Après les morts de Jésus, la résurrection

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Auteur : Daniel W. , Conférence de Pâque, le 04/04/2026, Vigy

– Sujet #01 –

Nous voici réunis en ce jour où toute la chrétienté fête Pâques. Pour la plupart, ce n’est

qu’une fête avec des lapins et des œufs en chocolat et une réunion familiale. Mais

combien de personnes pensent réellement au drame qui s’est accompli il y a bientôt 2 000

ans ?

Mardi soir, nous avons participé à la Pâque de notre Seigneur. Nous avons pris les

emblèmes qui symbolisent notre désir d’en faire partie, de participer à ce pain que notre

Seigneur nous tend et à cette coupe qui représente les souffrances qu’il a endurées.

Mercredi après-midi, notre Seigneur a subi la pire des humiliations pour un homme

innocent : il a été crucifié et, par sa mort, il a donné sa vie en rançon pour toute

l’humanité. Le prix équivalent : la mort d’un homme parfait pour racheter le péché de

notre père Adam et nous libérer de cette condamnation.

Aujourd’hui, samedi, trois jours après la mort de notre Seigneur, nous ne voulons pas

seulement célébrer sa mort, mais aussi sa résurrection.

Mais dans ce laps de temps, que sont devenus les disciples, les onze apôtres ?

Avaient-ils la foi que le Seigneur ressusciterait ? Jésus leur avait souvent prédit qu’il allait

mourir, mais les avait-il aussi rassurés sur le fait qu’il ressusciterait ?

En Marc 8 :31 « Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme

souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les

scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât trois jours après. »

Mat 20 : 18 , 19 « Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux

principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux

païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient ; et le troisième

jour il ressuscitera. »

Non seulement Jésus leur a détaillé son sort, mais il leur a également montré que tout cela

était écrit dans les prophéties.: En Matthieu 26:54, il est écrit : « Comment donc

s’accompliront les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ? »

Jésus avait l’habitude de leur parler en paraboles ; ses messages étaient-ils donc

symboliques ? Avaient-ils compris qu’il allait réellement mourir et ressusciter ?

La mort de Jésus ne s’est pas faite en silence. Lorsque Jésus fut mis sur la croix, et que tous

les incrédules se tenaient autour de lui, plusieurs signes se manifestèrent. Combien ?

Lesquels ? Pendant trois heures, de la 6ème à la 9ème heure, il y eut des ténèbres sur toute

la terre (Matthieu 27:45), et au moment où Jésus rendit l’esprit, que s’est-il passé ? Il y

eut un grand tremblement de terre ; Matthieu fait remarquer que les rochers se fendirent.

Il relate également un événement surprenant : Matthieu 27:52 : « Les sépulcres

s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. » Les sépulcres

s’ouvrirent ! La résurrection avait-elle commencé ? Ce texte est assez difficile à

comprendre, et j’ai vérifié : il n’est pas apocryphe. Pour ma part, je pense qu’il s’agissait de

personnes considérées comme mortes, car exclues de la vie publique. Je pense à ceux qui

avaient la lèpre et qui vivaient dans des grottes, isolés de tous. Y aurait-il eu un miracle

pour ces gens-là ? Auraient-ils été guéris ? Nous ne pouvons pas le certifier, car cela n’est

pas dit clairement. Les gens ont bien remarqué des phénomènes extraordinaires ; ceux qui

se trouvaient au Golgotha n’ont-ils pas vu que cela coïncidait avec la mort de Jésus ?

Ceux qui se trouvaient dans le temple ont également été surpris par ce qui s’est passé.

Que s’est-il passé dans le temple ? Le voile du temple se déchira en deux, du haut jusqu’en

bas. Quelques heures auparavant, ils avaient condamné le Seigneur à mort ; n’ont-ils pas fait le rapprochement ? N’avaient-ils pas entendu de la bouche de Jésus qu’il était le fils de Dieu ? N’ont-ils pas remarqué que le ciel était secoué ?

