DİEU A ENSEVELİ MOÏSE, SON SERVİTEUR

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Deutéronome 34 : 1-12

« Précieuse, aux yeux de l’Éternel, est la mort de ses saints. » ― Psaume 116 : 15 – Darby.

Moïse est l’un des grands personnages des pages de l’histoire. Sa noblesse se profile comme celle d’un grand patriote, un général, un juge et un dirigeant de son peuple. Il apparaît encore plus grand dans sa relation avec Dieu. Il est la personnification de l’obéissance et de la loyauté en tant que serviteur de Jéhovah. En cela, il typifie le « plus grand que Moïse », le Messie. Comme nous le lisons : « L’Éternel, ton Dieu, te suscitera un prophète comme moi … d’entre tes frères » (Deutéronome 18 : 15 – Darby), ― je suis une image ou une représentation à un moindre degré de ce grand Maître, Chef et Roi que Jéhovah oindra pour être le véritable Libérateur d’Israël et du monde de l’esclavage de Satan, du péché et de la mort ― Hébreux 2 : 14,15.

Tout un chacun peut discerner, à travers les récits bibliques, quelque chose de la grandeur de Moïse. Tout un chacun peut percevoir qu’il fallait un grand patriotisme pour abandonner la cour de Pharaon afin de partager le sort de ses frères, la nation Juive, et devenir leur chef pour les libérer de l’esclavage et les conduire vers la terre promise. Chacun peut constater le patriotisme de cet homme lorsque, en tant que médiateur de son peuple, il intercéda auprès de Dieu afin qu’Il pardonnât leurs offenses, refusant la proposition selon laquelle la nation serait exterminée et que lui et sa famille hériteraient des promesses à sa place. Tout le monde peut voir qu’une grande foi en Dieu était nécessaire pour la position occupée par Moïse. Mais relativement peu de gens voient la véritable profondeur du caractère de Moïse, car seuls quelques-uns saisissent la situation réelle et comprennent bien l’appel divin adressé à la nation d’Israël et le travail de Moïse en tant que médiateur.

MOÏSE, LE SERVİTEUR DE DİEU

Nous ne pouvons nous empêcher d’éprouver de la sympathie pour ce grand serviteur de Dieu, ― « l’homme le plus humble de toute la terre » ― en ce qui concerne la raison particulière qui, à titre de punition, l’a empêché d’entrer en Canaan avec son peuple et a fait de lui, de manière typique, un représentant de ceux qui meurent de la seconde mort. Après tant d’années de patience, de longanimité et de loyauté envers Dieu, dans un moment d’inattention, le grand médiateur d’Israël a manqué d’humilité et de loyauté. Chargé par l’Éternel de parler au rocher, qu’il avait frappé lors d’une précédente occasion, Moïse frappa le rocher cette fois-ci encore en disant au peuple d’un ton irrité : « … rebelles, vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ? » ― Nombres 20 : 10.

Le rocher d’où jaillissait le courant vivifiant représentait le Rocher des Âges ― le Messie, frappé une deuxième fois. Comparez Hébreux 6 : 6. (Ndlr : représente les engendrés qui après avoir été éclairés tombent et « crucifient » de nouveau le Messie).

Le fait que Moïse ait été utilisé comme un type de la classe de la seconde mort n’implique nullement qu’il ait connu la seconde mort, ni qu’il se soit coupé de la faveur divine. La punition qu’il a reçue a simplement contribué à compléter l’image typique ― il ne pouvait pas entrer en Canaan ― il ne pouvait pas entrer dans la terre promise.

CANAAN VU DU MONT PİSGA

Le Pisga est l’un des sommets du Mont Nébo. De là, Moïse eut un bon aperçu de la terre promise, vers laquelle son œil de la foi avait regardé pendant quatre-vingts ans et vers laquelle il avait laborieusement guidé la nation d’Israël pendant quarante ans. Ce grand et vieux serviteur de Dieu, entièrement soumis à la volonté et aux dispositions divines, fut endormi par l’Éternel qu’il servait. Les Juifs ont un dicton selon lequel l’Éternel lui a donné là un baiser. Son lieu de sépulture a été caché, sans doute pour éviter toute forme d’idolâtrie. Le Nouveau Testament déclare que Satan s’efforça de s’emparer du corps de Moïse, très probablement dans le but de l’utiliser à des fins idolâtres, mais Jéhovah le lui a interdit.

MOÏSE EST MORT ET A ÉTÉ ENSEVELİ

Nous ne devons pas oublier le fait que Moïse est mort et qu’il ne revivra pas avant le moment fixé par Dieu où, sous le règne du Messie, il sera ressuscité. En attendant, il s’est endormi avec ses pères, comme le rapporte généralement la Bible à propos de tous ceux qui sont morts.

Le récit de la transfiguration de notre Seigneur et de l’apparition de Moïse et d’Élie avec Lui dans cette vision ne doit pas être interprété comme contredisant l’affirmation selon laquelle Moïse est mort et que le seul espoir pour quiconque réside dans la résurrection d’entre les morts (1 Corinthiens 15 : 13, 14). Nous avons la parole même de Jésus pour affirmer que ni Moïse ni Élie ne sont montés au ciel. Il a déclaré : « Personne n’est monté au ciel. » (Jean 3 : 13). Jésus a expliqué que ce que les disciples avaient vu sur la montagne n’était pas une réalité, mais une vision ― tout comme les trompettes, les bêtes, etc. de l’Apocalypse ne sont pas des réalités, mais des visions. « Ne parlez à personne de cette vision. » (Matthieu 17 : 9). Saint Pierre, qui fut témoin de la vision, déclare que c’était une représentation du royaume du Messie (2 Pierre 1 : 16-18). Moïse représentait une classe et Élie une autre, en tant que participants avec Jésus à sa gloire Messianique ― dans le royaume qui doit bénir le monde, le royaume, établi sur terre, qui corrigera rapidement le mal et fera en sorte que la volonté de Dieu s’accomplisse aussi complètement qu’elle est faite au ciel.

