Ni Juif ni Grec ni esclave ni maitre ni homme ni femme

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Auteur : Frédéric L. , Conférence Pentecôte, le 24/05/2026, Vigy

– Sujet #03 –

Bien aimés frères et sœurs en Christ, que la grâce et la paix de Dieu soit avec vous.  C’est toujours une grande joie de nous retrouver dans la maison de l’Eternel pour partager des leçons et des encouragements tirés des Saintes Ecritures pendant quelques jours.

Comme vous le savez, le monde dans lequel nous vivons va vite, très vite parfois trop vite pour comprendre ce qui se passe. Quand nous regardons l’actualité internationale nous sommes sidérés par la vitesse à laquelle les conflits sont déclenchés, la vitesse à laquelle les informations circulent et les conséquences immédiates sur notre vie, nos projets, notre activité professionnelle.

Eh bien dans ce monde chaotique, je dois vous faire une confidence, il y a une activité que j’apprécie de plus en plus. C’est une activité que vous pratiquez aussi j’en suis sûr. D’ailleurs c’est même une activité qui nous est abondamment recommandée dans les Saintes Ecritures. Vous avez deviné de quelle activité il s’agit ? … Eh bien cette activité s’appelle « la pause », « le break » pour les anglo-saxons. Et vous savez qui a inventé cette activité ?  Eh bien là encore aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est notre bon Père Celeste lui-même.

Genèse 2 :2-3 « 2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. 3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant ».

Dans ce passage nous comprenons que le Père Celeste nous a donné une leçon, un véritable exemple à suivre et à méditer. En ce septième jour de la création, Il a inventé « la pause », il a béni cette pause et il l’a sanctifié.

Et c’est un peu plus tard, que l’Eternel a enseigné à l’homme de faire de même en lui donnant cet ordre en Exode 34 :21 « Tu travailleras six jours, et tu te reposeras le septième jour ; tu te reposeras, même au temps du labourage et de la moisson ».

Notez bien que l’Eternel a également donné cet ordre pour la terre en Lévitique 25 :1-4 « 1 L’Eternel parla à Moïse sur la montagne de Sinaï, et dit : 2 Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre se reposera : ce sera un sabbat en l’honneur de l’Eternel. 3 Pendant six années tu ensemenceras ton champ, pendant six années tu tailleras ta vigne ; et tu en recueilleras le produit. 4 Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Eternel : tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne ».

Et l’Eternel l’a aussi ordonné à tous les êtres vivants y compris les animaux selon Deutéronome 5 :14 « 14 Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi ».

Cette pause que l’Eternel a ordonné à son peuple de prendre dans la vie quotidienne est bien sûr utile physiquement mais elle a également une portée spirituelle. Ce Sabat ne doit pas simplement être un moment où on ne travaille pas mais un moment que nous pouvons et devons consacrer à notre créateur. C’est un moment privilégié où nous pouvons nous rapprocher de l’Eternel, nous confier en lui et méditer sur sa parole, ses enseignements. Et c’est par exemple ce que nous faisons lorsque nous nous accordons un moment le matin pour lire la manne et méditer sur un verset avant d’aller au travail ou de commencer la journée.

Cependant chers frères et sœurs, il peut nous arriver d’oublier ce commandement de notre bon Père Celeste de faire une « pause » car trop absorbé par notre travail, notre vie de famille, par diverses activités, ou même par de difficiles épreuves à traverser. Nous pouvons alors recevoir un véritable rappel à l’ordre pour faire une « pause » dans notre vie. Peut-être l’avez-vous expérimenté aussi dans votre vie. Peut-être avez-vous été contraints, forcés, obligés de prendre une pause. Cette pause peut prendre diverses formes ; des formes agréables comme des vacances avec une véritable déconnexion sans téléphone ou l’ordinateur. Mais elle peut aussi prendre une forme plus grave comme une période de chômage, ou un arrêt de travail suite à un burn-out, ou même une hospitalisation pour une maladie ou une opération chirurgicale à réaliser.

Je ne dis pas que ces « pauses » sont toujours agréables ou bienvenues ou bien accueillies dans nos vies. Mais il peut nous arriver de retirer d’immenses bénédictions de ces moments pendant lesquels nous faisons « une pause » dans notre vie et que nous avons tout à coup plus de temps pour nous approcher de notre Dieu, pour lui rendre gloire et le remercier pour tout ce qu’il fait pour nous au quotidien. Car ne nous trompons pas, il ne dort jamais et ne nous abandonne jamais. Et nous savons du reste comme le déclare Romains 8:28 « …que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein ».

