les 3 résurrection de Jésus

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Auteur : David Sut. , Conférence de Pâque, le 04/04/2026, Vigy

– Sujet #02 –

Les 3 résurrections réalisées par Jésus sont une image de la manière et de l’ordre dont les résurrections pourraient s’effectuer au début de l’instauration du Royaume de Dieu sur terre et de leur retentissement grandissant dans le monde.

Ces 3 résurrections sont dans l’ordre chronologique :

– La résurrection de la fille de Jaïrus

– La résurrection du fils de la veuve de Naïn

– La résurrection de Lazare

Commentons chacune de ces 3 résurrections et voyons ce que chacune d’elle pourrait nous représenter dans le royaume à venir.

1) La résurrection de LA FILLE DE JAÏRUS (Marc 5 : 21 à 24 puis 35 à 43)

« 21 Jésus regagna en barque l’autre rive du lac. Là, une foule immense s’assembla autour de lui sur le rivage. 22 Survint alors l’un des responsables de la synagogue, nommé Jaïrus. En voyant Jésus, il se jeta à ses pieds 23 et le supplia instamment : Ma petite fille va mourir. Viens lui imposer les mains pour qu’elle guérisse et qu’elle vive.

(24 Alors Jésus partit avec lui, suivi d’une foule nombreuse qui le serrait de tous côtés. »)

Jaïrus était un chef reconnu et apprécié d’une synagogue située probablement près de la côte occidentale du lac de Galilée. Sa fille étant sur le point de mourir, il va trouver immédiatement Jésus pour implorer son aide.

Jaïrus connaissait Jésus et son pouvoir de faire des miracles de toutes sortes. C’est la raison pour laquelle il se jette à ses pieds pour l’implorer de sauver sa fille mourante. Cela démontre chez Jaïrus une grande foi et confiance en Jésus qu’il devait certainement reconnaître comme le Messie.

Ému sans doute par la détresse de Jaïrus et par sa grande foi et sincérité, Jésus l’accompagne aussitôt jusqu’à sa maison.

Remarquons d’ores et déjà qu’une grande foule va les suivre mais elle ne verra pas concrètement le miracle de cette résurrection s’accomplir sous ses yeux.

« 35 Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ?

Cette réaction des personnes qui demandent à Jaïrus de cesser d’importuner Jésus dénote un manque de foi évident de la part de ces juifs qui savent que Jésus a la

capacité indéniable de réaliser des miracles de guérison mais certainement pas de ressusciter un mort.

Bien que des écrits de l’ancien Testament attestent de 3 résurrections incontestables réalisées par les prophètes Elie et Elisée, les Juifs ne considèrent pas que Jésus ait le pouvoir de ressusciter un mort car ils ne pensaient pas qu’il était le Messie.

36 Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. 37 Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques.

Il est important de remarquer que pour cette première résurrection, Jésus n’emmène avec lui que quelques rares témoins privilégiés, ses plus proches disciples.

38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.

La présence de cette foule bruyante et attristée illustre bien la détresse de l’humanité entière face à la mort qui n’épargne personne et la perte d’un être bien aimé.

39 Il entra, et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort.

Face à ce premier exemple de résurrection, Jésus introduit la notion nouvelle que la mort n’est pas une condition définitive mais un état transitoire. Il compare la situation de la mort à celle d’une personne qui dort et que l’on peut tout simplement réveiller de son sommeil.

40 Et ils se moquaient de lui.

Sans surprise, la foule se moque de lui, tout comme aujourd’hui, on se moquerait de la même manière d’une personne qui prétendrait que l’on puisse ressusciter une personne morte depuis un certain temps.

Cette situation de moquerie rappelle celle où des juifs se moquaient de Jésus quand il affirmait être le Messie et le fils de Dieu.

Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’avaient accompagné, et il entra là où était l’enfant. 41 Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis. 42 Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher ; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand étonnement. 43 Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose ;

Ainsi, seulement 5 personnes ont été les témoins visuels privilégiés de la toute première résurrection effectuée par Jésus.