LA PROMESSE DE DİEU À ABRAHAM

À la base de tous les rapports de Dieu avec l’Israël naturel et l’Israël spirituel se trouve sa grande promesse faite à Abraham et confirmée par un serment : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. » ― Genèse 28 : 14.

Dès le commencement, Dieu avait décidé que la malédiction de la mort ne serait pas une malédiction éternelle sur la race humaine. Dès le commencement, Il avait décidé en Lui-même de guérir les maladies, la tristesse et la douleur, et que le temps viendrait où Il éloignerait la malédiction. Dès le commencement, Il avait prévu d’envoyer l’Agneau de Dieu qui, en rachetant le monde, ôterait le péché, enlèverait la malédiction et bénirait l’humanité. Cependant, la première déclaration claire de ce dessein divin fut faite à Abraham, à savoir que lui-même et sa postérité seraient associés à Dieu dans la grande œuvre de relèvement et de bénédiction de l’humanité.

Bien que Dieu savait qu’aucun membre de la famille humaine ne pourrait observer parfaitement la loi divine, il était néanmoins opportun que cette question soit illustrée. C’est pourquoi, avant que Dieu ne soit prêt à apporter la bénédiction Messianique, Il fit une proposition à la postérité d’Abraham par l’intermédiaire de Jacob, leur suggérant que s’ils montraient leur loyauté en gardant la loi divine, Dieu serait prêt à les utiliser comme la postérité promise d’Abraham pour bénir toutes les nations. Les seize siècles d’efforts d’Israël sous la loi sont résumés par St. Paul qui dit : « Nulle chair ne sera justifiée devant lui [Dieu] par les œuvres de la Loi. » ― Romains 3 : 20 – Darby.

PRÉPARATİON DE LA POSTÉRİTÉ

Cela nous amène à l’époque du Messie. Le Logos, en vertu d’une naissance spéciale, devint Jésus et sacrifia sa vie, en harmonie avec la prescience divine. Parmi les Israélites naturels, ceux qui étaient saints de cœur ont été rassemblés pour être ses disciples, pour avoir part à ses souffrances et à sa mort et pour participer à sa gloire et à son élévation à la nature divine. Ces élus, ou choisis, constituent avec Jésus le Moïse antitypique. C’est à cette fin qu’ils ont été appelés, ou suscités parmi leurs frères, comme Moïse l’avait prophétisé. Comme il n’y avait pas assez de tels « véritables Israélites », la sagesse divine en a appelé et choisi d’autres tout au long de cet âge, parmi les « Gentils », de toute tribu, nation, peuple et langue ― Apocalypse 5 : 9.

Ainsi Dieu a progressivement préparé le grand Prophète, Sacrificateur, Roi et Juge qui, pendant les mille ans du Royaume du Messie, sera le Médiateur entre Dieu et tous ceux qui désirent s’approcher de Lui et recevoir sa bénédiction. Ces élus, ou choisis, seront en relation avec le monde repentant comme les sacrificateurs d’Israël l’étaient avec leur nation ; mais leur travail sera efficace, et non un échec, parce qu’il sera basé sur les « meilleurs sacrifices » pour les péchés (Hébreux 9 : 23 – Darby), et par conséquent soutenu par la puissance divine dans le pardon des péchés et la délivrance des volontaires et des obéissants de l’esclavage du péché et de la mort vers la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Ce grand antitype est devant nous et, nous le croyons, aura bientôt son accomplissement glorieux.

Le Messie que Dieu prépare de cette manière, est composé de Jésus, la Tête, et de tous les élus issus d’Israël et du monde entier, le Corps du Messie qui sera, comme le type, très fidèle, loyal, patriotique envers Dieu et envers le peuple. En effet, une des épreuves de ces derniers est qu’ils soient prêts à donner leur vie pour leurs frères et à être fidèles aux principes du caractère divin jusqu’à la mort.

LE MESSAGE DE MOÏSE À İSRAËL

Le Livre du Deutéronome peut être considéré, d’une manière générale, comme le message d’adieu de Moïse à Israël. On suppose qu’il a été prononcé quelques jours avant sa mort.

Le premier discours commence au Chapitre 1 : 6 et se termine au Chapitre 4 : 40.

Le deuxième discours commence au Chapitre 5 et se termine à la fin du Chapitre 26.

Troisième discours, Chapitres 27, 28.

Quatrième discours, ratification de l’alliance, Chapitres 29 et 30.

Josué est désigné pour être le successeur de Moïse, Chapitre 31 : 1-8.

Le Cantique de Moïse, Chapitre 32 – « Le Rocher d’Israël » – prononcé le jour même de sa convocation.

La Bénédiction des Tribus, Chapitre 33, le même jour.

La teneur de ces discours était l’espoir en Dieu, la foi dans les promesses et la loyauté envers les engagements de l’alliance.

WT1913 p5333