Auteur : Henri P. , Conférence du Nord, le 01/03/20256, Zoom
– Sujet #01 –
Avons-nous la foi et la confiance en Dieu
nécessaires pour affronter l’avenir ?
En Matthieu 8 : 23 à 27 nous voyons notre Seigneur et ses disciples dans une barque sur une mer agitée. Lorsqu’ils embarquèrent la mer était calme. Notre Seigneur s’endormit. Mais une tempête se leva et les disciples prirent peur devant la force des éléments déchaînés, à tel point qu’ils durent réveiller le Maître. Nous connaissons ce récit et le reproche que leur fit le Seigneur résonne dans nos esprits : « Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? ». Le Maître fit usage de sa puissance et calma les flots.
En Matthieu 14 : 22 à 34 le Seigneur employa une expression similaire à l’encontre de l’Apôtre Pierre. Les disciples étaient de nuit dans leur barque, traversant la mer pour se rendre sur l’autre rivage. A la quatrième veille de la nuit le Seigneur alla à leur rencontre en marchant sur les flots. Le Seigneur s’étant identifié, Pierre voulut aller à sa rencontre, en marchant lui aussi sur la mer. Mais le vent était fort : il prit peur et commença à s’enfoncer dans l’eau. Il appela le Maître à l’aide qui lui dit alors : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
La peur de ce qui va arriver (« Maître, nous allons périr » ; « Seigneur, je vais me noyer »), le doute qui nous envahit et qui nous fait perdre confiance en Celui qui est près de nous pour nous secourir, voilà ce qui justifie le qualificatif de « homme de peu de foi » car un manque de foi, un manque de confiance, conduit à de telles inquiétudes.
Nous pouvons être touchés d’une manière similaire.
J’ai choisi ce thème pour que nous puissions trouver de quoi nous réconforter et nous encourager face à la phase finale de la détresse qui se rapproche à grands pas. Le but est de savoir s’en remettre entièrement dans les mains de notre bon Père Céleste quoi qu’il advienne, quel que soit le tumulte qui nous environne.
Grâce à Dieu nous avons le privilège d’être nés et de vivre dans une partie du monde où nous avons beaucoup de facilités. Considérons les pays moins favorisés et prenons conscience de la pauvreté, de la misère, des difficultés qui sont le lot de millions de personnes dans le monde. Certains de nos frères en la foi vivent dans des pays où il est plus difficile de se nourrir, de se soigner, de subvenir aux besoins élémentaires de la vie. Nous remarquons par contre combien leur foi est grande.
Nous ne manquons donc de rien. Nous avons un toit, le moyen de nous chauffer, de nous déplacer aisément soit en voiture ou autrement. Nous avons à manger, nous avons des réserves dans le congélateur, dans la cave. Nous avons de quoi nous vêtir. Dans notre pays nous avons accès aux soins médicaux, nous bénéficions d’une couverture sociale, nous avons une mutuelle qui assure le complément des remboursements des frais touchant à la santé. A la fin de notre activité de salarié nous avons une retraite.
Et pourtant ces facilités, ce bien-être, ne sont pas éternels. Nos politiciens sont confrontés à des problèmes de plus en plus complexes, à des situations sans solutions durables et malgré tous leurs efforts et leur bonne volonté, l’avenir n’apparaît pas meilleur, bien au contraire. Ils sont obligés de prendre des mesures impopulaires, de faire marche-arrière sur des acquis sociaux obtenus par les grèves de la classe des travailleurs. De plus l’égoïsme de certains dirigeants tend à appauvrir une certaine catégorie de la population. Les salaires sont à la baisse (dans certaines entreprises on baisse les salaires pour maintenir l’emploi). Les prix de ce dont on a besoin pour vivre ne cessent d’augmenter. Les remboursements relatifs à la santé diminuent. Les cotisations mutuelles sont de plus en plus élevées pour une couverture moins intéressante. De nombreuses entreprises font faillite. Le nombre de chômeurs augmente donc sans cesse et leur durée d’indemnisation est réduite. La précarité augmente.