Il est raisonnable de considérer que la première apparition des Anciens Dignes en Israël se fera à un nombre extrêmement limité de personnes dont les principales

caractéristiques seront leur foi et leur proximité avec Dieu et Jésus et leur volonté sincère de rechercher à connaître et accomplir la volonté de Dieu. Cela pourrait être, par exemple, quelques juifs messianiques qui auront déjà accepté Jésus comme le Messie dans leur esprit et dans leur cœur.

Remarquons au passage que dans cette première résurrection, Jésus prend la main de la jeune fille dans la sienne. C’est la seule résurrection où a lieu un contact physique avec le défunt. Cela peut suggérer tout d’abord :

– l’attention toute particulière avec laquelle Jésus ramènera d’emblée à une vie parfaite les Anciens Dignes qui seront la cheville ouvrière sur terre pour coordonner l’établissement du royaume de Dieu sur terre.

– La proximité et l’interaction étroite et constante qui existeront entre l’Église spirituelle avec Jésus à sa tête et les Anciens Dignes qui en seront les représentants et porte-paroles sur terre

En Psaumes 45 :17, il est communément accepté que dans la phrase “À la place de tes pères seront tes fils, que tu établiras princes sur toute la terre” , l’expression “princes sur toute la terre” fait référence aux Anciens Dignes qui seront les porte-paroles sur terre de Jésus et de son Eglise glorifiée au ciel. La révélation de la résurrection des Anciens Dignes pourrait rester très confidentielle jusqu’à ce qu’ils aient accompli leur première mission : celle d’amener les juifs à reconnaitre leur faute d’avoir crucifié le Messie il y a 2000 ans et en effectuant ce douloureux travail de contrition de leur cœur jusqu’à l’acceptation de Jésus comme le fils de Dieu.

Le fait que Jésus demande expressément aux rares témoins de cette résurrection de n’en parler à personne va dans le sens de l’idée que la résurrection des Anciens Dignes ne devra pas être révélée immédiatement.

Tout comme Joseph a pris 2 ans pour éprouver ses frères avant de leur révéler sa véritable identité, de même, les Anciens Dignes parfaits sauront comment amener les Juifs à reconnaître leur faute et accepter le Messie.

Une fois ce premier travail accompli, le temps sera venu pour les Anciens Dignes de révéler leur véritable identité aux Juifs comme dans l’image où Moise a fait jaillir l’eau du rocher au milieu du désert. L’eau était là, à portée de main mais personne ne la voyait ni ne le savait.

La fin du verset 43 dit :« et il dit qu’on donnât à manger à la jeune fille. »

Aussitôt après leur résurrection, les Anciens Dignes devront également être nourris spirituellement ou enseignés par quelques personnes qui seront guidées par l’esprit de Dieu.

En effet, ces Anciens Dignes qui vont d’Abel à Jean Baptiste auront besoin d’une sorte de « remise à niveau » pour comprendre le monde dans lequel ils auront été ressuscités et commencer à comprendre quelle sera leur future mission.

Bien qu’ils ressusciteront parfaits, la science infuse n’existe pas. La vie même de Jésus en est une parfaite illustration. Il leur faudra par conséquent un certain temps pour comprendre la nature de leur future mission et être préparé pour cela.

Pour se préparer à leur future mission, ils seront instruits de la manière dont doit se dérouler l’instauration du royaume de Dieu sur terre par les vecteurs et la manière que Dieu aura choisi.

Dans cette première résurrection, nous voyons que c’est Jaïrus qui vient trouver Jésus pour qu’il guérisse sa fille mourante. Hélas, sa fille va succomber à la sentence de la mort adamique qui touche toute l’humanité.

Le nom de JAÏRUS signifie : « celui que Dieu éclaire ».

En ressuscitant la fille de Jaïrus, Jésus révèle qu’en tant que Fils de Dieu, il a le pouvoir de redonner la vie. Ce miracle montre que ceux qui viennent à lui avec foi et qui croient en son pouvoir, comme Jaïrus, peuvent voir s’accomplir ce qui semblait impossible à leurs yeux.

En d’autres termes, croire en Dieu et comprendre son merveilleux Plan de salut pour toute l’humanité sera une caractéristique fondamentale des premières personnes qui graviteront autour des Anciens Dignes ressuscités.

Remarquons enfin que la foule composée de juifs n’a rien vu et ne sait rien sur le coup de cette première résurrection confidentielle qu’elle ne découvrira que le moment venu.