Malgré ces signes, les incrédules ne réagirent pas et leur comportement ne changea pas.

Au contraire, ils endurcirent leur cœur, à l’image de Pharaon lorsque Dieu avait fait sortir

le peuple d’Israël d’Égypte.

De même à l’époque de Jésus, ces incrédules avaient reconnu que c’était quelque chose

d’extraordinaire, comme cela est relaté dans l’Évangile selon Matthieu. 27 : 54. « Le

centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre

et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet

homme était Fils de Dieu. »

Ce centenier a dû faire un rapport à sa hiérarchie. Ce rapport a-t-il fait réfléchir les

principaux sacrificateurs ? Tout comme ils ont cherché de faux prétextes pour condamner

Jésus lors du procès, ils continuent à mentir et à justifier leur comportement.

En lisant les versets suivants Matthieu 27 : 62 à 66 « Le lendemain, qui était le jour après la

préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de

Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait

encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé

jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au

peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.

Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, gardez-le comme vous l’entendrez. Ils s’en

allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre. »

Après la mort de Jésus, son corps fut déposé dans le sépulcre de Joseph d’Arimathie, un

homme riche qui s’était fait tailler une tombe neuve. Il avait obtenu l’autorisation de Pilate

de prendre le corps de Jésus.

Lorsqu’on nous annonce qu’une éclipse solaire aura lieu dans trois jours, que fait-on ? On

se prépare. Certains parcourent des milliers de kilomètres pour contempler ce

phénomène extraordinaire.

Mais qu’ont fait les apôtres ? Il me semble qu’ils étaient totalement perdus. Ils avaient

perdu leur guide, leur boussole, comme des enfants qui perdent leurs parents. Pendant

trois ans et demi, ils avaient sacrifié leurs amis, leur réputation et leurs affaires pour

consacrer leur temps et leur énergie à proclamer la venue du Messie et l’établissement de

son royaume. Mais là, ils avaient les idées confuses sur la manière et le moment de

l’établissement du royaume. Une compréhension plus complète n’était pas encore

nécessaire. Il leur suffisait de suivre fidèlement les recommandations du Seigneur. C’est

pourquoi le Maître les enseignait petit à petit, selon leur capacité à comprendre.

Ils étaient désemparés mais probablement qu’ils étaient ensemble attendant quoi ? peut-

être le consolateur promis par Jésus. Jean 14:26 « Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que

le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que

je vous ai dit ».

On peut imaginer le grand désarroi et le désappointement qu’ils ont éprouvés, même s’ils

avaient été prévenus par le Seigneur. Un consolateur, oui, mais sous quelle forme ? Un

autre homme ?

Lorsqu’ils ont vu Jésus traité comme un malfaiteur et crucifié, alors qu’ils attendaient et

annonçaient le royaume de gloire, royaume qui leur semblait si proche de se réaliser cinq

jours auparavant, lorsque Jésus est entré à Jérusalem, ils ont dû être totalement

découragés.

Bien qu’ils savaient que Jésus avait été injustement crucifié, tous leurs espoirs avaient été ruinés par la tournure défavorable qu’avaient prise les choses lors de la crucifixion de leur roi.

Les apôtres, tout comme les disciples et les Juifs, attendaient qu’un Messie vienne les

délivrer du joug romain. C’était leur première préoccupation. Ils nourrissaient une

espérance nationale : l’établissement d’un royaume terrestre avec un roi juif qui

restaurerait le prestige et l’influence de leur nation. Les apôtres espéraient occuper des

postes importants et recevoir de grands honneurs dans ce royaume dont ils espéraient

que Jésus serait le roi.

Jésus savait combien ils seraient désemparés. , (Jean 14, 27). Jésus veut les rassurer et les

préparer : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le

monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.

Mais comment trouver la paix dans de telles conditions ? Comment ne pas être troublé ?

Jésus leur dit : « Restez calmes, ne perdez pas la foi, ayez confiance en tout ce que je vous

ai dit. »

Bien sûr, certaines personnes veillaient sur ce corps et voulaient savoir où il serait mis.