Si Dieu qui dirige toutes choses permis ces pauses dans notre vie, c’est qu’elles nous sont salutaires et nécessaires dans notre consécration. Sachons donc garder confiance dans ces moments et profitons-en pour reprendre des forces avant de reprendre le cours normal de notre vie.

Pour finir sur cette importance de la « pause », vous avez sans doute noté que le programme de nos propres conférences consacrer également davantage de temps aux pauses et je suis sûr que nous apprécions particulièrement ces moments de partage et d’échanges avec nos frères et sœurs et que nous en retirons là aussi beaucoup d’exhortations, de bénédictions et d’encouragement. Que l’Eternel nous accorde donc sa bénédiction pour profiter pleinement de ces moments de pauses.

Pour en revenir à mon sujet, rassurez-vous je ne vais pas vous faire un débat philosophique sur la pause ou aborder un autre sujet édifiant comme la sieste même si c’est très vertueux.

Non, je vais plutôt vous proposer de marquer une pause ou plus exactement un arrêt sur des paroles très surprenantes de l’apôtre Paul. Ces paroles vous les connaissez sans aucun doute et nous pouvons les relire ensemble en Galates 3 :28 « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; ». Quelle déclaration surprenante chers Frères et Sœurs !

Pourquoi l’apôtre Paul dit il cela ? Est-ce que c’est vrai ? les juifs, les non-juifs, les esclaves et maîtres, ou on pourrait dire les patrons et les ouvriers, les hommes, les femmes tout ça, ça n’existe plus ? il n’y a plus de différences ? ça a existé mais tout à coup ça n’existe plus ? C’est donc sur ces surprenantes paroles que je vous propose de nous arrêter un instant. Essayons de comprendre ensemble ce que l’apôtre a voulu dire et voyons si nous pouvons en tirer des leçons profitables.

UNE REVOLUTION ?

A l’évidence l’apôtre évoque ici un changement radical qui est intervenu. Il ne dit pas qu’il n’y a pas de juif ou de grecs, de maitre ou d’esclaves, d’hommes ou de femmes mais qu’il n’y en a plus.

Quand vous imaginez à quelle époque ces paroles ont été prononcées vous comprenez tout de suite qu’il s’agit d’une véritable révolution que déclare l’apôtre et même d’une triple révolution : il n’y a plus de différence entre les peuples, il n’y a plus de différences sociales, il n’y a plus de différence entre les sexes.

Cette déclaration va encore plus loin et plus fort que notre article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui proclame : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit » qui n’évoquait pas clairement la place de femmes dans la société.

Nous pourrions dire que 2000 ans en avance, l’apôtre déclare que le racisme, l’esclavagisme et le sexisme n’ont plus lieu d’être et sont à bannir.

Et l’apôtre explique aux Galates que c’est par Christ qu’est intervenue cette véritable révolution en Galates 3 : 26-27 « 26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; 27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ».

Voilà donc l’explication : c’est par la foi et le baptême en Jésus-Christ qu’il n’y a plus de différence entre les êtres humains et c’est par la foi et le baptême en Christ que nous ne devons plus faire de distinctions entre les êtres humains.

En cela l’apôtre est fidèle au message d’amour de notre Seigneur Jésus en Matthieu 11 :28 « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». Cet appel ou invitation de notre Seigneur ne fait pas non plus de distinction ou de différence entre les êtres humains. Elle est pour « TOUS » sans aucune exception. Et c’est d’ailleurs ce qu’explique Paul en Galates 3 :8 « Aussi l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! »

Là encore les paroles de Jésus « venez à moi vous TOUS » sont entièrement fidèle à la promesse faite par notre Père Celeste que « TOUTES les nations seront bénies ». Dans cette promesse il n’y a pas de différences entre les êtres humains qu’ils soient juifs, grecs, hommes ou femmes, puissants ou de modeste condition.   

Ce changement, cette révolution était à l’évidence très difficile à accepter pour les Galates qui étaient a priori plutôt conservateurs et très attachés à la loi. Ils avaient du mal à accepter que Jésus était venu accomplir la loi. C’est sans doute pour cela que l’apôtre Paul a des paroles si dures en Galates 3 :1 « O Galates, dépourvus de sens ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? » ou au verset 3 « Etes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? ».

CLARIFICATION ?

Certains pourraient douter de ce discours révolutionnaire de l’apôtre Paul et lui prêter de mauvaises pensées comme imaginer que Paul, citoyen romain n’aimait pas les juifs et préférait la compagnie des païens, qu’il était pour l’esclavage ou encore qu’il n’aimait pas les femmes.