Peut-on trouver dans la Bible une expression plus belle et plus juste que celle contenue en Zacharie 4 :10 parlant du « jour des petits commencements » pour décrire le début discret de la résurrection sur terre ?

La deuxième résurrection effectuée par Jésus concerne :

2) La résurrection du FILS DE LA VEUVE DE NAÏN pendant le cortège funéraire (Luc 7 :11 à 17)

On peut lire ce récit en Luc 7 :11 à 17 : « 11 Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. 12 Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville.

Naïn est un village de Galilée située sur le côté nord du Petit Hermon, non loin du célèbre mont Thabor.

Dans la tradition juive, il est de coutume d’enterrer le défunt le jour même ou le lendemain de son décès.

Dans cette deuxième résurrection, le cortège funéraire est déjà en route pour mettre en terre le corps du fils unique d’une femme qui est déjà veuve.

La première différence de taille que l’on peut remarquer est que cette deuxième résurrection se fait à l’extérieur, en présence d’une grande foule et par conséquent, devant de nombreux témoins.

Cette foule nombreuse peut nous représenter à présent la nation juive qui sera la première à bénéficier de la résurrection lorsque les conditions de vie en Israël auront été rendues propices pour accueillir dans de bonnes conditions les premiers ressuscités. 13 Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas !

Sans surprise, devant la détresse de cette veuve qui enterre son fils unique, Jésus est ému de compassion.

Dans la Création du premier couple, Adam et Eve, la femme reçoit la semence de son mari puis, après 9 mois de grossesse, elle donne la vie à un nouveau-né.

Dans notre situation, le mari était déjà décédé. Il n’y avait par conséquent plus personne pour engendrer la vie. Quant au fils unique qui représente la postérité et l’avenir, il n’est plus. Dès lors, on comprend mieux la grande détresse de cette femme et la compassion de Jésus.

D’un point de vue très symbolique, on pourrait dire que la nation juive a souvent été un peuple idolâtre qui s’est détourné du seul Dieu véritable au point qu’on pourrait dire d’une certaine manière que « Dieu est mort » dans leur esprit et leur cœur.

La crucifixion de Jésus par les Juifs semble, elle aussi, anéantir tout espoir d’un avenir radieux, comme la mort de ce fils unique. 14 Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi !

Remarquons à présent que cette fois-ci, Jésus ne touche pas le corps du défunt. Il se contente de toucher le cercueil et de parler au mort.

La proximité du mort est réelle mais n’est plus dans un contact physique.

Cette proximité illustre le lien privilégié qui existera entre les Anciens Dignes et le peuple juif, le « peuple que Dieu s’est choisi ».

En effet, le peuple juif sera le tout premier à bénéficier de la présence des Anciens Dignes sur terre, dans un premier temps à travers leurs directives, puis des premières résurrections quand le terrain et les esprits auront été préparés.

Lisons Zacharie 8 :23 qui atteste cette idée de la prééminence du peuple juif sur tous les autres peuples de la terre : « Voici ce que dit le Seigneur des armées célestes : En ce temps-là, des hommes de dix nations parlant différentes langues s’accrocheront à un Juif par le pan de son vêtement en déclarant : « Nous voudrions aller avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous. »

15 Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. 16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple.

C’est la première fois que de nombreuses personnes assistent à la résurrection d’un mort et elles sont naturellement aussi surprises qu’heureuses que la triste nouvelle de la mort d’un être humain se transforme dans la joie indicible de sa résurrection.

Ce n’est certainement pas un hasard si le nom du village de NAÏN signifie : « beauté » !

Peut-on imaginer sur terre un événement plus beau et grandiose que la résurrection des morts quand le temps sera venu pour les morts de sortir des tombeaux ?

Cette première résurrection devant une foule nombreuse peut nous représenter dans le futur, le signe le plus flagrant ou manifeste pour le peuple juif que l’on est entré dans la phase la plus belle et glorieuse du millénaire avec le début de la résurrection des morts dans tous les foyers juifs qui auront accepté Jésus comme le Messie et le fils de Dieu et prieront en son nom pour voir leurs proches ressusciter.