Marc 15:47 dit : « Marie de Magdala et Marie, mère de Joses, regardaient où on le

mettait. » Pourquoi voulaient-elles savoir où le corps de Jésus serait mis ? Parce qu’elles

voulaient l’embaumer, comme le voulait la coutume.

Pendant les quarante jours qui ont suivi sa résurrection et précédé son ascension, Jésus a

principalement cherché à les rassembler à nouveau et à rétablir leur foi en lui comme le

Messie tant attendu. Jésus voulait leur prouver la réalité de sa résurrection en leur

révélant qu’il n’était plus un être humain, mais un être spirituel souverainement élevé,

ayant toute puissance dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28, 18).

Il est vrai que la manifestation de sa présence après la résurrection a dû être très

surprenante, conformément à la nature des choses. Surtout si l’on tient compte de la

transformation de sa nature. Mais il fallait que le fait de sa résurrection et de son

changement de nature soit pleinement manifesté, non pas à tout le monde, mais à des

témoins choisis qui transmettraient aux générations futures un témoignage digne de foi

des faits qu’ils avaient vus eux-mêmes.

Nous verrons avec quelle précaution il dévoile ses grandes vérités à ses disciples pour ne

pas les effrayer. Oui, Jésus fit preuve d’une grande sagesse, de prudence et d’habileté. Il

ne révèle pas la preuve de sa résurrection et de sa transformation à tous les disciples en

même temps, mais progressivement, en fonction de leur capacité à le supporter, et de

manière calculée pour leur faire la plus grande impression.

Il commence par les femmes.

Il leur fit parvenir graduellement la nouvelle de sa résurrection. Les premières informées

furent les femmes qui, de bon matin, étaient venues au sépulcre pour embaumer son

corps avec des aromates et des parfums. En chemin, elles se demandaient qui allait leur

ôter la pierre qui fermait le sépulcre. Il est probable que plusieurs personnes aient roulé

cette pierre pour fermer le sépulcre. Les gardiens l’avaient scellée. Devant elles, un

miracle se produisit. Un tremblement de terre se produisit. Il est dit qu’un ange descendit

du ciel, fit rouler la pierre et s’assit dessus. (Matthieu 28:2) On peut imaginer ce moment

extraordinaire où un ange leur est apparu. Cette description est donnée au verset 3 : « Son

aspect était comme l’éclair, et son vêtement blanc comme la neige. » Selon moi, cette

description semble indiquer qu’il s’agissait d’une vision, car aucun homme sur terre ne

peut avoir un aspect semblable à celui de l’éclair, mais la pierre a été roulée, c’est qu’il y a

eu une action divine.

On imagine aisément la surprise et la frayeur de ces femmes, mais aussi des gardes qui surveillaient le sépulcre. Le verset 4 dit en effet : « Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts. » Ils ont sans doute pris la fuite très vite. Ont-ils vu l’ange ? Cela n’est pas dit. En revanche, ils ont vu et ressenti le tremblement de terre, ainsi que la pierre qui ouvrait le tombeau. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’ils aient pris la fuite.

L’ange rassura rapidement les femmes : « Ne craignez pas ; je sais que vous cherchez

Jésus, crucifié. » (Matthieu 28, 5-7). Il n’est pas ici ; il est ressuscité, comme il l’avait dit.

Allez voir l’endroit où il était couché et allez vite dire à ses disciples qu’il est ressuscité des

morts. » Voici, je vous l’ai dit. Il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez. Voici,

je vous l’ai dit.

C’était la première preuve que Jésus avait été ressuscité. Il semble que Marie de Magdala

quitta ses compagnes pour aller le dire à Pierre et à Jean (Jean 20, 1-2), tandis que les

autres femmes allaient le raconter au reste des disciples. C’est à elles que Jésus se

manifesta en chemin et leur dit : « Je vous salue » (Matthieu 28, 9-10). Elles le reconnurent

immédiatement, et, face à un tel événement, s’approchèrent pour saisir ses pieds et

l’adorer.