C’est vrai que Paul était citoyen romain comme nous le lisons en Actes 22 :27et 28 « 27  Et le tribun, étant venu, dit à Paul : Dis-moi, es-tu Romain ? Oui, répondit-il. 28  Le tribun reprit : C’est avec beaucoup d’argent que j’ai acquis ce droit de citoyen. Et moi, dit Paul, je l’ai par ma naissance ». C’est vrai aussi qu’il s’est souvent opposé aux juifs et même à l’apôtre Paul comme nous le lisons en Galates 2 :11-13 « Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. 12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. 13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. »

C’est vrai qu’il a aussi prononcé certaines paroles parfois difficiles à comprendre en donnant le sentiment d’approuver une certaine soumission comme en 1 Corinthiens 7:20  Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé ou encore en Tite 2:9  Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur plaire en toutes choses, à n’être point contredisants, mais nous pouvons rapidement balayer ces fausses idées en 1 Corinthiens 7:21-23 « As-tu été appelé étant esclave, ne t’en inquiète pas ; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt. 22 Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. 23 Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes ».

De même certains pourraient penser l’apôtre n’aimait pas les femmes qu’il était misogyne notamment en appelant les femmes à se taire en 1 Corinthiens 14:34  « que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi ». Alors là vous allez me dire que c’est plus compliqué. L’apôtre dit bien que les femmes doivent se taire ? N’est-ce pas ? C’est bien une preuve que l’apôtre n’aime pas les femmes ? C’est là, chers frères et sœurs que nous avons besoin davantage d’Esprit Saint pour comprendre ce que l’apôtre a voulu dire. Comment comprendre en effet qu’il déclare une véritable révolution dans laquelle il n’y a plus ni homme ni femme et qu’ensuite il dise aux femmes de se taire. Je n’ai pour ma part aucun doute sur le fait que l’apôtre Paul avait le même amour pour les frères et sœurs en Christ et qu’il les traitait avec un profond sentiment d’égalité. Alors comment comprendre ces paroles ? Eh bien notons ce qu’il dit dans cette même église de Corinthe. Notez que si il recommande aux femmes de se taire, il le dit aussi aux hommes dans cette même église de Corinthe en 1 Corinthiens 14:28 s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. Et en 1 Corinthiens 14:30 et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.

Nous voyons donc que l’injonction de Paul à se taire était réellement motivée par le désordre qui régnait dans l’assemblée de Corinthe. Comme en témoigne l’histoire, Corinthe était une ville très particulière, l’une des plus riche et des plus cosmopolites du monde greco-romain d’alors. Corinthe contrôlait le commerce maritime, les échanges entre orient et occident et les routes commerciales de l’empire romain. C’était une ville très riche ou régnait l’immoralité et les cultes païens illustré par le temple d’Aphrodite. Dans cette société, les femmes avaient un statut privilégié. Elles avaient le droit de commercer, certaines possédaient de grandes richesses, avaient une grande influence sociale et prenaient souvent la parole en publique. C’est donc dans cette jeune assemblée très agitée au sein d’une ville riche et païenne que Paul donne cette injonction de se taire. C’est bien en réponse à un problème de désordre dans l’assemblée qu’il donne des règles et pas une règle absolue à LA FEMME de se taire. Ne faisons jamais de ce verset sorti de son contexte un prétexte pour dire que les femmes n’ont rien à dire ou à nous apprendre.

Considérons plutôt l’attitude que Jésus a observé avec les femmes et comment le Père Celeste en a fait des témoins et symboles Matthieu 26:13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

Considérons aussi comment l’apôtre Paul les mets en valeur et leurs adresse des recommandations en Romains 16:1 Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées, et également en Romains 16 : 3  Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus-Christ,4  qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Eglises des païens ou en  1 Corinthiens 16:19  Les Eglises d’Asie vous saluent. Aquilas et Priscille, avec l’Eglise qui est dans leur maison, vous saluent beaucoup dans le Seigneur. Paul ne présente pas les femmes comme inférieures spirituellement ; il travaille régulièrement avec elles et les honore publiquement et il reconnait d’ailleurs implicitement en 1 Corinthiens 11 :4-5 que les femmes prient et prophétisent publiquement tout comme les hommes.

Assurément chers frères et sœurs quand l’apôtre Paul déclare qu’il n’y a plus ni juif ni grec, ni esclave ni maitre, ni homme ni femme ce ne sont pas que des mots mais bien une véritable révolution et affirmer que devant Dieu, les distinctions sociales, ethniques ou sexuelles n’existent plus dès lors que nous avons foi en Jésus-Christ.

QUAND ?