Jusqu’alors, dans nos pays, nous avons été dans l’abondance, on s’achemine maintenant vers la disette. Et c’est là, face à cette situation, que nous pourrions être inquiets et craindre l’avenir. Toutes les barrières de sécurité qui étaient autour de nous pour nous assurer d’aller paisiblement jusqu’au terme de notre vie fondent jour après jour. Face à notre attitude qui marquerait notre inquiétude, le Seigneur pourrait donc nous dire : « Homme de peu de foi ». Doit-on s’inquiéter d’une telle situation si nous appartenons à Dieu ? Savons-nous être chrétiens et rester fidèles tant dans la disette que dans l’abondance ?
Pour comprendre l’attitude convenable et raisonnable qui devrait être la nôtre je propose que nous considérions, plus loin dans l’exposé, le cas de Job, puis celui de l’Apôtre Paul et celui de notre Seigneur.
Pour comprendre qu’être trop confiant en soi est une faiblesse voyons d’abord le cas de l’Apôtre Pierre.
Il s’est révélé être l’un des plus serviables d’entre les douze apôtres. Il fut le premier à reconnaître le Maître comme Messie. Mais il fut aussi le premier à Le renier.
Il fut le seul d’entre les douze à tirer son épée pour prendre la défense de son Maître mais il fut aussi le seul qui, plus tard, jura qu’il ne Le connaissait pas.
Dans toutes ses expériences, il démontrait qu’au plus profond de lui-même il demeurait loyal envers Dieu, envers la vérité et la justice, et que ses faiblesses, ses fautes et ses manquements étaient dûs à sa chair et non aux intentions réelles de son cœur. Pour avoir renié le Maître, il pleura amèrement.
Lorsqu’il essaya de marcher sur l’eau, c’était là quelque chose qu’il n’était pas en mesure de faire et pour laquelle il n’avait pas d’expérience. Il n’est jamais bon de se vanter d’objectifs que l’on croit être en mesure d’atteindre.
Pierre était un homme de cœur, impétueux, mais pleurant facilement. Ses vertus et ses fautes découlaient de son tempérament enthousiaste. C’est tout à son honneur que, parallèlement à la mauvaise herbe de la précipitation irréfléchie, la belle plante d’un amour ardent et d’une prompte réception de la Vérité se développait plus puissamment dans sa vie.
La leçon à retenir est de faire usage de modération, en exerçant un esprit de sobre bon sens, tout en développant un amour et un zèle brûlants pour Dieu et pour la justice. Le Seigneur nous exhorte à être « prudents comme les serpents et simples comme les colombes » ― Matthieu 10 : 16.
Avant d’être trahi par Judas, Jésus dit à ses disciples : « Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » ― Matthieu 26 : 31, 32.
Alors, l’impulsif Pierre répondit : « Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi » (v. 33). Hélas ! Comme il se rendait peu compte de la nature des épreuves et des difficultés qui allaient survenir, et des points faibles de sa propre nature impulsive ! Toutefois, si nous sommes affligés par le fait qu’il ait renié le Maître, nous devons noter avec joie sa foi, son amour et son zèle, manifestés lors de sa reconnaissance de Jésus comme le Messie (Matthieu 16 : 16) et, plus tard, sa déclaration selon laquelle rien ne pourrait ébranler sa loyauté.
N’oublions pas que l’Adversaire s’efforce de piéger ceux qui sont loyaux et fervents. C’est pourquoi, en Luc 22 : 31, Jésus disait à Pierre : « Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment », afin de briser votre loyauté envers Moi et vous décourager, en vous accablant par la peur et par vos propres faiblesses. Et le Maître ajoutait : « Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point » (v. 32).
Le Maître discernait le danger qui planait sur son disciple dévoué, mais impétueux, et l’avertit qu’avant que le coq ne chante, il Le renierait trois fois. Pour l’apôtre Pierre, cela semblait tellement improbable ! Avec quel courage, il déclara : « Quand il faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. » (v. 35). Son cœur était bon. Et le Seigneur regardait au cœur.