Au moment de la résurrection des premiers juifs en terre d’Israel, on peut dire qu’ils auront enfin reconnu Jésus comme le Messie et fils de Dieu. C’est la raison pour laquelle ils s’exprimeront tous radieux en proclamant que « Dieu a visité son peuple. »

17 Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. »

Cette première résurrection effectuée en public a non seulement impressionné la foule mais elle a contribué à propager la renommée de Jésus dans les environs. Cependant, avec cette première résurrection, nous nous trouvons toujours au sein du peuple juif en terre d’Israël.

Il serait vain de spéculer sur la manière précise dont s’effectueront les premières résurrections parmi le peuple juif mais il est raisonnable de penser que les Anciens Dignes seront au cœur de la coordination de cet événement grandiose.

Cette nouvelle phase glorieuse des premières résurrections ne fera qu’accroître le prestige des Anciens Dignes et le respect qu’ils inspireront, d’abord chez les Juifs, puis progressivement parmi les hommes de toutes les nations.

Comme chacun se réjouira de cette grande et belle nouvelle, l’information va rapidement se propager au-delà des frontières d’Israël ce qui nous amène à la troisième et dernière résurrection effectuée par Jésus : la fameuse résurrection de Lazare.

3) La résurrection de LAZARE (Jean 11 : 1 à 54)

Le long récit très détaillé de cette résurrection se trouve en Jean 11 : 1 à 54.

Pour gagner du temps, nous ne lirons que les passages éclairants en essayant de comprendre la signification symbolique de cette dernière résurrection.

Cette résurrection se passe dans le village de Béthanie qui se situe du côté du Mont des Oliviers, à environ 3 km de Jérusalem, sur la route de Jéricho.

Dans ce village vivait « Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux. » Et c’est son frère malade Lazare qui va mourir.

Le nom de Béthanie signifie la « maison de l’affligé » ou la « maison du pauvre ».

Cette première signification de la « maison de l’affligé » évoque d’une manière générale toute l’humanité qui subit toutes les conséquences du péché originel, à commencer par la sentence de la mort à laquelle nul n’échappe. Néanmoins, cette affliction de l’humanité en lien avec le péché originel est plus ou moins consciente en fonction des croyances ou des convictions religieuses éventuelles de chacun.

Concernant « la maison du pauvre », est-il nécessaire de rappeler qu’en 2026, la moitié la plus pauvre de la population mondiale détient seulement 2 % de la richesse mondiale tandis les 10 % les plus riches possèdent environ les trois quarts de la richesse mondiale ?

Le verset 17 nous apprend que « Lazare était depuis quatre jours déjà dans le sépulcre » lorsque Jésus arrive sur place.

Le verset 39 précise même que Marthe, la sœur du mort, dit à Jésus qu’il « sentait déjà car cela faisait déjà quatre jours qu’il est là. »

Ainsi, c’est la première fois que Jésus va ressusciter une personne morte depuis plusieurs jours et déposée au tombeau tout comme l’essentiel de l’humanité dort dans le sommeil de la mort en attendant d’être ressuscité par Jésus le moment venu. Quand les sœurs de Lazare font prévenir Jésus que leur frère est malade, Jésus répond au messager que « cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle ». Cependant, personne ne comprend ni le sens, ni la portée véritable de cette déclaration bien mystérieuse.

Jésus, lui, sait déjà que quand il établira son royaume sur terre, tous les humains sortiront progressivement du sommeil de la mort et il a besoin de le montrer encore une 3ème et dernière fois devant de nombreux témoins pour que « ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre » croient en lui et acceptent de le suivre en le reconnaissant comme le messie et fils de Dieu.

D’ailleurs, avant même que Jésus se mette en route pour Béthanie, il dit d’ores et déjà à ses disciples : « Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller » Ses disciples comprenant cette parole au sens propre ; Jésus dit alors ouvertement : « Lazare est mort. 15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui. »

« 20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. 21 Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »

Quelle belle et profonde foi anime Marthe ! Bien que sa douleur soit telle qu’elle reproche à Jésus d’avoir tardé à venir, elle manifeste néanmoins une entière confiance en lui disant qu’il peut ressusciter son frère, s’il le demande à Dieu.