A travers cet exemple des femmes, nous réalisons mieux quelle révolution cela représentait dans la société de l’époque, il y a près de 2000 ans. Essayons maintenant de comprendre quand et comment cette révolution annoncée par l’apôtre Paul a commencé ?

Dans sa lettre aux Galates, l’apôtre explique que cette révolution est rendue possible par la foi en Jésus-Christ et par le baptême en Jésus-Christ.

L’apôtre explique d’ailleurs aux Galates que cette révolution est liée à une véritable transformation des êtres humains, une transformation en nouvelle créature qui vit selon l’Esprit et non plus selon la chair en Galates 6 :15 « Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature ». Cette même transformation est aussi expliquée en 2 Corinthiens 5:17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Nous comprenons ainsi que par Christ, toutes choses sont devenues nouvelles. L’apôtre explique également aux Galates que cette révolution est rendue possible par la grâce de Dieu en Galates 4:7 Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Notons également, à l’occasion de la Pentecôte, que le Saint Esprit est un élément indispensable dans la transformation. Et constatons comment il s’est rependu sans aucune distinction entre les juifs et non juifs au grand étonnement de tous selon Actes 10:45 « Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du SaintEsprit était aussi répandu sur les païens ».

Indéniablement c’est donc le Saint-Esprit qui opère en nous pour devenir une nouvelle créature dans laquelle il n’y a plus aucune distinction de nationalité, d’origine sociale ou de sexe.

Cependant, en étudiant de plus prêt les Saintes Ecritures nous constatons que cette transformation radicale de l’ordre établi dans la société avait déjà commencé un peu avant l’envoi du St Esprit et ceci dès la mort de notre Seigneur sur la Croix.

Cette véritable révolution dans le monde s’est produite dès la mort de notre Seigneur sur la Croix et a été marqué par des manifestations extraordinaires comme le voile du temple déchiré, les ténèbres, et des tremblements de terre.

Et pour mieux comprendre la transformation qui s’est opérée à la mort du Seigneur étudions les réactions de 3 personnages mis en avant dans les évangiles :

  • Premier Personnage = le Centenier. Le centenier était un guerrier expérimenté, souvent issue du rang et respecté de ses hommes, fidèle et digne de confiance. Il incarnait l’autorité romaine, une autorité d’occupation détestée par les juifs. Et pourtant, voilà ce que nous est rapporté à son sujet dans les évangiles :
  • Matthieu 27:54  Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
  • Marc 15:39  Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu’il avait expiré de la sorte, dit : Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
  • Luc 23:47  Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste.

Vous voyez dans cet exemple que ce qui plait à Dieu ce n’est pas la nationalité mais les dispositions de cœur et la foi en Christ. Nous n’avons pas de précision sur la vie de ce centenier mais assurément il a été profondément touché et bouleversé au point de rendre gloire à Dieu et de reconnaitre Jésus comme le fils de Dieu. Ce Centenier nous fait également penser à un autre Centenier, Corneille qui fût le premier non-juif converti.

  • Deuxième personnage : Joséph d’Arimathée. Les 4 évangiles mettent à l’honneur cet homme, témoin privilégié de la mort et de la résurrection de notre Seigneur. Matthieu nous apprend qu’il était riche et disciple de Jésus. Matthieu 27:57 Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus.

Jean qu’il était disciple mais en secret par crainte des autres juifs en Jean 19:38 Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. Marc nous fait prendre conscience de son importance sociale en le qualifiant de conseiller de distinction en Marc 15:43 arriva Joseph d’Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus. Et Luc nous précise qu’il avait également un rôle religieux au sein du Sanhédrin mais qu’il n’avait pas participer à la condamnation de Jésus Luc 23:51 qui n’avait point participé à la décision et aux actes des autres ; il était d’Arimathée, ville des Juifs, et il attendait le royaume de Dieu. Et le verset 50 précise même qu’il était un conseiller, un homme bon et juste. « 50 Il y avait un conseiller, nommé Joseph, homme bon et juste, »

Vous imaginez bien que si Joseph d’Arimathée occupait une position élevée et honorable parmi les juifs et qu’il était disciple en secret, les choses ont dû totalement basculer dans sa vie quand il osa aller voir Pilate pour demander le corps de Jésus et qu’il lui réservé sa propre sépulture. Tout à coup de noble et respectable qu’il était, il est devenu paria parmi les juifs. Certains récits non bibliques semblent préciser qu’il a dû fuir Jérusalem après ces évènements. De la condition de maître qu’il occupait il est devenu esclave de Christ.

