous par le baptême dans la mort de Son Fils, et que nous nous développions, dans la mesure du possible, au sein de la communauté des appelés formant les Assemblées du Seigneur. Tout cela est nécessaire pour passer de la mort à la vie. Pas la vie éternelle sur terre, mais la vie immortelle sur le plan divin.
Il nous reste maintenant à répondre à la question posée en introduction.
Pourquoi, dans le plan de Dieu, est-il nécessaire que 144 000 fidèles reçoivent le niveau de l’immortalité ? C’est une magnifique récompense. En plus des raisons qui ont été mentionnées précédemment, il y en a une pour laquelle, dans sa sagesse, Dieu a prévu une bénédiction spéciale pour ceux qui atteindront ce niveau.
Comme nous le savons, le premier à ressusciter fut Notre Seigneur. En Le ressuscitant d’entre les morts, Dieu a confirmé qu’Il avait accepté son Sacrifice Rédempteur. Car le Seigneur Jésus était le seul parmi les hommes à avoir le droit de payer le prix équivalent. Notre Seigneur, malgré une période de trois ans et demi d’épreuves, de tribulations et de souffrances, n’a pas succombé à l’adversaire de Dieu. Il a confirmé que la mort n’avait aucun pouvoir sur Lui et qu’elle était vaine. Ce qui, grâce à sa vie parfaite, Lui a donné le droit d’offrir un sacrifice pour le péché d’Adam et pour toute l’humanité. Cela a permis que deux prophéties annoncées puissent s’accomplir.
La première, celle d’Éden : sur l’écrasement de la tête du serpent. Puis celle qui est la promesse faite à Abraham en Genèse 22 : 18 : « En ta postérité, toutes les nations de la terre seront bénies… » Comme nous le savons, cette postérité devait être en premier lieu Notre Seigneur. Mais pas seulement. Ceux qui ont suivi Christ et rempli les conditions nécessaires à leur vocation devaient être appelés les descendants d’Abraham. Être descendant d’Abraham et héritier selon la promesse entraîne certaines conséquences et responsabilités. Avant de recevoir ce titre et les bénédictions qui en découlent, il faut, tout comme le Seigneur, passer par un temps d’épreuve et d’expérience. Les paroles de la lettre aux Romains 8 : 16-17 le confirment :« C’est l’Esprit qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, pourvu que nous souffrions avec Lui afin d’être aussi glorifiés avec Lui. »
Afin que nous soyons glorifiés avec Lui, c’est-à-dire que, tout comme le Seigneur, nous recevions l’état divin d’immortalité. Et c’est là que nous arrivons au cœur de nos réflexions,
Remarquons : Le respect de la loi, l’amour et l’humilité ont été le lot de notre Seigneur. Nous croyons qu’avec son aide, ce sera également le lot de la classe de l’Église revêtue de la robe de ses mérites. Ce qui la mènera à l’état d’immortalité. Unis au Seigneur en un seul Corps, formant un seul Sacrifice, ils contribueront à la destruction de Satan, du péché et, par conséquent, de la mort. Car seule l’immortalité de Christ complet peut détruire Satan, cause du péché. Car Dieu, dans son plan, savait que le sacrifice de son Fils serait parfait, car Lui-même était parfait et n’avait pas été souillé par le péché. Son sacrifice était complet et suffisant.
Cependant, par sa grâce, le Très-Haut a permis qu’une partie de ce sacrifice unique soit constituée par quelques hommes qui, bien que souillés par le péché, ont su renoncer à eux-mêmes et remplir les conditions découlant de l’accomplissement de la volonté de Dieu. Des hommes qui, tout comme le Seigneur, n’ont pas succombé à Satan, lui ôtant de la main tous les arguments par lesquels il trompait les nations. C’est en partie des paroles de la lettre à Tite 2 : 7-8 : « En tout, donne l’exemple d’une bonne conduite par un enseignement sans fausseté et par la droiture, par une parole sincère et irréprochable, afin que l’adversaire soit confondu, n’ayant rien de mauvais à dire de nous. »
Mais ce n’est pas tout. Dieu agit de concert avec ceux qui L’aiment afin de ridiculiser et d’humilier encore davantage Satan. Afin de le rabaisser et de le détruire. Car ni Satan ni la mort n’ont de pouvoir sur eux.
Remarquons en quoi consiste la valeur d’accomplir la Volonté de Dieu. Il y a sur terre des gens qui, bien qu’ils soient nés sous la malédiction du péché, aient été corrompus et mortels, contribueront à la destruction totale de la mort en accomplissant la Volonté de Dieu et en formant un seul sacrifice.
– l’injustice, on peut la détruire en respectant la Loi de Dieu
– la haine, on peut l’anéantir par l’amour.
– et l’orgueil est étouffé par l’humilité et la modestie.