Jésus leur avait souvent parlé de sa mort et de sa résurrection au bout de trois jours, mais

ce n’est qu’à ce moment-là que ces paroles prirent tout leur sens pour elles. Jésus les

rassura. « Ne craignez pas, leur dit-il. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée ; c’est

là qu’ils me verront. » Avec crainte et joie, elles coururent le raconter aux autres disciples.

Dans le tumulte de leurs sentiments, un mélange de surprise, de perplexité, de joie et de

bouleversement général, il leur était certainement difficile de trouver les mots justes pour

raconter cette nouvelle si étrange et merveilleuse.

De son côté, Marie raconte à Pierre et à Jean ce qu’elle a vu et leur dit, consternée : « Ils

ont enlevé le Seigneur du sépulcre et nous ne savons pas où ils l’ont mis. »

Les autres femmes racontèrent alors pour la première fois aux disciples qu’elles avaient vu

Jésus ressuscité. Les disciples accueillirent cette histoire comme le fruit de l’excitation ou

de la superstition : comment pouvaient-elles voir Jésus alors qu’il venait d’être crucifié, les

mains, les pieds et le côté percés ?

Mais Pierre et Jean dirent : « Allons voir par nous-mêmes. » Marie de Magdala les

accompagna. » Qu’ont-ils trouvé ? Ils trouvèrent la pierre roulée loin de l’entrée, le

sépulcre vide, le suaire soigneusement plié et mis à part. Ils n’aperçurent aucun ange. Que

s’était-il donc passé ? Où était le corps de leur Seigneur ? Qui l’avait pris ? Se souvinrent-ils

alors des paroles de Jésus qui disait qu’il ressusciterait le troisième jour ? Ils devaient être

perplexes et consternés. Jean et Pierre rebroussèrent chemin.

Marie resta en pleurant. Alors qu’elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le

sépulcre. Un autre événement extraordinaire se produisit alors : elle vit deux anges assis

de part et d’autre de l’endroit où le corps de Jésus avait été déposé. Ils lui demandèrent : «

Femme, pourquoi pleures-tu ? »

2 A Marie Madeleine

Elle répondit : « Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l’ont mis. »

Quelle tristesse ! Alors qu’elle se retournait, elle aperçut un homme qui ressemblait à un

jardinier et qui l’observa pleurer. Il lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu

? » Prenant cet homme pour un jardinier, elle lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as

emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. » Alors, avec le ton si familier qu’elle

reconnut aussitôt, le Seigneur dit : « Marie. »

Ces mots suffirent à fortifier sa foi en ce que les anges lui avaient annoncé : Jésus était

ressuscité. Dans la joie, elle s’exclama : « Maître ! » Elle eut alors une irrésistible envie de

l’enlacer et de rester en sa présence. Mais Jésus l’informa doucement qu’elle avait maintenant une mission importante à accomplir : aller porter immédiatement ce témoignage de sa résurrection aux autres disciples, toujours consternés et incertains.

Cette apparition est notée dans l’Evangile de Jean 20:17-18 : C’était la deuxième

apparition de Jésus.

3 A 2 Disciples allant à Emaus.

C’est à deux disciples qui se rendaient de Jérusalem à d’Emmaüs, éloignés de 30 km, que le

Seigneur apparut. Il ne s’agissait pas d’apôtres, mais de disciples. Alors qu’ils étaient tristes

et troublés, notre Seigneur se joignit à eux et leur demanda quelle était la cause de leur

tristesse et de leur abattement. Ils n’avaient jamais imaginé que cela pouvait être Jésus ;

ils ne le reconnurent pas. Surpris, l’un d’eux, Cléopas, lui répondit : « Es-tu le seul à

séjourner à Jérusalem qui ignore ce qui s’est passé ces derniers jours ? » Il en avait

certainement été beaucoup question dans la ville, un tel événement ne pouvait pas passer

inaperçu.