Après l’arrestation du Maître les disciples dispersés s’enfuirent. L’apôtre Jean, qui avait des connaissances dans la famille du souverain sacrificateur, pénétra plus avant dans le palais tandis que l’apôtre Pierre demeura dans la cour. Une servante du palais reconnut Pierre, comme disciple de Jésus, et le déclara publiquement. Craignant de partager le sort du Maître, Pierre renia son identité, disant qu’il ne savait rien sur cette affaire. Plus tard, quelqu’un d’autre déclara la même chose. Pierre accentua son reniement avec serment, déclarant qu’il ne connaissait pas Jésus. Mais le bruit se propageait dans la cour et beaucoup d’autres déclaraient qu’ils croyaient aux paroles de la servante et que, de toute façon, son dialecte galiléen le trahissait. Pour accentuer encore son reniement, l’apôtre Pierre commença à faire des imprécations et à jurer qu’il ne connaissait pas cet homme. Aussitôt après, le coq chanta. Alors Pierre se souvint des paroles de son Maître. « Avant que le coq ne chante, tu me renieras trois fois. »
Il avait été trop sûr de sa fermeté, trop confiant en sa fidélité. Il fut pris au piège par l’adversaire, du fait de s’être vanté. On lit au verset 54 que notre Seigneur, se retournant, jeta un regard sur Pierre ! Ce regard a suffi. Il en disait long à Pierre, dont le cœur restait loyal. Ce n’était pas un regard de dédain, ni de colère, nous pouvons en être certains. C’était un regard affectueux, sympathique. Il fit fondre son cœur. Pierre sortit et pleura amèrement.
Aujourd’hui, nous qui suivons le Maître sommes assaillis par nos faiblesses, nos fragilités et par les tentations de l’Adversaire. L’expérience de l’apôtre Pierre est une leçon, un avertissement nous recommandant d’avoir confiance dans le Seigneur et de rechercher son assistance, plutôt que de se fier à soi. Ceux qui trébuchent aujourd’hui peuvent retirer de l’expérience de Pierre une leçon touchant la sympathie et la compassion du Seigneur. Ils devraient également pleurer amèrement à cause de leurs transgressions, se repentir et tirer profit de ce qui leur arrive.
Ce n’est donc pas la confiance en nous-même qui nous permet ou nous permettra d’affronter les difficultés actuelles ou à venir, mais plutôt la confiance et la foi en Dieu.
Démontrons-le dans les cas suivants :
LE CAS DE JOB
Selon Job 1 :1-5, Job était intègre et droit ; il craignait Dieu et se détournait du mal. Il avait sept fils et trois filles ainsi que des milliers d’animaux et de nombreux serviteurs. Ses fils et ses filles festoyaient l’un chez l’autre. Après leurs festivités, Job appelait et sanctifiait ses fils, puis offrait un holocauste pour chacun d’eux au cas où ils auraient péché et offensé Dieu.
Nous lisons aux versets 13 à 22 qu’un jour où les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné, un messager rescapé arriva auprès de Job disant : Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d’eux ; des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Arriva ensuite un autre messager qui dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Puis arriva un troisième messager qui dit : Des Chaldéens se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné lorsqu’un grand vent est venu de l’autre côté du désert, et a frappé la maison qui s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.
Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu.
Voyons encore Job 2 : 3-10 : L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’excites à le perdre sans motif. Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie.
Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit sur la cendre.
Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.
Lisons maintenant Job 42 : 10, 12, 13, 16, 17 : L’Éternel rétablit Job dans son premier état, … ; et l’Éternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé… Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Éternel plus de bénédictions qu’il n’en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs, et mille ânesses… Il eut sept fils et trois filles : … Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération. Et Job mourut âgé et rassasié de jours.
Job, le fidèle serviteur de Dieu, eut à endurer des épreuves terribles et accablantes, mais, lorsqu’elles eurent produit le résultat désiré, le Seigneur lui accorda de grandes bénédictions. Job supporta avec succès ces épreuves et fut fortifié par ces amères expériences.
Le récit nous présente Job comme un homme de grand savoir et de beaucoup d’influence, un homme très pieux qui connaissait, craignait Dieu et qui appréciait la justice, un homme au cœur généreux qui avait égard à la veuve et à l’orphelin, un prince du commerce, possesseur d’une immense fortune, qui avec ses nombreux serviteurs et ses trois mille chameaux, était à la tête d’affaires étendues et très prospères.
Il perdit toutes ses richesses, puis tous ses enfants, puis l’amour et la confiance de sa femme, puis finalement il fut frappé d’une douloureuse maladie, une éruption d’ulcères des pieds à la tête. De plus il reçut la visite de trois de ses amis qui avaient entendu parler de ses grandes épreuves. Au lieu de le réconforter ils ne firent au contraire qu’ajouter à ses chagrins en lui assurant que la cause de tous ses malheurs devait provenir de ses propres péchés et que ses malheurs étaient des châtiments du Seigneur à cause de son infidélité. Le pauvre Job était assurément dans de terribles afflictions.