Lorsque nous en prendrons conscience, nous y verrons l’immensité de la Sagesse et de la Grâce de Dieu. Pour confirmer ces paroles, lisons 1 Corinthiens 15 : 54-57 : « Et lorsque ce qui est corrompu s’habillera de ce qui est incorruptible, et que ce qui est mortel s’habillera d’immortalité, alors s’accomplira la parole écrite : « La mort a été engloutie dans la victoire ! …Où est, ô mort, ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? Or, l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi ; mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »
Remarquons à qui ces paroles s’adressent. Nous savons que : « … Celui que Dieu a ressuscité n’a pas connu la souillure » [ Actes 13 : 37]. Notre Seigneur était parfait et n’était pas souillé par le péché. Les paroles que nous venons de lire dans les Actes des Apôtres se rapportent donc aux vainqueurs de l’ère de l’Évangile. Lorsqu’ils recevront l’immortalité, les paroles suivantes s’accompliront : La mort a été engloutie dans la victoire ! En recevant l’immortalité, le Christ et son corps confirment que la mort n’a aucun pouvoir sur eux. Elle est sans effet. Elle cesse d’agir. L’aiguillon de la mort, qui est le péché, n’a plus la possibilité d’infliger de blessures. Et si quelque chose cesse d’être efficace et n’a plus de pouvoir, alors il est effacé une fois pour toutes. L’adversaire est ridiculisé, terrassé et vaincu. Le péché cesse de piquer et la mort arrête sa moisson.
Je suis convaincu que c’est précisément dans ce sens que l’Église de Christ participera au sacrifice pour le péché.
Pour finir, je vais vous montrer comment ce mécanisme peut fonctionner à l’aide d’un exemple tiré de l’histoire de la vie du prophète Daniel. Vous vous souvenez, mes frères, de ce moment où le roi Nabuchodonosor fit ériger une statue d’or et donna l’ordre : « … Je vous l’ordonne, nations, tribus et langues : … prosternez-vous et adorez la statue d’or que le roi Nabuchodonosor a érigée. Et quiconque ne se prosternera pas sera immédiatement jeté dans la fournaise ardente. » [Daniel 3 : 4-5] C’était un décret, c’était la loi. On n’en discutait pas. Il fallait obéir à l’ordre. C’était de l’idolâtrie et un péché. Le non-respect de l’ordre était passible de la mort dans la fournaise ardente. Les trois jeunes gens n’avaient pas l’intention de se prêter à cela. Il fallait s’y opposer.
Mais ce n’est pas tout : il fallait tout faire pour vaincre ce péché. Pour détruire cette œuvre satanique, afin qu’elle ne serve plus jamais à de viles pratiques idolâtres. Nous nous souvenons de ce que font les trois jeunes gens : Shadrach, Meshach et Abed-Nego. Ils prennent des pioches, de gros marteaux, des ciseaux et partent démolir la statue dorée. Est-ce ainsi ? Ou peut-être rassemblent-ils ceux à qui cela déplaît aussi et, munis de cordes, partent-ils renverser la statue. C’est cela ? Ou bien ont-ils décidé d’organiser un complot contre le roi pour le tuer ?
Non, ils disent simplement : « Si notre Dieu, que nous servons, peut nous sauver, il nous sauvera de la fournaise ardente et de ta main, ô roi. Et si ce n’est pas le cas, sache, ô roi, que nous n’adorons pas ton dieu et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d’or que tu as érigée. » [Daniel 3 : 17-18] Nous savons comment cette histoire s’est poursuivie.
Ce sur quoi je voudrais attirer l’attention, c’est le fait que, par la suite, on n’entend plus parler dans cette histoire de la statue d’or devant laquelle il faut s’agenouiller. Il n’y a plus de statue en or. Le roi ne dit pas : « Bon, laissez ces trois-là tranquilles, mais vous, continuez à obéir à mon ordre. » La loi infame et idolâtre du roi a cessé d’être en vigueur. Grâce à l’attitude inébranlable des trois jeunes gens, avec l’aide de Dieu, l’aiguillon du péché a alors cessé de piquer. Il était inefficace et dénué de sens. Car quelqu’un est apparu qui n’y a pas succombé et a montré que cela n’avait aucun pouvoir sur lui, que cela ne fonctionne pas. Le besoin inné de respecter la Loi de Dieu, l’amour de Dieu et l’humilité ont vaincu le roi puissant et orgueilleux et sa loi pécheresse.
Chers frères et sœurs.
En lisant la Volonté de Dieu et en comprenant son but, prenons conscience de l’énorme responsabilité qui repose sur nous et du travail qu’il nous reste à accomplir.
Je vous souhaite de nombreuses bénédictions découlant de la conscience des raisons pour lesquelles Sa Volonté doit être présente dans notre vie. Rendons grâce à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.