Le Dieu qui nous est révélé dans la Bible est un Dieu bon, aimant et miséricordieux. Il est l’incarnation suprême de toutes les vertus. Ayant créé l’homme, Il est infiniment plus noble que le plus noble des hommes. Bien qu’Il discipline temporairement ses enfants humains pour leur propre bien, Il est pour eux comme un père aimant. Nous lisons à son sujet : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours. Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui Le craignent. Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui Le craignent. Car Il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. » ― Psaume 103 : 8-14
Il nous est dit que « Dieu est amour » (1 Jean 4 : 16). L’amour est un attribut déterminant du caractère de Dieu. Tout ce qu’Il fait est influencé par l’amour. Il est aimant et miséricordieux envers tous, qu’ils le méritent ou non. Il aime même ses ennemis. Nous lisons les paroles de Jésus : « Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis … et priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent, afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » (Matthieu 5 : 44, 45). « Aimez vos ennemis … et vous serez les fils du Très-Haut ; car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » ― Luc 6 : 35, 36.
Nous voyons ainsi que Dieu est bon et miséricordieux même envers ceux qui sont méchants, injustes et ingrats.
Aucune autre religion que celle de la Bible ne révèle un Dieu aussi aimant et compatissant. C’est un Dieu que nous pouvons aimer, vénérer et adorer de tout notre cœur. Aucune autre religion que celle de la Bible ne propose une norme aussi élevée dans nos relations avec nos semblables. Comme nous le lisons en Luc : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » ― Luc 10 : 27.
Cette règle d’amour, que l’on a appelée « la règle d’or », est formulée de la manière positive suivante : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (Matthieu 7 : 12). C’est probablement dans les écrits de Confucius que l’on trouve l’approche la plus voisine de ce sentiment : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ». Bien que cette règle soit admirable, il existe une grande différence entre celle-ci et la règle d’or de la Bible. La règle de Confucius est négative, elle dit : « Ne fais pas de mal aux autres ». Cette règle peut être respectée en ne faisant rien. Elle est passive. Mais la règle d’or du Christ est positive. Elle dit : « Faites du bien aux autres ». Cela exige de l’amour en action ; c’est ce que fait Dieu. Il a prévu de bonnes choses pour sa famille humaine et Il les réalisera de manière positive.
Certains prétendent que la Bible enseigne le tourment éternel des méchants dans un enfer de feu littéral. Cela intrigue beaucoup de gens qui se demandent : « Si Dieu est aimant et miséricordieux, comment peut-Il tourmenter qui que ce soit ? » La doctrine du tourment éternel n’est pas enseignée dans la Bible. Elle est basée sur des traductions erronées et des interprétations inexactes de certains passages symboliques des Écritures. Elle est manifestement fausse puisqu’elle est totalement contraire au caractère aimant de Dieu. Puisqu’Il nous a créés, nous savons qu’Il est meilleur que nous. Tortureriez-vous votre enfant ? Quel que soit ce qu’il a fait, le tiendriez-vous, ne serait-ce qu’un instant, au-dessus d’une flamme ? Tortureriez-vous même un animal ? Bien sûr que non. Aucune personne sensée ne le ferait. Le tourment éternel est donc une chose terrible à reprocher à Dieu ― une doctrine totalement fausse. Dieu est infiniment supérieur à nous. Ses pensées et ses voies sont tellement plus élevées que les nôtres. Si vous êtes gentil, aimant, miséricordieux et indulgent envers vos enfants, Il l’est encore plus envers sa famille humaine. Nous lisons en Ésaïe : « Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui ; à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. » ― Ésaïe 55 : 7-9.
Plusieurs passages bibliques nous disent clairement que Dieu ne songerait même pas à tourmenter qui que ce soit, qu’une chose aussi terrible ne Lui viendrait jamais à l’esprit. Dans l’Antiquité, les faux dieux Baal et Moloch étaient adorés par des sacrifices humains. De petits enfants étaient brûlés vifs sur les autels élevés de ces dieux. Le Dieu d’amour de la Bible considérait cela comme une abomination et un péché, totalement contraire à sa volonté. Ainsi, nous lisons : « Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : ce que je n’avais ni ordonné ni prescrit, ce qui ne m’était point venu à la pensée. » (Jérémie 19 : 5). « Ils ont bâti des hauts lieux à Baal … pour faire passer à Moloc leurs fils et leurs filles : ce que je ne leur avais point ordonné ; et il ne m’était point venu à la pensée qu’ils commettraient de telles horreurs. » ― Jérémie 32 : 35.
La punition pour le péché n’est pas le tourment éternel. Il est très clairement indiqué en Genèse 2 : 17 qu’il s’agit de la mort. Dieu dit à Adam avant qu’il ne pèche : « Tu mourras certainement. » (Darby). Après qu’Adam eut péché, Dieu lui dit : « … jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Genèse 3 : 19). Si le châtiment du péché avait été le tourment éternel plutôt que la mort, Dieu l’aurait certainement dit à Adam avant qu’il ne pèche, afin qu’il soit prévenu de ce qui l’attendait. Il aurait été très injuste de la part de Dieu d’avoir clairement déclaré que la punition serait la mort, puis, après que le péché soit commis, de changer la punition en une vie éternelle de tourments. Cela aurait été trompeur. Dieu n’est ni injuste ni trompeur.
Ceci est particulièrement important car la punition ne concernait pas seulement Adam, mais toute sa race.
« C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. » ― Romains 5 : 12.
Puisque Dieu est si aimant, miséricordieux et indulgent, la peine de mort sera-t-elle un jour supprimée ? Arrivera-t-il un jour où l’humanité continuera à vivre et ne mourra plus jamais ? La Bible enseigne avec force que la peine de mort sera supprimée. En fait, la première étape a déjà été franchie. Nous lisons : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » ― Jean 3 : 16.
Jésus est venu sur terre en tant qu’homme parfait, et Il est mort sur la croix en tant que sacrifice expiatoire pour Adam, abandonnant sa vie parfaite à la place de la vie perdue d’Adam, payant le prix de la mort pour Adam et toute sa race. Il est ainsi devenu le Sauveur de toute l’humanité. Cela a fourni la base du pardon de Dieu et de la suppression de la peine de mort. Dieu dit : « Je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché. » (Jérémie 31 : 34). L’apôtre Paul écrit : « Notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort. » (2 Timothée 1 : 10). Le royaume de Dieu sur terre, pour lequel nous avons si longtemps prié en disant « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », se manifestera bientôt. Même ceux qui sont déjà morts ne sont pas oubliés. Dieu les garde avec amour dans sa mémoire et les ramènera à la vie. Les familles séparées par la mort seront réunies. Vous reverrez vos proches. Jésus Lui-même nous a dit : « Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. » ― Jean 5 : 28, 29.
Robert S. Seklemian