Interrogeons-nous : Job perdit-il la foi en Dieu à cause de ce qui lui arrivait ? Non. Notons le verset de Job 1 : 21 : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » plus loin, il dit aussi en Job 13 : 15 : « Même s’il me tue, j’espérerai en Lui ». Job fut certainement très éprouvé et humilié, cependant il conserva son caractère intact et sa foi dans le Seigneur au travers de toutes ses épreuves. Il n’accusa pas Dieu d’être injuste et Dieu n’abandonna pas son fidèle serviteur. Au terme de ses malheurs, Job reçut des bénédictions plus abondantes que jamais auparavant. La prospérité lui fut rendue. Il retrouva ses amis et son influence ; sa richesse fut doublée, obtenant aussi deux fois plus de troupeaux de brebis et de chameaux. Il recouvra également le même nombre de fils et de filles qu’auparavant.
Ainsi nous voyons que Job n’a pas perdu sa foi ni sa confiance en Dieu, malgré les énormes épreuves qui l’accablèrent. Puissions-nous être encouragés par son exemple.
LE CAS DE L’APÔTRE PAUL
L’Apôtre a exprimé des paroles remarquables en Philippiens 4 : 12 : « Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. »
Dans ses épîtres il nous rapporte les épreuves qu’il a traversées.
Lisons 1 Corinthiens 4 : 10-13 : Nous sommes fous à cause de Christ ; mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés ! Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errants çà et là ; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous parlons avec bonté ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant.
Lisons 2 Corinthiens 11 : 23-27 : Sont-ils ministres de Christ ? — Je parle en homme qui extravague. — Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.
Nous savons que Paul était issu d’un milieu aisé qui lui a permis de connaître la notion d’« abondance ».
En fait le père de Saul était un citoyen romain, probablement un homme influent et riche ; il était un Juif de la secte des Pharisiens – la plus exacte et rigide dans le respect de la Loi divine. Son fils appelé Saul, comme le premier roi d’Israël, reçut aussi un nom romain, Paul, à cause du droit de cité de son père. L’allusion de l’Apôtre au fait d’avoir souffert la perte de tout pour l’amour du Christ doit être comprise dans le fait qu’il a été déshérité par son père à cause de l’acceptation de Jésus comme Messie. Il est évident qu’il était pauvre au début de son ministère comme le prouve son travail de faiseur de tentes alors qu’il prêchait. Le fait que, plus tard, les récits le représentent comme quelqu’un d’influent avec un ou plusieurs serviteurs, est considéré par beaucoup pour justifier la conclusion qu’il aurait reçu un héritage, à la suite du décès de son père. Aucune autre raison ne justifie cette maison louée à Rome, son influence sur les officiels, les envois de navires, etc… On ne porte ni attention ni considération à un pauvre prisonnier.
L’Apôtre Paul ne se vanta jamais de ses origines aisées. Il se réjouissait plutôt de ce que Dieu lui permit de souffrir pour la Vérité ; il fut fouetté, flagellé, emprisonné, en danger sur l’océan, en danger à cause des faux frères, en danger à cause des païens. C’était pour lui des signes de la faveur et de l’amour de Dieu. C’était aussi un témoignage du fait qu’il aimait le Seigneur et sa justice et qu’il était désireux de souffrir pour le Seigneur et la Vérité. Le secret de son endurance dans de telles situations réside dans sa confiance en Dieu et dans sa soumission. Nous savons que par trois fois, selon 2 Corinthiens 12 :7-9, l’Apôtre a demandé au Seigneur de lui ôter l’écharde qu’il avait dans la chair du fait de sa vue déficiente. La réponse du Seigneur a été claire et précise : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Ces paroles l’ont stimulé et rendu capable d’endurer toutes les épreuves qu’il a traversées telle la flagellation, l’emprisonnement ou les coups de toutes sortes.
Puisse l’exemple qu’il nous laisse nous donner force et courage dans l’adversité.