Il en va de même parmi les hommes. Certains croyants qui connaissent bien la Bible, ont foi dans la résurrection des morts annoncée dans de nombreuses prophéties bibliques mais ils sont incapables de replacer précisément ce glorieux moment dans le temps en raison d’une compréhension parcellaire du Plan de Dieu.

Jésus va alors prononcer des paroles très profondes que peu d’hommes comprennent véritablement durant l’âge de l’Evangile et qu’il leur faudra assimiler et admettre au début de l’instauration du royaume de Dieu sur terre, chacun à son rythme.

23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. 24 Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. 25 Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; 26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.

Ici, Marthe peut représenter tous ceux qui, chacun à leur rythme, devront accueillir Jésus et prier Dieu en son nom afin de voir leurs proches ressusciter.

Il va de soi que le monde aura besoin d’explications et de temps pour digérer et s’approprier toutes ces nouvelles informations que Jésus partage déjà avec Marthe.

Le moment venu, ce sera le rôle des Anciens Dignes sur terre d’apporter toutes ces explications en tant que représentants et porte-paroles de Jésus glorifié au ciel.

28 Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa soeur, et lui dit : Le maître est ici, et il te demande. 29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui. 30 Car Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l’avait rencontré. 31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l’ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant : Elle va au sépulcre, pour y pleurer.

Il est intéressant de remarquer ici que Jésus fait appeler Marie qui avait manifesté un grand intérêt dans l’écoute de sa Parole. En Luc 10, nous voyons combien Jésus valorise « la bonne part qui ne lui sera point ôtée » qu’a choisi Marie en l’écoutant, tandis que Marthe était occupée aux affaires domestiques pour le servir.

Cette démarche ciblée de Jésus montre bien combien Dieu sait lire dans les cœurs en appréciant la volonté sincère de chacun à Le servir. Ainsi, Dieu accompagne chaque être humain sincère dans sa quête pour l’amener à Lui aussi bien durant l’âge de l’évangile actuel que dans l’âge millénaire à venir.

32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. 33 Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. 34 Et il dit : Où l’avez-vous mis ? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. 35 Jésus pleura.

Sans surprise, Marie réagit de la même manière que sa sœur Marthe en reprochant à Jésus d’avoir tardé à venir. Très affectée par la mort de son frère, elle pleure ainsi que ses proches.

Emu par tant de chagrins et de douleurs, Jésus pleura à son tour.

C’est le verset le plus court de la Bible mais combien il exprime à lui seul, tout l’amour et la compassion de Jésus pour toute la création mourante qui attend « avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu » et l’établissement glorieux sur terre de son royaume de paix, d’amour et de justice.

36 Sur quoi les Juifs dirent : Voyez comme il l’aimait.

Sur les 3 résurrections effectuées par Jésus, la mort de Lazare est celle qui l’affecte le plus car il connaissait bien toute la famille dont il appréciait les bonnes dispositions à écouter sa parole. Jésus s’était déjà rendu chez eux à plusieurs reprises pour enseigner dans leur maison et y retournera souper une dernière fois 6 jours avant sa dernière Pâque.

Le verset 5 résume l’état d’esprit de Jésus à leur égard de la plus belle des manières. Nous lisons ; « Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. »

En voyant Jésus pleurer, les témoins comprennent que l’amour de Jésus pour Lazare et sa famille étaient réel et profond.

Dans une image plus grandiose encore, on peut parler par extension, de l’amour de Dieu pour toute la création comme cela est exprimé dans ce célèbre verset de Jean 3 :16 que nous avions l’habitude de chanter dans le passé, à la fin des conférences : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Nous voyons dans ce verset que Dieu aime tant l’humanité déchue qu’il accepte que son fils unique offre sa vie volontairement en sacrifice dans la souffrance pour racheter l’homme de la mort et du péché originel.

On peut dire d’une certaine manière que Dieu vole au secours de sa Création pour la sauver du péché et de la mort.

Ce n’est pas un hasard si le nom de LAZARE veut dire précisément : « Dieu a secouru » !

Peut-on trouver un nom plus à propos que celui de Lazare pour symboliser de la plus belle des manières la résurrection de toute la Création gémissante et mourante ?