  • Pour terminer le 3ème Personnage ou plutôt le groupe de personnages à savoir les femmes qui suivaient Jésus. Elles avaient un amour et un zèle débordant pour Jésus et l’ont suivi fidèlement jusqu’au pied de la croix. Elles sont allées devant le sépulcre et aussitôt le sabbat terminé, leur première pensée fût pour Jésus. Dès l’aube elles se précipitèrent avec des herbes et des aromates pour embaumer le corps de Jésus. Jean 20 :1 précise même qu’il faisait encore obscur. Les 4 évangiles soulignent cela Matthieu évoque Marie et Marie de Magdala en Matthieu 28 :1 « Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre », Salomé devait également être présente selon Marc 15 :1 « Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Et Luc semble également indiquer la présence d’autres femmes en Luc 24 :10 qui mentionne « Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles ».

Par leur amour et leur zèle elles ont ainsi obtenu l’immense honneur et privilège de constater avant tous la résurrection de notre Seigneur. Non seulement elles ont été les témoins mais plus encore elles ont été missionnées pour apporter cette bonne nouvelle aux apôtres, aux disciples et ainsi à toutes les générations à venir. Elles ont ainsi été choisies pour apporter le témoignage le plus précieux de toute l’histoire de l’humanité à savoir Jésus-Christ mort sur la croix et Jésus-Christ ressuscité.

Ces femmes furent les premiers témoins visuels de la résurrection de Jésus et les premières à être enseignées par les anges comme le détaille Matthieu 28 : 5-10 « 5 Mais l’ange prit la parole, et dit aux femmes : Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. 6 Il n’est point ici ; il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, 7 et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts… 8 Elles s’éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. 9 Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit : Je vous salue. Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. 10 Alors Jésus leur dit : Ne craignez pas ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Si les femmes ont ainsi été doublement honorées nous voyons qu’il demeurait cependant encore quelques préjugés y compris parmi les apôtres comme nous le lisons en Luc 24 :9-11 « 9 A leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres. 10 Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. 11 Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes. » Alors même si cette transformation qui ne fait pas de différence entre les hommes et les femmes aux yeux de Dieu était amorcée, nous voyons qu’il fallait encore l’effusion du Saint-Esprit pour gommer les différences, les habitudes, et les habitudes.  

Cependant cette révolution était bien en marche comme nous le comprenons en Actes 1 :14 « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus ». Seule importe désormais l’obéissance à Dieu selon Actes 5:32 « Nous sommes témoins de ces choses, de même que le SaintEsprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent ».

Ainsi lors de l’effusion du Saint-Esprit, nous comprenons dans le discours de Pierre qu’il n’y a plus ni juifs ni grecs en Actes 2 :14 Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! hommes juifs et vous tous qui séjournez à Jérusalem. Notez bien qu’il s’adresse aux hommes juifs et à TOUS ceux qui séjournent à Jérusalem.

Et à l’évidence le Saint-Esprit ne s’est pas non plus manifesté différemment pour les hommes et les femmes  comme l’atteste Actes 2 : 17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. 18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront.

Voilà donc la démonstration de ce que l’apôtre Paul déclare aux Galates, il n’y a plus ni juif ni grec ni maitre ni esclave ni homme ni femme mais tous deviennent serviteurs de notre Père Celeste par Jésus-Christ et la puissance du Saint-Esprit.

CONCLUSION

En conclusion chers frères et sœurs, nous évoquions au début de ce sujet la nécessité et même l’importance pour le Chrétien de faire des pauses dans son quotidien pour son bien être spirituel.

Cette invitation à faire une pause à prendre du repos nous est également adressée par notre Seigneur lui-même Matthieu 11 :28 « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ».

Et comme l’a exprimé avec force, l’apôtre Paul nous a révélé que cette invitation s’adresse à TOUS, venez à moi vous TOUS. Dans son amour infini le Père Celeste a voulu adresse cette invitation par la voix de son fils non pas à une caste privilégiée mais à TOUS, juifs, non-juifs, esclaves ou maitres, homme ou femme.

Cette appel adressé pendant tout l’âge de l’évangile ne fait aucune distinction entre les peuples, les conditions sociales ou la nature des personnes. Comme l’atteste l’apôtre Pierre en  Actes 10:34  Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes.

Retenons donc Chers frères et sœurs ces paroles de l’apôtre Galates 3 :28 « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ ».

Suivons les traces de notre Seigneur pour développer cet amour parfait qui ne fait aucune différence entre les êtres humains et alors nous nous approcherons de notre Père Celeste et obtiendrons la vie éternelle selon Jean3 :16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

C’est là ce que je vous souhaite à tous ainsi qu’à moi-même. Amen.