LE CAS DU SEİGNEUR
Avant de venir sur terre pour s’offrir en sacrifice, notre Seigneur avait vécu sur le plan spirituel en tant que Logos. Sa condition préhumaine est montrée en Jean 1 : 1-3 : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. »
Ces textes nous indiquent que le Seigneur était alors l’agent exécuteur des desseins de Dieu et qu’Il occupait une position supérieure à toutes les autres créatures. Il abandonna cette merveilleuse condition pour faire la volonté de son Père quant au relèvement à venir de l’humanité.
Venu sur terre, notre Seigneur naquit dans une étable, donc dans une condition très humble, bien loin de sa condition spirituelle antérieure.
Plus tard, lors de son ministère, Il exprima des paroles qui dépeignent sa condition sur terre en Matthieu 8 : 20 : « … Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. »
Le prophète Ésaïe avait prophétisé également concernant cette condition, en Ésaïe 53 : 1-12 : Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris … Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu’il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance … Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.
N’oublions pas ses expériences dans le jardin de Gethsémané. Au cours de la nuit qui précéda sa crucifixion, Il disait à ses disciples : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » Notre bon Père céleste ne Lui a pas donné tout de suite la paix, mais a laissé le trouble submerger son âme. Il était troublé parce qu’Il se demandait s’Il avait été absolument loyal, fidèle et obéissant, dans la mesure nécessaire, pour conserver la faveur de son Père. L’apôtre Paul nous fait savoir en Hébreux 5 : 7 que notre Seigneur « a offert avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et qu’il a été exaucé. »
Le Père a envoyé son ange pour réconforter son cher Fils, au sein de sa profonde détresse. Dès que l’ange Lui eut donné l’assurance que le Père trouvait son plaisir dans sa vie et dans sa conduite, Il devint parfaitement calme. Cette assurance le soutint dans toutes les expériences pénibles qui suivirent. Il est vrai que notre Seigneur expérimenta une rupture complète de la relation avec son Père lorsque, sur la croix, Il s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il était nécessaire que notre Seigneur passât par cette expérience pour acquitter tout le châtiment du péché d’Adam.
Parmi le peuple juif, notre Seigneur n’était pas le bienvenu, Il n’était pas attendu de la façon dont Il s’est présenté. Il n’avait ni richesse, ni rang social, ni influence sur son peuple ; Il a été méprisé et rejeté par les chefs religieux et les anciens de la nation. Il n’avait aucune puissance ou influence sur les empereurs romains ou autres de manière à faire d’Israël la nation principale du monde et d’étendre les lois juives à chaque nation portant avec elles les bénédictions messianiques prédites. Aux yeux de nombre de juifs de haut rang, notre Seigneur était un imposteur, un faux Messie.
Prenons note de son abaissement pour réaliser le plan de Dieu et combien Il a souffert pour racheter l’humanité. Cependant Il a eu une confiance totale en son Père et n’a fait que sa volonté. Remarquons ensuite son élévation. Que son exemple nous stimule à tenir fermes dans l’adversité.
QU’EN EST-IL POUR NOUS ?
Si nous avons des difficultés, si nous sommes persécutés, si nous souffrons de quelques tribulations, disons-nous que tout cela est permis par Dieu. Nous sommes sous sa protection spéciale. L’apôtre Paul a déclaré que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », au bien de ses enfants. La leçon de confiance est une leçon que nous avons beaucoup de difficulté à apprendre et à mettre en pratique. Il faut que nous sachions nous persuader que tout ce qui nous arrive dans la vie est sous le contrôle de Dieu et qu’il ne peut rien nous arriver d’autre que ce qui est pour notre plus grand bien. Quand nous sommes dans la difficulté, élevons nos cœurs et regardons avec assurance et confiance au Seigneur. Notre Père céleste veut exercer notre foi en Lui. C’est pourquoi l’apôtre Pierre dit en 1 Pierre 1 : 5-7 : « … à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. »
Notre Seigneur dit aussi en Matthieu 11 : 28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». Le peuple du Seigneur a la paix et l’esprit en repos, parce qu’il connaît les voies et le plan de Dieu, il connaît la justice de Dieu, sa miséricorde, son amour et il a la certitude bénie qu’Il est notre Dieu. Tout cela nous donne la paix et la tranquillité et fait que nous avons l’esprit en repos. Quand les épreuves seront toutes passées, le Seigneur dédommagera amplement ses enfants pour toutes les difficultés actuelles. Si alors nous jetons un regard en arrière sur ces épreuves, elles ne nous sembleront être que de légères afflictions d’un moment comme le dit l’apôtre Paul en 2 Corinthiens 4 :17.