37 Et quelques-uns d’entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point ?

La réaction de la foule, ici, est riche d’enseignements. Elle reconnaît en Jésus, le prophète qui accomplit des miracles de guérison mais elle s’interroge sur sa capacité réelle à empêcher quelqu’un de mourir et ne se pose même pas la question de savoir s’il peut ressusciter un mort.

A ce titre, il est intéressant de constater également que l’exemple de guérison cité par la foule est celui de l’aveugle auquel on a rendu la vue.

Dans la réalisation de cette image dans le millénaire, nous savons que ce sont les enseignements des Anciens Dignes parfaits qui « rendront la vue » tant aux Juifs qu’à l’humanité entière pour avoir la bonne et pleine compréhension du véritable Plan de Dieu. Dans cet avenir proche, accepter Jésus comme le Messie permettra à chacun d’invoquer Dieu par l’entremise de son fils, Jésus Christ, pour prier pour la résurrection de ses proches.

Toutefois, la compréhension juste du Plan de Dieu et l’acceptation des nouvelles règles ne se feront ni spontanément ni instantanément. Chacun aura besoin d’un temps plus ou

moins long, selon ses dispositions d’esprit, pour saisir les explications et accueillir les règles parfaites du Christ, transmises sur terre par les Anciens Dignes.

39 Jésus dit : Otez la pierre.

Le fait que Jésus demande qu’on ôte la pierre qui ferme le tombeau ne laisse aucun doute sur le fait que Lazare est bien mort depuis plusieurs jours. De même, tous les hommes depuis Adam meurent et personne ne peut rien faire pour s’affranchir de cette condamnation adamique et empêcher la mort de survenir…

Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. 42 Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours ; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.

Quelle scène contrastante nous avons là en comparaison des 2 résurrections précédentes !

Comme lors de la précédente résurrection du fils de la veuve de Naïn, Jésus est à l’extérieur en présence d’une grande foule. Ainsi, chacun peut voir et entendre ce qu’il fait.

Mais cette fois-ci, Jésus lève les yeux au ciel et rend grâce à son Père de l’avoir exaucé, alors même que Lazare n’est pas encore apparu devant la foule ! Il précise qu’il agit ainsi pour montrer ouvertement qu’il s’adresse directement à Dieu, son Père, afin que tous comprennent qu’il est le Fils de Dieu, le Messie annoncé, et qu’il n’accomplit rien qui ne soit conforme à la volonté de son Père.

Dit autrement, Jésus ne cherche pas à se mettre en avant en impressionnant la foule. Au contraire, il veut rendre témoignage avec humilité qu’il est le fils de Dieu et agit constamment en lien avec son Père Céleste pour amener les gens à le reconnaître en tant que Messie et l’écoutent.

43 Ayant dit cela, il cria d’une voix forte : Lazare, sors ! 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.

Puis devant la foule nombreuse réunie, Jésus crie cette fois fortement, disant ; « Lazare, sors !» ce qui se passe aussitôt.

Cette manière visible avec laquelle Jésus procède ici permet de mieux comprendre le protocole qui sera à appliquer dans le Millénaire pour qu’une résurrection puisse avoir lieu.

Il faudra d’abord accepter l’idée que Dieu existe ce qui ne sera pas une chose facile et spontanée pour tout le monde. Il faudra ensuite s’adresser à Dieu par la prière en l’invoquant par Jésus Christ glorifié au ciel, le médiateur entre Dieu et les hommes, pour voir sa prière se réaliser.

Comme Lazare avait déjà été mis au tombeau, on l’avait, selon la tradition, enveloppé avec des bandelettes. La première chose que demande Jésus est qu’on le délit de ses bandes.et qu’on le laisse aller.

Symboliquement, l’image est forte. Cela peut nous signifier que Jésus pourra délivrer l’homme des liens de la mort dans lesquels il était prisonnier depuis le péché originel d’Adam et Eve. Ensuite, le fait de le laisser aller librement peut signifier, de le laisser choisir son chemin ou sa vie. On peut comprendre par-là que chacun pourra choisir

pour lui-même la vie éternelle en respectant les lois parfaites dans le royaume ou de refuser de s’y soumettre et d’encourir la peine définitive de la seconde mort.

45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui.