Le bruit des différents miracles que Jésus avait accomplis avait dû courir à Jérusalem, où il

avait été accueilli comme un roi. De nos jours, un tel événement ferait la une de tous les

journaux ! Que leur a répondu Jésus ? Jésus voulait connaître leurs réactions, mais il

voulait aussi leur donner une leçon. Que leur a-t-il dit ? « Que s’est-il donc passé de si

dramatique pour vous bouleverser à ce point ? » Ils lui ont expliqué ce qui était arrivé à

Jésus de Nazareth : c’était un prophète puissant par ses œuvres et ses paroles, tant devant

Dieu que devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et des magistrats l’avaient livré pour

qu’il soit condamné à mort et crucifié. Nous pensions qu’il serait celui qui délivrerait Israël,

et voilà trois jours qu’il a été crucifié. Des femmes ont dit qu’elles avaient vu des anges,

mais nous avons du mal à le croire.

Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’ils soient troublés ; tout leur paraissait si étrange et

incompréhensible, ces événements qu’ils venaient de vivre ces derniers jours.

C’est alors que Jésus, qui leur était étranger car ils ne le reconnaissaient pas, se mit à leur

expliquer les choses. Il leur démontra comment ces événements, qui les avaient tant

abattus, avaient permis l’accomplissement des prophéties. Il leur expliqua que pour

gouverner et racheter le monde, le Messie devait d’abord racheter l’humanité en donnant

sa vie, en mourant, lui le juste, pour des injustes. Il devait mourir pour racheter le monde

de la malédiction de la mort, jusqu’à sa résurrection et son élévation à la gloire par Dieu.

Leur maître devait accomplir tout ce qui avait été prédit par les prophètes avant d’obtenir

la gloire et l’honneur futurs. Il devait accomplir les prophéties qui prédisaient ses

souffrances, son humiliation et sa mort. Mettons-nous à leur place. Ils étaient tristes, mais

de nouveaux horizons s’offraient à eux. Ils connaissaient ses paroles, mais ne les

comprenaient pas.

Ils marchaient depuis longtemps. Marcher 30 km prenait du temps, d’autant que le

chemin était vallonné. Le soir tombait, les disciples étaient arrivés à destination, mais cet

étranger voulut continuer sa route.

Nous connaissons la suite. Ces deux disciples insistent pour que ce voyageur reste chez

eux pour la nuit et partage le repas. On peut imaginer que le Seigneur les instruisait

encore jusqu’au moment du repas. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils remarquèrent

quelque chose de particulier : la manière dont le Seigneur avait l’habitude de rompre le

pain pour rendre grâce à Dieu. (Luc 24, 30).

Lorsque leurs yeux s’ouvrirent, il avait disparu. Ce n’est pas à son visage qu’ils le

reconnurent, mais à son geste habituel de rendre grâce et de rompre le pain. Quelle

surprise ! « Comment n’avons-nous pas remarqué que c’est le Seigneur ? Qui d’autre aurait

pu nous donner autant d’informations et d’explications ? » Leur foi fut rassurée : ce qu’ils avaient entendu était bien vrai, il était bien ressuscité, ils l’avaient vu et savaient qu’ils le reverraient. Remplis de joie et de surprise, ils retournèrent aussitôt à Jérusalem, parcourant de nouveau ces 30 km. En chemin, ils se rappelèrent les paroles de Jésus : « Notre cœur ne brûlait-il pas en nous lorsqu’il nous parlait et nous expliquait les Écritures ? » Luc 24:32

4 – à Simon

En arrivant à Jérusalem, ils trouvèrent les autres disciples qui se réjouissaient également

en disant : « Le Seigneur est vraiment ressuscité et il est apparu à Simon. » Luc 24, 34 ne

précise pas dans quelles circonstances Jésus est apparu à Simon. C’était la quatrième fois

que Jésus se manifestait.