Contentons-nous de laisser nos expériences entre les mains de Celui qui nous aime, et nous pourrons avoir la paix intérieure, le calme et le repos. Chaque orage qui nous atteint est permis par Dieu pour produire en nous le fruit paisible de la justice si nous sommes convenablement exercés par la discipline.
Si nous voulons connaître les fondements de cette paix durable et la sécurité qu’elle donne, permettant de surmonter les plus terribles tempêtes de la vie, considérons les enseignements et l’exemple de notre Seigneur et des apôtres. Quelle fut la cause de leur parfaite assurance et de leur tranquillité d’esprit remarquable pendant leurs souffrances ? C’était leur foi, leur foi dans l’amour, la puissance et la sagesse de Dieu ; ils crurent que Dieu avait toute puissance pour exécuter ce qu’Il avait promis. C’est en se confiant aux promesses de Dieu que les disciples obtinrent la paix ; leur foi s’enracina fermement en Lui et tant que leur foi fut solidement ancrée au trône de Dieu, ils purent traverser dans la paix les plus terribles orages et les plus fortes tempêtes de leur vie.
Notre Seigneur exprimant sa foi avait dit : « Père juste, le monde ne t’a point connu ; mais moi je t’ai connu. » Jésus avait été auprès de son Père dès le commencement, Il avait connu son amour, sa bonté, Il avait contemplé sa puissance, Il avait vu sa justice, sa tendresse miséricordieuse et sa providence paternelle répandues sur toutes ses œuvres. La connaissance parfaite que Jésus avait de son Père était pour Lui le solide fondement de sa foi dans les desseins de Dieu pour le temps à venir ; Il put donc marcher par la foi qui Lui permit de surmonter tous les obstacles et de triompher même de la mort.
C’est aussi pour notre instruction qu’il a été écrit : « La victoire qui triomphe du monde c’est notre foi », c’est-à-dire cette foi qui est fondée sur Dieu, et qui pour nous repose sur le témoignage que notre Seigneur a rendu du Père céleste ; les Écritures ajoutent encore : « Sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu. » Ce n’est que par une foi ferme et inébranlable que la paix de Dieu, qui est celle de Christ, demeurera avec ses enfants. Pendant que notre Seigneur était avec ses disciples qui voyaient en Lui l’image du Père, leur foi était robuste, ils avaient la paix en Lui ; Jésus dit en effet : « Lorsque j’étais avec eux dans le monde je les conservais. » Ce ne fut cependant qu’après son départ que leur foi s’ancra en Dieu.Après la Pentecôte, ils eurent part à la paix qui avait été celle de Christ, cette paix bénie qui provenait de la certitude qu’ils avaient acquise d’être reconnus par Dieu comme ses fils, ses héritiers, les cohéritiers de Christ, aussi longtemps qu’ils suivaient fidèlement les traces de leur Rédempteur.
C’est là que résident les fondements de notre paix. Quelle que soit l’intensité des tempêtes que nous devons traverser, nous ne devons jamais laisser choir l’ancre de notre foi ni nous laisser aller à la dérive.
Remémorons-nous :
2 Timothée 2 : 19 : « le solide fondement de Dieu reste debout » ;
Psaume 91 : 4 : « sa vérité sera ton bouclier et ta rondache » ;
et Romains 4 : 21 : « ce qu’Il a promis, Il est puissant aussi pour l’accomplir » en notre faveur, malgré nos imperfections et faiblesses humaines qui sont recouvertes par la justification que Christ nous impute. Le Père Lui-même nous aime, Il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière, c’est pourquoi Il a compassion de ses enfants, Il est plein de pitié et d’une tendre miséricorde envers eux. Que pourrait-Il vraiment nous dire de plus que ce qu’Il nous a déjà dit pour affermir notre foi, pour fortifier et réconforter nos cœurs, afin que nous supportions avec patience les épreuves et les tribulations du chemin étroit du sacrifice.