Contrairement à la résurrection précédente du fils de la veuve de Naïn où la bonne nouvelle de la résurrection s’était simplement répandue dans les environs, cette fois-ci, le récit précise que des témoins de cette résurrection ont accepté de reconnaître Jésus comme le Messie et d’écouter sa parole.

Ainsi, au début de l’instauration du royaume de Dieu sur terre ; la foi ne jouera plus un rôle aussi important que pendant l’âge de l’Evangile car les hommes verront alors de leurs propres yeux les morts ressusciter. On peut dire par conséquent que les hommes croiront davantage par la vue et le constat de la résurrection effective que par la foi.

46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que Jésus avait fait. 47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent : Que ferons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles. 48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.

Il est intéressant de remarquer que face au miracle impressionnant d’une résurrection que personne ne peut contester, la réaction des gens peut être diamétralement opposée.

Certains sont impressionnés et convaincus que Jésus est bien le Messie attendu. Ils se tournent alors de façon assez naturelle et spontanée vers lui pour écouter sa parole. Ce sera le cas de la grande majorité des humains qui ressusciteront tout au long du Millénaire.

D’autres, au contraire, face aux miracles incontestables accomplis par Jésus, redoutent sa renommée grandissante et craignent de perdre le statut privilégié qu’ils occupent au sein de la société juive. On pense notamment aux responsables religieux, tels que les scribes et les pharisiens, qui avaient beaucoup à perdre si l’ensemble du peuple juif se tournait vers Jésus pour écouter sa parole et le suivre.

Il en ira de même tout au long de l’âge millénaire. Pour chaque génération qui ressuscitera, il se trouvera toujours des personnes ayant joui d’un statut privilégié, quel qu’il soit (social, politique, financier, religieux ou militaire), pour lesquelles il sera plus difficile d’accepter de se soumettre à une nouvelle autorité et de devenir de simples citoyens du Royaume de Dieu sur la terre.

EN CONCLUSION,

Les trois résurrections accomplies par Jésus forment une progression remarquable qui nous éclaire, d’un point de vue symbolique sur la manière dont la résurrection pourrait se déployer au début du Royaume de Dieu sur terre.

La résurrection de la fille de Jaïrus, réalisée dans l’intimité et devant un très petit nombre de témoins, évoque le commencement discret de cette œuvre, dans la confidentialité du « jour des petits commencements ». Elle peut nous représenter la

résurrection initiale des Anciens Dignes auprès de quelques cœurs préparés par la foi, la sincérité et la proximité avec Dieu.

La résurrection du fils de la veuve de Naïn, accomplie publiquement au milieu d’une foule nombreuse, marque une deuxième étape : celle d’une manifestation plus visible, touchant le peuple juif, premier bénéficiaire des bénédictions du Royaume de Dieu sur terre. Elle annonce le moment où la résurrection ne sera plus un fait caché, mais un signe éclatant que Dieu a véritablement visité son peuple.

Enfin, la résurrection de Lazare, la plus manifeste, la plus solennelle et la plus retentissante des trois, annonce l’élargissement de cette œuvre au profit de toute l’humanité. A ce moment-là, le nom et la puissance du Christ glorifié au ciel seront reconnus progressivement par l’humanité entière grâce à la résurrection des hommes qui sera visible de tous.

Ainsi, de la chambre fermée de Jaïrus au cortège de Naïn, puis du tombeau de Lazare devant la foule, se dessine une montée en puissance admirable : d’abord la discrétion, puis la manifestation au peuple juif, enfin le témoignage éclatant destiné à s’étendre au monde entier.

Ces trois résurrections nous montrent clairement l’ordre, la sagesse, la progressivité et la gloire future de la résurrection sur terre dans le Millénaire.

Rendons gloire à Dieu de nous permettre de toujours mieux comprendre la manière dont son royaume sera établi sur terre et redoublons d’efforts pour mériter d’avoir part à la première résurrection de l’Eglise pour assister notre Seigneur Jésus dans l’établissement de son royaume sur terre.

Et en ces temps des vents contraires qui se renforcent, réjouissons-nous de savoir que le moment approche où « Dieu essuiera toute larme des yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu. » (Apocalypse 21 :4)

Amen !