Tous les disciples étaient donc réunis et chacun racontait les apparitions et les

bénédictions qu’il avait reçues. Peut-être parlaient-ils de la nouvelle perspective qui

s’offrait à eux. Quelle journée pleine d’événements ! Ils étaient si heureux ensemble qu’ils

décidèrent de se retrouver tous les dimanches, jour de la résurrection, pour parler de ces

choses et se remémorer les bénédictions qu’ils avaient reçues.

Les deux disciples trouvèrent les onze apôtres qui n’étaient pas seuls. Luc 24 :33 33 « Se

levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui

étaient avec eux, assemblé »s

5- aux apôtres

Ils étaient tous excités et dans une grande joie, et ils se racontaient leurs différentes

expériences. Pendant ce temps, le Seigneur Jésus leur apparut soudainement au milieu

d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous. » (Luc 24, 36-43). D’où était-il venu ? Les portes

étaient bien fermées, car ils craignaient les Juifs ; ils crurent voir un esprit. Un être humain

ne peut pas entrer dans une pièce dont tous les accès sont fermés. Jésus les rassura et leur

dit de ne pas craindre. Il leur montra ses mains et ses pieds : « C’est bien moi. Touchez-moi

et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai ! » Ils n’en croyaient

pas leurs yeux. Pour les rassurer davantage, il leur demanda : mais qu’est-ce que le

Seigneur leur demanda ? « Avez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent alors

du poisson rôti et du miel. Il est difficile de s’imaginer dans quel état ils étaient. Leurs yeux

s’ouvrirent et Jésus leur expliqua les prophéties des Écritures, et surtout que tout s’était

passé selon ce qui avait été prédit.

En lisant le récit de Jean, un verset m’a posé question : Jean 20:22, où il est écrit : « Après

ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : “Recevez le Saint-Esprit.” » S’agissait-il du

Consolateur annoncé ? Pourtant, c’est le jour de la Pentecôte qu’ils ont reçu le

Consolateur. Ces paroles ont été prononcées juste après la résurrection du Seigneur. Ont-

ils reçu le Saint-Esprit à deux reprises ?

En fait Luc nous donne l’explication :

Luc 24 45-49 « Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures. Et il leur dit :

Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et

que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les

nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Et voici, j’enverrai

sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous

soyez revêtus de la puissance d’en haut.

On remarquera que les apôtres avaient déjà reçu une part de l’Esprit lorsqu’ils ont été

appelés. Cet Esprit leur permettait de faire des miracles et de guérir les démoniaques,

mais pas de comprendre les Écritures. Matthieu 10, 1 : « Puis, ayant appelé ses douze

disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et

toute infirmité. » Cette fois-ci, le Seigneur leur ouvrit l’esprit afin qu’ils comprennent la raison de ce qu’ils traversaient. Ils ont reçu une dose d’Esprit, dose qui leur était nécessaire en attendant de recevoir ce que le Père leur avait promis : le Saint-Esprit en puissance.

Il est également important de noter que le Seigneur voulait leur faire comprendre que

l’Esprit Saint ne serait pas une personne, mais l’Esprit du Père, une puissance, et son

propre esprit, le souffle ou l’Esprit de Dieu. Il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-

Esprit. »

6 – Aux disciples et Thomas

Mais lors de cette apparition, il manquait quelqu’un ! Thomas, qui avait du mal à croire ce

que les apôtres lui racontaient, leur avait dit : « Si je ne mets pas la main dans son côté et

si je ne vois pas les marques des clous dans ses mains, je ne croirai pas. » Une semaine

passa. Ils se réunirent à nouveau. Jésus se présenta au milieu d’eux, exactement comme le

premier soir, et dit : « La paix soit avec vous ! » Jean 20:26. Thomas était présent. Le

Seigneur s’adressa directement à lui : « Avance ici ton doigt et regarde mes mains ; avance

aussi ta main et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. » On peut

imaginer la réaction de Thomas.

Le Seigneur ne réapparut pas après la réponse de Thomas. Thomas comprit alors que

Jésus était réellement ressuscité et qu’il avait une grande puissance. Thomas a-t-il vérifié ?