Rien ne désarme plus le chrétien face à ses adversaires qu’un relâchement même momentané de sa foi. Si quelqu’un se trouve dans ce cas, l’obscurité commence forcément à l’environner, il ne voit plus la splendeur de la face du Père céleste « car sans la foi il est impossible de lui être agréable » et, pendant qu’il s’efforce de saisir à nouveau l’ancre de la foi, les puissances des ténèbres l’attaquent violemment en le remplissant de doutes et de terreurs. Ces attaques-là sont toujours dirigées sur ses imperfections humaines mais il devrait se rappeler qu’elles sont couvertes par la robe de justice de Christ.
Si nous voulons que la paix de Dieu règne dans nos cœurs, nous ne devons jamais lâcher l’ancre de la foi ni permettre à Satan de détruire notre courage par son opposition la plus mortelle. Notre cœur doit toujours dire : « Quand il me tuerait, je ne cesserais pas d’espérer en lui. » (Job 13 : 15). Si nous avons une telle foi, la paix de Dieu, que le Maître nous a léguée, demeurera toujours en nous, et selon Philippiens 4 : 7 cette « … paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera nos cœurs et nos pensées en Jésus-Christ ».
Au milieu des combats du chrétien, que nos cœurs reprennent courage, que nos esprits s’affermissent, non seulement par la certitude de l’accomplissement des plans de Dieu, mais aussi par les promesses spéciales de faveurs personnelles qu’Il nous a faites :
« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent, car Il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. » – Psaume 103 : 13, 14.
« Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? Quand elle l’oublierait, moi je ne t’oublierai point. Voici, je t’ai gravée sur mes mains. » – Ésaïe 49 : 15, 16.
« Le Père lui-même vous aime. » – Jean 16 : 27.
« Votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » – Luc 12 : 32.
« Ceux dont la voie est intègre lui sont agréables. » – Proverbes 11 : 20.
« Fais de l’Éternel tes délices et Il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaume 37 : 4), Il te donnera la paix de Dieu même au sein des orages et des tempêtes.
Nous pouvons encore pour terminer trouver quelques paroles d’encouragement dans quelques extraits des commentaires de Manne.
12 Novembre :
« … La foi est une affaire de culture, de développement. Les mêmes apôtres qui, dans leur terreur, poussèrent des cris lorsque la tempête sévissait sur la mer de Galilée, devinrent de plus en plus forts en foi, au point qu’ils furent capables … de se confier dans le Seigneur, en son absence et là où ils ne pouvaient pas Le comprendre. … Une partie de notre étude journalière devrait être la culture de la confiance au Seigneur et la méditation des expériences de notre vie passée, ainsi que de toutes les leçons de sa Parole, afin que notre foi en Lui puisse devenir enracinée et fondée.
13 Novembre
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin. » – Matthieu 6 : 8
… Il connaît notre condition et sait ce que réclament nos meilleurs intérêts de nouvelles créatures. Laissons cela à sa décision. … L’importuner pour obtenir des choses qu’Il ne nous a pas données … serait, en effet, non une preuve de foi en Lui mais le contraire : une preuve de doute, une manifestation de crainte qu’Il oublie ou qu’Il néglige sa promesse de nous donner les choses nécessaires.
28 Novembre
« S’il donne le repos, qui répandra le trouble ? » – Job 34 : 29.
« … le Dieu de toute consolation » … peut donner le repos au milieu des tumultes qui s’élèvent sur l’âme comme les tempêtes soudaines sur la mer … nous crions à Lui et Il nous conduit au port désiré, havre béni de repos et de paix en Dieu. Quel est le cri qui amène cette réponse de paix ? Ce n’est pas une prière pour que toutes les occasions de trouble soient enlevées … Il y a un cri qui ne manque jamais d’apporter le repos dans lequel nul ne peut répandre le trouble : c’est la prière pour l’obtention d’une soumission douce, confiante, affectueuse à la volonté de Dieu.
Puissent ces quelques paroles nous aider à tenir ferme dans la foi et à avoir une confiance en Dieu inébranlable jusqu’au terme de notre pèlerinage malgré la détresse qui se développe et s’accentue autour de nous conformément à ce que la Parole de Dieu nous a permis de voir dans le Plan de Dieu.
Amen.
Fr. Henri P.