A-t-il mis son doigt ? Non, il a répondu : « Mon Seigneur est mon Dieu. » Il s’agissait de la

sixième apparition.

7 – Au bord du rivage : La Pêche

Après cette apparition, un assez long intervalle s’est écoulé. Il n’y eut pas de nouvelle

apparition du Seigneur avant cela. Tous les disciples présents en Galilée commencèrent à

songer à leur foyer et à leur avenir, se remémorant également le message que le Seigneur

leur avait transmis par l’intermédiaire des femmes : il les précéderait en Galilée.

Ils s’attendaient certainement à le rencontrer en chemin, peut-être sur une montagne. Ils

étaient troublés et ne ressentaient plus la même familiarité qu’autrefois à son égard. Le

Seigneur leur paraissait tellement différent après sa résurrection. Il apparaissait et

disparaissait dans des circonstances bien particulières ; il ne ressemblait plus à l’homme

Jésus-Christ.

Ils se sont certainement réunis à plusieurs reprises pour discuter de la situation et

s’étonner de ne pas le voir plus souvent. Le Seigneur ne les prévenait pas à l’avance de sa

prochaine apparition. Et lorsque l’on attend quelque chose d’aussi extraordinaire, le temps

doit paraître bien long. Ils devaient probablement veiller en attendant ce moment. Le

temps leur paraissait très long, car ils comptaient les jours et les semaines. Ils avaient

depuis longtemps délaissé les tâches ordinaires de la vie pour suivre le Seigneur de lieu en

lieu, lorsqu’il leur donnait des instructions et qu’ils prêchaient aux autres : « Le royaume

des cieux est proche. » Matthieu 10, 5-7.

Ils ne souhaitaient pas retourner à leurs anciens métiers, mais comment devaient-ils s’y

prendre pour poursuivre l’œuvre du Seigneur ? Ils comprenaient assez clairement la

situation pour savoir qu’ils ne pouvaient plus prêcher que le Royaume était arrivé, car tout

le peuple savait que leur maître et roi avait été crucifié. Le Seigneur leur avait

probablement dit d’attendre un peu, qu’il leur enverrait un consolateur. Mais quel

consolateur pourrait leur redonner courage ? Ils n’en avaient aucune idée. Personne

d’autre ne savait qu’il était ressuscité. Ils étaient les seuls à le savoir, à l’avoir vu. L’avaient-

ils annoncé aux autres disciples ? Les plus proches ont probablement été informés, mais

ont-ils témoigné de cela à leur entourage extérieur ? La Bible ne nous le dit pas.

Ils étaient tous perplexes et inquiets, attendant quelque chose sans trop savoir quoi. C’est alors que Pierre dit : « Nous ne pouvons rester oisifs. Je vais retourner à mon ancien métier de pêcheur. » Six autres dirent : « Nous ferons de même. Nous irons avec toi. » (Jean 21, 3). Ils montèrent alors immédiatement dans une barque et partirent pêcher de nuit sur la mer de Tibériade.

Il est fort probable que les autres disciples soient également retournés à leurs occupations

habituelles. Nous ne pouvons douter que le Seigneur, bien qu’invisible, assistait aux divers

entretiens qu’ils ont eus ensemble. Il gouvernait et dirigeait le cours des événements pour

leur plus grand bien. Ils se remirent donc au travail et jetèrent les filets à la mer. Ils

pêchèrent toute la nuit, mais comme ils n’avaient rien pris, ils étaient découragés. Ils

connaissaient bien cette mer, ils avaient l’habitude d’y pêcher et d’habitude, ils prenaient

quelques poissons, mais cette nuit, rien ! Ils rentraient bredouilles.

Au petit matin, une personne sur le rivage leur demanda : « Avez-vous eu du succès ? » Ils

avaient peut-être l’habitude d’entendre de telles questions, car il y avait sans doute des

gens sur le rivage qui voulaient acheter du poisson.

Là, cet inconnu leur dit : « Lancez vos filets de l’autre côté du bateau ! » Vous pouvez

imaginer leur réaction : un étranger ne va tout de même pas leur donner des leçons de

pêche, ils n’ont rien pris toute la nuit, ce n’est pas maintenant qu’ils prendront quelque

chose. Mais comme ils n’avaient rien, ils décidèrent tout de même d’essayer.

Quelle ne fut leur surprise lorsqu’ils se rendirent compte qu’ils avaient fait une énorme

prise et qu’ils n’arrivaient pas à tirer les filets, tant il y avait de poissons !

Jean 21 :7 Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre,

dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était

nu, et se jeta dans la mer.

Lors de cette rencontre, le Seigneur testa Pierre, nous savons qu’à trois reprises Pierre

l’avait renié, alors a trois reprises Jésus lui posa une question ? laquelle ? « Il lui dit pour la

troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit

pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu

sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.

Pierre fut rassuré. Le Seigneur ne lui en voulait pas. Il savait qu’il était toujours accepté,

même s’il l’avait renié. Il ressentait à nouveau l’amour de son Maître et le privilège qu’il lui

accordait de paître ses brebis et ses agneaux. Il avait compris qu’il n’avait pas besoin de

reprendre son métier de pêcheur, mais qu’il devait continuer sa mission de pêcheur

d’hommes. Il s’agissait de la septième apparition.

8 – En Galilée

Mathieu termine son Évangile par une seule apparition de Jésus à ses disciples, leur

demandant de se rendre en Galilée (28, 16-20).

« Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée.

Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes.

Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la

terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils

et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je

suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

On ne nous dit pas à quel moment cette apparition est intervenue, mais il semble qu’il

s’agisse de l’une des dernières, car les paroles de Jésus semblent être ses dernières

recommandations ainsi qu’une description de la mission qu’il leur confie.

9 et 10.

Y a-t-il eu d’autres apparitions avant son ascension ? Les évangélistes n’en parlent pas,

mais l’apôtre Paul fait référence à deux autres apparitions sans donner plus de détails.

Elles sont mentionnées dans sa première lettre aux Corinthiens (15, 6).

Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore

vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les

apôtres.

Ne disposant d’aucun autre détail, nous ne pouvons pas déterminer les circonstances dans

lesquelles ces apparitions se sont produites.

La dernière apparition mentionnée a eu lieu 40 jours après la résurrection. Les apôtres se

rendirent à Jérusalem, comme Jésus leur avait demandé. À cette occasion, ils lui

demandèrent : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? »

(Actes 1, 6) Cette idée prévalait dans l’esprit des Juifs. Ils croyaient qu’Israël devait être la

nation la plus importante sous le règne du Messie. Ils ignoraient toutefois qu’un travail

particulier devait être accompli, car ils n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit. Ils

pensaient encore au royaume terrestre. Le Seigneur n’a pas répondu à leurs questions,

mais il a simplement dit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que

le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit

survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la

Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Actes 1 :7, 8.

Le Seigneur les conduisit encore jusqu’au mont des Oliviers, leva les mains et les bénit. Il

se sépara d’eux, fut élevé et retourna auprès de son Père sous leurs yeux. Une nuée le

soustrait alors à leur vue. Luc 24, 48-52.

Ils commençaient à comprendre un peu mieux le plan de Dieu. Le Seigneur, qui était

descendu du ciel, était retourné auprès du Père, comme il l’avait annoncé avant sa mort. Il

était parti leur préparer une place, non seulement pour eux, mais aussi pour tous ceux qui

croiraient à leur message. En recevant le Consolateur promis, ils deviendraient des

témoins sur toute la terre, jusqu’au jour où tous les fidèles rejoindraient le Seigneur pour

boire du nouveau vin dans le royaume de son Père. Matthieu 26:29 : « Je vous le dis, je ne

boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec

vous dans le royaume de mon Père. »

Sommes-nous dignes de boire ce nouveau vin ? C’est ce que nous pouvons nous souhaiter

mutuellement. Que le Seigneur nous bénisse tous.

Amen